Je vous présente une édition spéciale du Coin du raisin dédiée entièrement à la quatrième édition de la Classique Héritage.  Voici mon attaque à cinq :

El Niño en colère

À cause de la température de 6.3 oC, ainsi que la tombée de pluie le soir d’avant, la partie de hockey n’a pas eu lieu en plein air, mais bien à l’intérieur de l’aréna du Casino River Cree près d’Edmonton. Cela fait deux années consécutives que la température du mois de janvier ne veut guère coopérer, donc les organisateurs ont annoncé une nouvelle stratégie pour les années futures : ils choisiront une date de réserve afin de garantir des conditions météorologiques plus propices.

Une victoire historique

Profitant d’une surface de glace à l’intérieur, les Centurions de Saint-Jean se sont créés une avance pour la première fois de leur histoire. Les jeunes espoirs de l’équipe des Anciens ont tenu le coup malgré une victoire écrasante de 3 à 0. Mathieu Coones (originaire d’Edmonton) a marqué le premier but à 6:45 sur des passes de Graeme Splinter (Edmonton) et de Dave Evans (Edmonton). À 17:00 de la première période, Dave Evans a marqué le deuxième but avec l’aide de Graeme Splinter et de Tyler Cassidy (Red Deer). Tim Johnson (Beaumont) a signé l’issue du match à 15:35 de la deuxième période, assisté par Josh Spasiuk (Edmonton). Keegan Paterson (Red Deer) et Jacob Bilodeau (Saint-Albert) ont blanchi les Anciens chacun à leur tour. « Ce fut probablement la meilleure formation des Centurions depuis le centenaire de Saint-Jean en 2008 », a constaté l’entraîneur-chef des Anciens en après-match.

Voici mon attaque à cinq :

Une excellente acquisition

Mathieu Perreault, le seul joueur des Jets de Winnipeg à compter quatre buts dans un match, représente une des plus belles surprises de l’année dans la LNH. Acquis l’an passé sur le marché des joueurs autonomes, le natif de Drummondville (Québec) a été libéré par son ancien équipe, les Ducks, alors que ces derniers ont transigé pour les services de Ryan Kesler (Canucks) et Nate Thompson (Lightning). Ce fut un bon coup par Kevin Cheveldayoff, le vice-président et directeur général des Jets, qui a su identifier un joueur sous-estimé. Le contrat de ce joueur de centre est évalué à 9 millions $ pour trois ans — une véritable aubaine pour les Jets.

Voici mon attaque à cinq :

 

On fracasse les cotes d’écoute du Championnat mondial junior

7,13 millions de téléspectateurs (6 millions sur le canal TSN et 1,13 million sur RDS) ont écouté la finale de la médaille d’or alors que le Canada a vaincu la Russie à la marque de 5-4. C’est une augmentation de 6% par rapport à la finale de 2011 où  les Russes ont dessiné une remontée impressionnante contre le Canada entre troisième période pour remporter la victoire 5-3 (ils perdaient 3-0 en début de période).  Cette année, malgré un déficit de 5-1, les Russes ont passé bien près de niveler la marque vers la fin de la deuxième période, mais en troisième période, la formation canadienne ne s’est pas fait hanter par son passé.  En tout, 19,4 millions de Canadiens – plus de la moitié de la population entière – ont suit le Championnat à la télévision, ce qui représente une augmentation de 14% par rapport au Championnat de 2012 à Edmonton et Calgary (la dernière fois que le tournoi a eu lieu en sol canadien).

Travailler de façon honnête

Le 4 décembre passé, l’entraineur-chef Bob Hartley des Flames a signé sa 400e victoire en carrière après un gain de 4-3 en prolongation contre l’Avalanche du Colorado.  Le Franco-Ontarien originaire de Hawkesbury a partagé certains mots avec Mario Langlois du poste 98,5 FM Sports : « Un coach tout seul, tu ne gagneras pas grand matchs », explique-t-il, car « le hockey existe à cause des joueurs… c’est eux que les gens viennent voir ».  Bien humblement, il rajoute : « il faut chercher les résultats pour l’organisation – pas pour Bob Hartley ».  C’est tout à fait une réponse à l’image de son équipe.

L’avenir de l’équipe? Ou l’équipe de l’avenir?

Pendant sa conférence de presse du 5 décembre, Craig MacTavish des Oilers a expliqué que l’organisation a sous-estimé la durée de temps nécessaire pour développer leurs jeunes joueurs.  Sa stratégie pour la saison : continuer de développer les joueurs, de ne pas sacrifier l’avenir de l’équipe en transigeant leurs joueurs vedettes et d’améliorer le dépistage amateur.  Il a souligné les succès de l’organisation dans les mineurs : les Barons d’Oklahoma City sont 3e au classement de la Conférence de l’Ouest de la Ligue américaine de hockey (AHL).  Récemment, avec le départ de Jesse Joensuu, la pression du club école se fait déjà ressentir, notamment avec l’entrée des joueurs tels que Tyler Pitlick et Oscar Klefbom.

Le monde du hockey est en deuil.  Voici mon infériorité numérique :

Pat Quinn

La semaine passée, j’ai mentionné que Pat Quinn a contribué à la première Coupe Memorial des Oil Kings d’Edmonton en 1963, mais il a passé une partie de sa carrière avec chacune des deux franchises albertaines également.  Décédé le 23 novembre, le défenseur intimidant de 6’3” et 215 livres a débuté sa carrière pour les Maple Leafs en 1968-1969, alors que les repêchages d’expansion de 1970 et 1972 l’amèneront au Canucks de Vancouver et aux Flames d’Atlanta.  À partir de 1977, il entamera sa carrière d’entraineur à la barre des Flyers, des Kings, des Canucks, des Maple Leafs et des Oilers. Homme intelligent, il obtient son baccalauréat en droit lorsqu’il fait partie de l’organisation des Flyers. Il est très décoré : il a remporté le trophée Jack Adams comme entraineur de l’année en 1980 et en 1992, une médaille d’Or aux Olympiques de 2002, un championnat de la Coupe de monde en 2004, deux médailles d’or au Championnat de hockey junior en 2008 et 2009, ainsi qu’une seconde Coupe Memorial en tant que copropriétaire des Giants de Vancouver en 2007.

Voici mon attaque à cinq :

 

Le petit diable mis sous contrat

Si j’ai écrit la semaine passée que le CH paye une prime pour retenir Subban, ce n’est pas le cas avec Brendan Gallagher. L’ailier droit, originaire d’Edmonton, restera à Montréal pour les six prochaines années avec une moyenne de 3,75 millions $ sur la masse salariale.  Ce contrat de 22,5 millions $ ressemble à la valeur des contrats de transition offerts à Plekanec, Price et Subban, mais il diffère par son étendue (six ans au lieu de deux). Gallagher mérite sans doute un plus haut salaire moyen, mais considérez ceux de certains coéquipiers : Desharnais à 3,5 millions $ jusqu’en 2017, Eller à 3,5 millions $ jusqu’en 2018 et Pacioretty à 4,5 millions $ jusqu’en 2019. Bergevin saura-t-il imposer une limite semblable à Galchenyuk?

Voici mon attaque à cinq :

 

Pourquoi « Coin du Raisin » ?

Certains croient que mon surnom réfère à Don Cherry, surnommé « Grapes », de l’émission Coach’s Corner. D’autres croient que ça renvoie à Mario Tremblay, un « bleuet » du Lac-Saint-Jean (Québec), qui anime le segment « Le Coin du Bleuet », sur RDS. Ou bien que c’est la couleur mauve qui symbolise le Campus Saint-Jean.  En réalité, c’est que j’ai toujours aimé le style du groupe fictif de rhythm and blues, les California Raisins.
 

Toutes les semaines, je vais partager cinq pensées au sujet du hockey qui touche les Francaltains. Sans plus tarder, voici mon attaque à cinq :

Le jeu de puissance retrouve sa force

Malgré le fait que le Canadien de Montréal se retrouve premier dans le classement de la LNH, il n’a su compter sur ses premiers 27 jeux de puissance de la saison. Avec le vétéran Sergei Gonchar en renfort, l’avantage numérique a établi le ton du match jeudi soir sur un gain de 5-1 contre les Bruins. Le Tricolore circulait bien la rondelle et il créait de nombreuses chances de marquer.  Samedi soir, contre les Flyers, le CH a su trouver le fond du filet trois fois sur trois attaques massives pour signer un gain de 6-3.

Les Oilers, une équipe bâtie pour la Conférence de l’Est

Ce n’est pas un secret que les Oilers ont une fiche impressionnante de 6 victoires contre 2 défaites contre les équipes de l’Est. Le succès des plus petits membres de l’équipe, dont Mark Arcobello et Ryan Nugent-Hopkins, n’est pas plus surprenant vu qu’ils sont bien à l’aise dans un style de jeu rapide et ouvert. Au mois de novembre, « Nuge » accuse 6 de ses 7 points contre des équipes de l’Est, tandis que pour Arcobello, ce sont 2 de ses 3 points.

L’équipe de hockey de Falher, les Pirates, a réussi à rassembler assez de joueurs pour se maintenir dans la North Peace Hockey League.

« On est le Canadien de Montréal de North Peace », s’exclame le directeur des Pirates, Daniel Bouchard. En effet, durant les sept dernières années, l’équipe a remporté cinq fois la première place. La division elle-même est très compétitive, ce qui fait en sorte que ce n’est pas n’importe qui qui peut venir jouer pour Falher.

Il y a quelques semaines, le village de la région de Rivière-la-Paix pensait ne pas avoir d’équipe à encourager cette année. « On a de la misère à trouver des joueurs », confirme M. Bouchard. Certains joueurs locaux, dont le fils de M. Bouchard, Jason, qui est capitaine de l’équipe, reviennent année après année.

Un tournoi de golf en français était organisé jeudi 28 aout à l’Apple Creek Resort d’Airdrie. Le Franco en a profité pour revenir sur la carrière du président d’honneur Claude Vilgrain, un ex-international de hockey sur glace.

Pas de chance, le tournoi de golf du Comité de Calgary et de la Fondation franco-albertaine s’est déroulé sur la pluie. Chaque joueur s’est donc contenté de quelques trous avant de se mettre à l’abri. « Les gens se sont quand même bien amusés », se console Claude Vilgrain, président d’honneur de l’évènement et ancien international de hockey. « L’idée, c’était de créer un évènement pour que les francophones se rencontrent, dans une atmosphère relax », résume le sportif.

Né à Haïti en 1963, Claude Vilgrain est encore bébé quand il déménage au Canada. Il passe son enfance à Charlesbourg, un des arrondissements de la ville de Québec. « Un bel endroit », se rappelle-t-il. La passion du sport ne tarde pas à se manifester. « J’ai tout fait : le hockey, le football, le baseball, le soccer… » Liste non exhaustive. En 1982, il est repêché par les Red Wings de Détroit. « C’est là que l’aventure a commencé. »

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