La pièce Elephant Wake, un succès de l’auteur, directeur et comédien Joey Tremblay est actuellement jouée au Catalyst Theatre d’Edmonton, et ce jusqu’au samedi 29 novembre. Un récit entre nostalgie, imagination et irréductible culture francophone dans une province anglophone.

 

Jean-Claude est âgé, et il est le dernier habitant de Sainte Vierge, petit village francophone de la Saskatchewan. Il se rappelle ses jeunes années, entouré de sa famille et des villageois, alors nombreux, de Sainte Vierge. Dans un semi-délire imaginaire il se remémore son passé, ses proches disparus ou exilés, et les fait revivre à sa façon. Leur mémoire perdure à travers lui, seul survivant de ce bastion francophone, et dernier témoin de leur culture qui se meurt petit à petit.

 

Telle est l’histoire que conte sur scène Joey Tremblay, en un mélange de français et d’anglais, depuis 1996. Elephant Wake a gagné plusieurs prix et touchera certainement les francophones d’Edmonton qui ne l’ont encore jamais vu, mais aussi ceux qui la connaissent déjà. Joey Tremblay a en effet tenu à revisiter son scénario et offre une version rajeunie de ce spectacle vieux de 18 ans.

 

Jusqu’ici pâtissier en chef à la boulangerie Bon Ton d’Edmonton, le Français Arnaud Valade a finalement décidé de monter sa propre affaire.
Il partage actuellement la cuisine de Cookie Love, en attendant de trouver un local adapté à ses ambitions.


Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Arnaud Valade à la bougeotte. Né à Lyon, ce «pâtissier-chocolatier-glacier-confiseur » a travaillé une dizaine d’années à Montréal, ce qui lui a permis d’obtenir la citoyenneté canadienne. Il est ensuite retourné en France pour y ouvrir un commerce près d’Avignon (« c’est la région de mon épouse »), tout en participant à des concours de cuisine (« je n’aime pas tomber dans une routine »).

Quelques années plus tard, l’appel du large mène le couple en Australie. « Les gens étaient à la recherche de la qualité française, comme partout dans le monde d’ailleurs », assure le pâtissier. Finalement, le coût de la vie australienne convaincra Arnaud Valade et sa femme de retourner au Canada… mais dans l’Ouest, cette fois. « Edmonton aujourd’hui, c’est comme Montréal il y a 15 ans : c’est en pleine expansion ! »

Samedi 8 novembre, une centaine de musulmans ahmadis se sont réunis devant la mairie d’Edmonton pour manifester contre tous types de violences, notamment celles perpétrées à Ottawa par Michael Zehaf-Bibeau, un Canadien converti à l’islam radical.

Le 22 octobre dernier, Michael Zehaf-Bibeau, un Canadien de 32 ans converti à l’islam radical, abattait un soldat à proximité du Parlement d’Ottawa, avant d’être lui-même tué. Le premier ministre n’a pas hésité à le qualifier de « terroriste ». Pour exprimer leur solidarité avec le Canada et condamner ces violences, une centaine de musulmans ahmadis se sont donné rendez-vous samedi 8 novembre devant la mairie d’Edmonton.

« Bien qu’on ne connaisse pas clairement les motifs de M. Zehaf-Bibeau, les médias, les déclarations officielles, ainsi que les médias sociaux n’ont pas attendu pour souligner le fait qu’il s’était converti à l’islam, relève Hamid Rahman, porte-parole francophone de la Communauté Islam-Ahmadiyya du Canada, qui prône un islam réformiste. Les attaques d’Ottawa nous interpellaient donc, et garder le silence n’était pas une option. Il fallait réitérer que les actes de violence n’ont pas de religion ; et ne trouvent certainement pas de caution dans le Saint Coran ou dans la pratique du fondateur de l’islam, le prophète Mohammad, paix soit sur lui. »

La première édition du Relish Fest, un festival de cinéma prenant pour thème la nourriture, aura lieu à Edmonton du mercredi 12 novembre au lundi 17. Trois films en français seront notamment projetés au Café bicyclette.

« Notre objectif est d’éclairer et d’inspirer, tout en créant un lieu pour les amateurs de cuisine pour célébrer la nourriture sur grand écran. […] Nous avons imaginé un festival de cinéma pour raconter des histoires de nourriture concernant à la fois ceux qui sont immergés dans la culture alimentaire (chefs, cuisiniers, agriculteurs et producteurs) et les citoyens. »

C’est ainsi que Mary Bailey et Maria Iacobelli, co-fondatrices du Relish Fest, décrivent leur création. Pour elles, gastronomie et cinéma font bon ménage, car « il n’y a rien de plus théâtral qu’une cuisine durant l’intense service du dîner ! ». En fin de compte, les deux organisatrices aimeraient que leur festival incite les artistes à créer des œuvres qui reflètent la culture culinaire canadienne, et plus particulièrement albertaine.

 

Fragile financièrement, l’unique librairie francophone d’Edmonton devra évoluer dans les prochains mois pour s’adapter aux besoins de la communauté.

« J’apprécie énormément la franchise de notre invité qui était le bibliothécaire en chef de l’Université de l’Alberta : il nous a dit clairement que le modèle du Carrefour n’était pas financièrement durable », raconte Fred Kreiner, professeur en immersion et vice-principal de la Junior/Senior High School de Jasper, présent lors de l’atelier du Congrès annuel de la francophonie (CAFA) consacré à l’avenir de la librairie.

La situation financière précaire de la librairie ne date cependant pas d’hier. « Je connais pas le chiffre d’affaires du Carrefour. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’en décembre 2008, lorsqu’on l’a vendu à l’Université, Le Carrefour était dans une situation périlleuse. On avait seulement deux choix : vendre ou fermer », confiait Jean Johnson, le président de l’Association canadienne-française de l’Alberta, sur les ondes de Radio-Canada.

« Le Carrefour est une des dernières librairies francophones dans l’Ouest canadien », rappelle Gerald Beasley, le bibliothécaire en chef et responsable des trois librairies de l’Université de l’Alberta. Il ne remet pas en question « le service excellent » proposé par la boutique de la Cité francophone mais affirme que le lieu doit s’adapter à son époque. D’où l’organisation d’un atelier au CAFA, le 17 octobre dernier, afin d’écouter les suggestions de la communauté.

Selon l’étude sur les prix des maisons de Royal LePage, le prix moyen d’une maison canadienne a augmenté de 4,4 à 6,1% entre septembre 2013 et septembre 2014.

Au Canada, le prix moyen d’une maison standard à deux étages a grimpé de 5,5% en un an pour atteindre 441 714 $, celui d’une maison individuelle de plain-pied de 6,1% (405 101 $) et celui d’un appartement standard en copropriété de 4,4% (257 377 $).

Du côté de l’Alberta, « le marché de Calgary a encore une fois été parmi les plus solides au pays, explique l’étude. La demande a été forte pour tous les types d’habitations et a encore une fois surpassé l’offre ». Conséquence : le prix moyen d’une maison standard à deux étages a augmenté de 9,2% au cours des 12 derniers mois pour atteindre 499 811 $, celui d’une maison individuelle de plain-pied de 10,8% (515 844 $) et celui d’un appartement standard en copropriété de 11,8% (294 156 $).

Vendredi 17 octobre s’est tenue la première édition albertaine du Francothon au centre de conférence Shaw à Edmonton, avec une retransmission en direct sur le site de Radio-Canada. 220 764 $ ont été amassés pour soutenir la francophonie en Alberta via divers fonds de dotation.

« La Fondation franco-albertaine est extrêmement heureuse du déroulement du Francothon. Cela a dépassé nos objectifs, a commenté son directeur Joël F. Lavoie.  Voir autant de gens se mobiliser et autant de donateurs donner pour une première fois, cela nous réjouit grandement. »

L’objectif initial de 200 000 $ a été nettement dépassé puisque 220 764 $ ont été recueillis, en comptant les dons enregistrés après la soirée. Le plus gros chèque fut celui du Club Marie-Anne-Gaboury à destination du fonds du même nom qui vise à appuyer les objectifs de bienfaisance de la francophonie et prioritairement les prématernelles et les maternelles, ainsi que les finissants des écoles francophones ou d’immersion. Parmi les donateurs les plus généreux, citons aussi la Société d’éducation de l’Alberta (24 891 $), Reed Gauthier (10 000 $), Maurice et Michèle Vincent (6 000 $), la Communauté Saint-Isidore (5 175 $), Juliette Richard (5 000 $), ainsi que Denis et Claudette Tardif (5 000 $).

Le premier ministre de l’Alberta, Jim Prentice, a signé mardi 7 octobre un accord-cadre avec le maire de Calgary, Naheed Nenshi, et celui d’Edmonton, Don Iveson. Le but de ce projet est de donner à terme plus de pouvoir à ces villes, mais aussi plus de responsabilités, par le biais de chartes civiques.

 

Le Premier ministre de l’Alberta, Jim Prentice, a signé mardi 7 septembre un accord-cadre avec le maire de Calgary, Naheed Nenshi, et celui d’Edmonton, Don Iveson. Le but de ce projet est de donner à terme plus de pouvoir à ces villes mais aussi plus de responsabilités, par le biais de chartes civiques.

Les prémices de cet accord ont été discutés pour la première fois il y a déjà plusieurs années. En juin 2012, le principe de créer des chartes avait été accepté, et un protocole d’accord avait été signé afin d’entamer les discussions à ce sujet. Mais ce projet était concrètement resté dans les cartons.

Jim Prentice a décidé de le ressortir afin de faire face, notamment, au déficit d’infrastructures qui touche Calgary et Edmonton. En effet, les deux principales villes de l’Alberta doivent supporter un nombre grandissant d’habitants, alors que la création d’écoles, d’espaces de loisirs ou d’hôpitaux ne suivent pas toujours.

Cette semaine, avec un journal bien rempli de mots (peut-être un peu trop, à vous de me le dire),  j’ai l’envie de vous parler de la délicatesse dont nous devons faire preuve dans notre travail de journalistes au Franco.

Nous portons plusieurs chapeaux à cause de la petitesse de notre équipe. Petite mais invincible, nous voulons bien le croire parfois. Pourtant, il est difficile de se surveiller mutuellement, et d’avoir la distance nécessaire pour s’assurer de la rigueur de nos propos.

Nous faisons du mieux que nous pouvons, et une solution à ce problème est de parler au plus grand nombre de sources possibles, surtout dans des dossiers sensibles comme celui du Centre de santé Saint-Thomas.

Pourtant, il n’en demeure pas moins difficile de faire la part des choses… mais aussi de poser toutes les bonnes questions. En écoutant la tribune téléphonique à l’émission Le Midi 30, sur les ondes d’Ici Première, lundi 6 octobre, je me suis d’abord rongé les sangs de ne pas avoir posé la question d’un des auditeurs : « Pourquoi est-ce que la communauté n’a pas été informée (des démarches qu’a entreprises le CA du CSST auprès du groupe catholique Covenant Care) ?

Le premier Grand marché des arts s’est déroulé du 24 au 28 septembre à la Cité francophone et aux alentours, en parallèle du Contact Ouest et d’Edmonton Chante (le Chant Ouest n’occupait qu’une seule soirée). Retour sur trois évènements imbriqués dans le cadre des Journées de la culture.
 

Reconnu « site vedette » des Journées de la culture de l’Alberta par le ministère, le Grand marché des arts (GMA) se présentait comme une porte ouverte sur toutes les disciplines artistiques. Cet évènement étalé du 24 au 28 septembre proposait de nombreuses animations musicales et théâtrales, de danse ou d’arts visuels (entre autres), principalement dans le quartier de la Cité francophone. Sa programmation incluait aussi trois évènements indépendants mais partenaires : le Contact Ouest (7e édition), le Chant’Ouest (25e édition) et Edmonton Chante (7e édition).

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