Minicamp de hockey en français

C’est le 14 et 15 juillet prochain que les jeunes amateurs de hockey sont invités à participer à la première édition de l’école de hockey francophone, qui se tiendra au Servus Place de Saint-Albert.

Organisé par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Centralta, en partenariat avec la Fédération du sport francophone de l’Alberta (FSFA), le stage de hockey s’adresse aux jeunes francophones et francophiles de 5 à 14 ans à travers la province. Les formulaires seront disponibles dans les écoles francophones et d’immersion à compter du 23 avril.


Les jeunes seront répartis en trois groupes selon leur âge, soit les 5 et 6 ans, les 7 à 10 ans et les 11 à 14 ans. Les prix varient de 95 $ pour les plus jeunes et 125$  pour les 7 à 14 ans. « Nous nous attendons à recevoir une trentaine de jeunes par groupes, donc entre 90 et 100 jeunes de tous les niveaux. Les entraineurs devront travailler avec les habiletés de chacun », explique l’agente de développement de l’ACFA régionale de Centralta, Cathy Pellerin.

Un défi qui ne fait pas peur à Serge Lajoie, responsable de monter le programme du minicamp de hockey francophone et du groupe d’entraineurs qui participera à l’école. « Je prépare la programmation pour qu’il y ait une progression dans les entrainements. J’ai déjà une bonne idée de ce à quoi cela va ressembler. Mon plus gros défi sera de bien répartir les jeunes selon leurs niveaux à l’intérieur des groupes et de les garder en sous-groupes », explique celui qui est entraineur-chef des Ooks, l’équipe de hockey masculine du Northern Alberta Institute of Technology (NAIT).

M. Lajoie compte assurer une rotation des groupes sur la glace afin de leur permettre de pratiquer différents sports. « On suggère au jeune qui veut devenir athlète de ne pas se spécialiser dans un seul sport. Dans n’importe quel autre sport, il y a toujours des concepts qui peuvent être reliés au hockey », partage l’entraineur.

Il cite en exemple le basketball, un jeu d’invasion qui permet d’aiguiser la conscience de l’espace occupé par le joueur.

Des gens d’expérience
Serge Lajoie sera entouré, entre autres, de Jeff Drouin-Deslauriers, joueur des Mighty Ducks d’Anaheim, et David Pelletier, médaillé d’or olympique en patinage artistique, qui pratique aujourd’hui le patinage de vitesse.

Mme Pellerin précise que l’ACFA est encore en recrutement pour d’autres entraineurs et bénévoles.

L’agente de développement de l’ACFA, ajoute être en contact avec Hockey Canada qui a fait parvenir un DVD d’entrainement pour appuyer les entraineurs du camp francophone.

« Nous en avons reçu beaucoup et nous pourrons en distribuer une trentaine aux jeunes après le stage », laisse-t-elle savoir.

M. Lajoie, de son côté, compte utiliser cet outil pour se familiariser avec les termes francophones relatifs au hockey.

« Cette école me pousse à approfondir ma terminologie en français. Je peux nommer les types de lancers en anglais sans hésitation, mais c’est important pour moi que l’instruction sur la glace se fasse en français », témoigne l’instructeur originaire de Bonnyville.

Serge Lajoie participe à des camps de hockey depuis l’adolescence. Sa passion pour ce sport l’aura même transporté jusqu’en Allemagne, où il y a joué professionnellement durant cinq ans avant de revenir s’impliquer dans le monde du hockey universitaire canadien. Sa passion de travailler avec les jeunes, quant à elle, l’aura poussé à terminer une maitrise en entrainement à l’Université de l’Alberta.

« L’opportunité de participer à une école de hockey en français est toujours intéressante », atteste-t-il. Il a d’ailleurs été adjoint instructeur pour un camp de hockey francophone mis sur pied par Francophonie jeunesse de l’Alberta dans les années 1980.

Plus que du hockey
Serge Lajoie admet que la courte durée de ce stage ne permettra pas aux jeunes de développer leurs techniques en profondeur.

« Mais le but est de démontrer aux jeunes qu’ils peuvent développer leurs habiletés au hockey en français, et développer des amitiés », précise l’entraineur.

Mme Pellerin affirme qu’il s’agit d’une nouvelle approche pour tenter d’accrocher les jeunes et développer leur identité francophone. « Notre mandat est d’offrir des activités en français. Nous en offrons sur le plan culturel, mais pas au niveau sportif », laisse savoir cette dernière.

Un sondage sera distribué aux participants afin d’évaluer si l’évènement reviendra annuellement.

« C’est un beau défi, j’espère que cette école sera un succès. Si on peut générer de l’intérêt, cela pourrait être la première année de plusieurs à venir », souhaite Serge Lajoie.
 

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