Samedi 11 avril à 13h, Francophonie albertaine plurielle (FRAP) a tenu une réunion d’information et de discussion au Campus Saint-Jean. L’occasion de rappeler la raison d’être de ce nouvel organisme et de prendre le pouls de la communauté.

Qu’est-ce que Francophonie albertaine plurielle (FRAP) ?

« La FRAP a pour mission de rapprocher les communautés et de veiller à l’intégration socioéconomique et culturelle des francophones issus de la nouvelle immigration, notamment les communautés d’origine africaine et haïtienne qui sont les plus vulnérables. » C’est ainsi que Jeanne Lehman, présidente de la FRAP, a résumé l’objectif de l’association dans son discours d’ouverture, samedi après-midi au Campus Saint-Jean. Officiellement lancé le 12 décembre, l’organisme se définit comme « un groupe de pression et d’action ».

La FRAP souhaite se concentrer sur six orientations : l’éducation, l’employabilité et l’entreprenariat, la culture, la participation civique, la représentativité des communautés (pour que la nouvelle immigration participe aux prises de décisions les concernant) ainsi que le changement du discours public. L’association rappelle que « le visage de la francophonie a changé en Alberta » et veut s’assurer que l’offre de services proposés par les organismes albertains corresponde aux besoins des communautés d’origine étrangère. « La confiance n’exclue pas le contrôle », a souligné Mme Lehman.

Gregory Chauvet a découvert le handball sur le tard, au secondaire, ce qui ne l’a pas empêché d’intégrer les équipes provinciales junior et senior, ainsi que l’équipe nationale junior. Il espère se qualifier pour les prochains mondiaux.

Né à Red Deer de parents anglophones, Gregory Chauvet a appris le français en immersion dès la maternelle. C’est à la Lindsay Thurber High School, en 11e, qu’il découvre le handball. « À l’école, j’ai joué pratiquement tous les sports. Le handball était juste le sport qu’on jouait au printemps parce que le basket était fini et qu’on n’avait pas grand-chose à faire ! », se rappelle Greg. Un choix un peu par défaut qui a finalement débouché sur une passion.

Un des attraits de ce sport rapide et nerveux était que « tout le monde commençait au même niveau et avait la même expérience », puisque personne n’avait eu l’occasion de jouer auparavant. Paradoxalement, c’est aussi ce qui dissuadait certains jeunes, découragés à l’idée de se frotter à une toute nouvelle activité. Greg, lui, tente l’aventure et y prend goût. « J’ai été approché par le coach de l’équipe provinciale, il donnait des pamphlets à tout le monde avec du potentiel. »

Le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) a décidé de transférer l’école Sans-Frontières de Lloydminster au Conseil scolaire Centre-Nord le 2 juillet prochain. Lors de la rencontre organisée en novembre dernier, le CEF avait évoqué des problèmes financiers liés à la contribution moindre de l’Alberta pour chacun de ‘‘ses’’ élèves (par rapport à la Saskatchewan). Or plus de trois quarts des enfants de cette école viennent de l’Alberta...

« C’était un choix très difficile. On a réfléchi longtemps, on a regardé toutes les alternatives… La pire de toutes, c’était de fermer l’école aux élèves de l’Alberta », raconte André Denis, président du Conseil scolaire fransaskois (CSF, la table des élus). Ce choix, c’est le transfert de la gestion de l’école Sans-Frontières de Lloydminster au Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN), décidé vendredi 27 mars. Techniquement, l’école fermera le 2 juillet – pendant les vacances donc – et rouvrira dans la foulée, probablement dès le lendemain.

Une des raisons de ce transfert : un manque d’argent au Conseil des écoles fransaskoises (CEF, l’entité administrative). Sur les 46 élèves que compte l’école francophone, 34 viennent de l’Alberta ; or la province n’offre que 13 000 $ annuels par élève, contre 21 000 $ en Saskatchewan.

Tout budget est un exercice comptable complexe, mais le degré de complexité atteint parfois des niveaux beaucoup plus importants lorsqu’une dimension politique vient s’y greffer. C’était le cas du budget de jeudi dernier avec Jim Prentice qui, depuis la fin de l’année 2014, annonçait que la difficile situation économique de l’Alberta exigeait un coup de barre radical pour remettre la province sur le droit chemin financier. Plus précisément, il s’agissait de briser la dépendance du gouvernement aux revenus du pétrole et du gaz. Nous savons maintenant comment le gouvernement entend y parvenir avec un budget pas aussi drastique qu’on aurait pu le croire, mais qui n’est tout de même pas sans conséquence, loin de là. Essentiellement, le premier ministre propose un budget qui le distingue notamment de Ralph Klein, même si dans ses premières interventions, il n’a pas voulu le reconnaître.

En effet, Jim Prentice a rejeté l’héritage de Klein de deux façons. D’une part, il a refusé de procéder à des coupes budgétaires massives, l’idée de couper de 5% voire 9% comme on l’avait entendu ayant été rejetée. Certes, et le fait est important, le système de santé a vu ses budgets diminuer de 0,8%, ce qui conduira à des mises à pied à Services de santé Alberta, l’organisation étant frappée par une diminution de budget (286 millions). D’autre part, Prentice a rompu avec Klein en mettant de côté le taux d’imposition unique qui était devenu la marque de commerce albertaine, ce fameux Alberta Advantage. En établissant des paliers d’imposition qui permettront, d’ici trois ans, de modestes augmentations du taux d’imposition, maximum 2% pour ceux gagnant plus de 250 000$, le gouvernement conservateur a ainsi brisé un tabou de la politique albertaine.

 

Lancé début 2013 par Alberta Health Services, le Réseau bilingue de la santé a depuis identifié une centaine de professionnels francophones de la santé publique dans le nord de l’Alberta. Prochaines étapes ? Améliorer leur visibilité et favoriser le recrutement de personnel bilingue.

« L’objectif principal de ce réseau est de servir au mieux [les francophones], n’importe où, au nord de l’Alberta », explique son initiateur Nabil Maarouf. La région couverte est immense, avec pour limites sud Saint-Paul, Onoway et Jasper.

Après un démarrage en janvier 2013, le Réseau bilingue de la santé (RBS) a reçu une impulsion un an plus tard qui a débouché sur la signature des chartes avec les partenaires à l’été 2014.

Une centaine de professionnels francophones (et francophiles) de la santé publique ont d’ores et déjà rejoint le réseau : des médecins, des infirmières, mais aussi des techniciens de laboratoire et du personnel administratif.

Radon, ce nom ne vous dit sans doute rien. Ce mystérieux gaz vit pourtant peut-être sous votre toit. C’est en tout cas ce contre quoi mettent régulièrement en garde de nombreux organismes, dont Santé Canada et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Interrogée à ce sujet, Renata MacQueen, co-fondatrice de Radon West, une entreprise de test de radon basée à Okotoks, explique ce qu’est ce gaz incolore et inodore. « Le radon provient de la désintégration de l’uranium dans le sol, la roche et l’eau. Les particules radioactives de l’uranium se retrouvent donc dans le radon, qui se concentre dans les maisons et dans l’air que vous respirez. ». La teneur du radon dans les habitations peut donc varier, mais à des taux élevés cela peut causer des cas de cancers du poumon, à raison de 3 000 victimes par an au Canada.

Depuis quinze ans, la population des caribous en Alberta s’amenuise drastiquement. Pour contrer cela, le gouvernement a mis en place un abattage quasi-systématique des loups dans le centre-ouest de la province. Mais cette mesure est-elle efficace ?

 

Selon une étude menée conjointement par l’université du Montana et l’université de l’Alberta, la taille des troupeaux de caribous diminuerait de 8 % chaque année. Pour Carolyn Campbell, une spécialiste de la conservation pour l’Alberta Wilderness Association (AWA), il est difficile de recenser le nombre de caribous, mais en 2012 il ne devait probablement n’en rester que 2 500 dans toute l’Alberta.

 

Plusieurs raisons sont montrées du doigt. Premièrement, l’exploitation des sables bitumineux contribue grandement à la destruction de leur habitat. 30 000 kilomètres carrés ont ainsi été vendus aux compagnies pétrolières ou forestières depuis 2004, selon l’AWA.

Le 1er décembre de chaque année est consacré à la Journée mondiale de lutte contre le SIDA. En Alberta, ou en Afrique, le virus est relativement méconnu. Voici l’essentiel de ce que vous devez savoir.

Ayant pour but de sensibiliser le grand public à la pandémie du SIDA et aux souffrances quotidiennes des personnes atteintes du VIH, cette journée est un rappel de la nécessité d’un effort international de :
1) former les populations à risque
2) développer des interventions efficaces pour prévenir, gérer et potentiellement soigner cette maladie

Qu’est-ce que le VIH/SIDA?

Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est un virus relativement méconnu. Le virus est transmis principalement par les fluides corporels infectés tels que le sang et le sperme. À cause de sa présence dans ces fluides, la transmission se fait surtout par le contact sexuel avec une personne atteinte et par le partage d’aiguilles contaminées. Entre une mère et sa progéniture, la transmission à travers le placenta, à l’accouchement et via le lait maternel est possible. Cependant, il n’y a pas de preuve que le VIH est transmis par la salive ou par le contact physique (par exemple en serrant la main ou en serrant quelqu’un dans ses bras).

Le document ‘‘Catholic School Facilities in Alberta’’ produit par la Alberta Catholic School Trustees’ Association (ACSTA) dont est membre la partie catholique du CSCN, adopté à l’unanimité en janvier 2003, et réaffirmé en avril 2011, semble confirmer le rapport à l’autre tel qu’il est apparu dans les années 1980 lors d’une assemblée tenue à l’école Maurice-Lavallée quand un parent catholique a déclaré à un parent non-catholique (comme c’était la seule école francophone à Edmonton, à ce moment-là…) qu’il ne voulait pas que sa fille soit contaminée par celle du non-catholique. Et ici, on ne parle pas du virus Ebola mais de deux petites filles, déjà copines, qui devaient avoir 7 ou 8 ans. Le commentaire avait scandalisé beaucoup de parents catholiques qui voyaient sans doute leur catholicisme d’un autre œil. Ce serait à eux/elles, il me semble, d’intervenir aujourd’hui pour défendre un catholicisme qui correspondrait davantage à la vision d’ouverture que promeut le pape ces jours-ci.

Voici donc des extraits de ce document que l’on peut facilement trouver en ligne. Conformément aux enseignements catholiques, on dit qu’une école catholique a « une culture et une philosophie distincte et unique », qu’elle « se définit et se caractérise par le fait qu’elle est centrée sur le Christ », qu’elle est « un instrument de l’Église », qu’elle se focalise sur « le développement de la personne humaine dans sa totalité », qu’elle est « engagée à l’inculturation de la vie et de la foi », qu’elle est « imprégnée de tous les aspects de l’Évangile de Jésus Christ ». En somme, c’est une école, dit-on, où « la présence, la vérité et la vie du Christ en imprègnent tous les aspects » (ma traduction).

Assez confortablement perché à 105 $ le baril en juin dernier, le prix du pétrole n’a depuis cessé de chuter pour tomber à 75 $ début novembre. À quoi doivent s’attendre les Albertains dans les mois qui viennent ?

Dans son discours du Trône du lundi 17 novembre, le gouvernement de l’Alberta a promis de maintenir « de faibles taxes et aucune taxe de vente », sans évoquer l’avenir de l’impôt sur le revenu au taux fixe de 10%, en dépit d’une importante baisse de revenus liée à la chute des cours du pétrole. Depuis juin, le prix du baril est passé de 105 à 75 $. Un manque à gagner non négligeable pour la province qui, en 2013, avait récupéré 9,6 milliards de dollars de redevances, soit environ un quart de son budget total.

L’opposition n’a pas manqué de critiquer la dépendance de l’Alberta vis-à-vis du pétrole qui va la pousser à s’endetter davantage et le risque, selon Rachel Notley, la chef du Nouveau Parti démocratique de l’Alberta, de déboucher sur des « compressions à un réseau d’éducation et à un système de santé qui sont déjà en difficulté ».

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