CahierLe nombre d’élèves de la prématernelle à la douzième année des écoles appartenant au Conseil scolaire FrancoSud a augmenté de 9,1%, passant de 2 983 inscriptions, l’an dernier, à 3 253, cette année.

 

Toutes les écoles du Conseil scolaire FrancoSud ont maintenu ou augmenté leur nombre d’inscriptions. L’école francophone d’Airdrie a vu son nombre d’inscriptions bondir de 10%, avec 42 inscriptions de plus comparativement à l’an dernier.

 

La prématernelle de l’école Notre-Dame des Vallées de Cochrane comptera quant à elle 40 élèves de plus que l’an dernier. Au cours des dernières années, le nombre d’inscriptions se situait aux alentours de 15. « Ça augure bien pour l’avenir de l’école. Si on arrive à les retenir jusqu’à la douzième année, ce serait une école en pleine croissance », explique Jacqueline Lessard, la directrice générale du Conseil scolaire FrancoSud.

Rencontre avec Barbra Ann King, fondatrice de l’école d’équitation Relationship Riding et gemmologue à Cochrane.

Les gens qui rencontrent Barbra Ann King ne se doutent pas que sous ce parfait accent anglais se cache une francophone du Québec. Ce bilinguisme, c’est à Jonquière qu’elle l’a acquis. Née d’un père ukrainien et d’une mère québecoise francophone, Barbra fréquente l’école primaire et secondaire anglaise. Elle profite de son enfance pour monter des chevaux à une école d’équitation à Laterrière. La relation qu’elle établit avec ces animaux ne cessera jamais de grandir.

Une fois l’école secondaire terminée, Barbra poursuit ses études en administration dans un collège francophone de Jonquière. Elle étudie ensuite à l’Université du Québec à Chicoutimi en psychologie de l’enfance inadaptée, un sujet qui lui tient particulièrement à coeur. Elle ne termine pas ces études universitaires mais débute plutôt une carrière en communication et en marketing. Pendant deux décennies, elle se concentre sur des emplois en communication, mettant de côté chevaux et psychologie.

La lecture de l’ouvrage Psychologie et comportement du cheval, écrit par un précurseur de la psychologie du cheval, devient un moment charnière dans sa vie. « Tout d’un coup, un jour, j’ai dit : attends une minute! J’ai pris la psychologie et les chevaux et j’ai mis ça ensemble. » Barbra se tourne alors vers l’étude de la psychologie du cheval, une discipline à peine connue à cette époque. « Ça, ça m’a ouvert un parcours. » Elle conçoit la technique du relationship riding qu’elle désire tester sur des chevaux. Puisqu’elle n’en possède pas à ce moment-là, elle offre à un homme de Pintendre qui réhabilite de vieux chevaux de les entraîner pour lui. « Cela a été un bel échange ; je prenais des chevaux qui avaient des gros problèmes, je les entraînais et puis lui, il les gardait pour faire des bons chevaux de trait. » Le résultat est concluant : les gens se mettent à acheter ces chevaux entraînés par Barbra. Elle décide alors qu’il lui plairait de vivre dans un lieu favorable à l’élevage de chevaux. L’Alberta lui semble l’endroit tout indiqué pour mettre ses techniques de l’avant. Elle s’installe à Cochrane ; il y a de cela 18 ans aujourd’hui.

Un an à peine après leurs débuts dans le nouveau club de lutte de l’école du Sommet à Saint-Paul, trois élèves se sont démarqués lors d’une compétition provinciale à Cochrane le 7 mars.

« Nous on allait là pour vérifier la compétitivité de notre club », se souvient l’entraîneur du club et enseignant d’éducation physique, David Filion. Celui-ci n’espérait pas ramener deux médailles d’argent et une de bronze, lors du passage de ses trois athlètes, Éros Cueva, Djouher Mansouri et Rieule St-Pierre, à Cochrane le 7 mars.

Le club a été formé cette année par David Filion, qui a avait remarqué un intérêt pour le sport de combat chez ses élèves, en partie grâce au tournoi amical organisé par le Conseil scolaire du Centre-Est chaque année. Seulement trois jeunes ont pu s’inscrire cependant, car les horaires entraient en conflit avec ceux du hockey. Les trois lutteurs, de poids complètement différents, ne pouvaient techniquement pas lutter l’un contre l’autre pour se pratiquer.

L’entraîneur a donc recruté une étudiante de 9e année pour l’assister et entrainer Djouher Mansouri, un peu plus lourde, et fait venir plusieurs fois le frère d’Éros pour l’entraîner. Lui-même n’avait pas d’expérience en lutte. « Je suis juste un prof d’éducation physique qui va en fonction des intérêts des étudiants », dit celui qui a appris en autodidacte.

 

L’école Notre-Dame-des-Vallées, ouverte aux élèves depuis le début de l’année scolaire, a été officiellement inaugurée cette semaine en présence des membres de la communauté francophone de Cochrane.

Caroline Lampron, directrice de la nouvelle école, est ravie : la cérémonie d’ouverture du 3 décembre s’est déroulée à merveille. Les invités ont pu tout d’abord visiter les locaux, avant d’assister aux évènements de la soirée. Les élèves, qui occupent leur école depuis déjà trois mois, ont bien sûr participé aux festivités : hymne national, prières, chansons.

La directrice, le député de Banff-Cochrane Ron Casey, mais aussi le maire de la ville, Ivan Brooker, et le conseiller scolaire Louis Arsenault ont chacun leur tour fait un discours pour célébrer ce nouveau bastion de la culture francophone. Suzanne Foisy-Moquin, du Conseil de l’éducation de la foi catholique chez les francophones, a remis une croix à la directrice, et l’abbé Noël, de la paroisse Sainte-Famille, a béni l’école. Le ruban symbolique a été coupé et toute la communauté a pu terminer la soirée en profitant d’un goûter.

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