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Tour de l’Alberta : Tous en selle !

Le 29 juillet, la 24e édition du Tour de l’Alberta a fait chauffer les routes des alentours de Beaumont. Plus grand rassemblement cycliste hors compétition de la province, la journée a été l’occasion de célébrer le cyclisme, mais aussi la communauté et la culture locales.

Tour de lAlberta 2

Plus de 700 cyclistes ont sorti leur vélo pour parcourir les itinéraires de 50, 100 et 160 km prévus pour la journée. Au cœur des régions de Beaumont, Strathcona, Camrose, Leduc et Beaver, les passionnés de deux-roues ont pu pédaler jusqu’à Collingwood Cove au nord, puis vers Tofield à l’est, et enfin vers Miquelon Lake Provincial Park au sud. « C’est le meilleur amusement que les cyclistes puissent trouver en une journée dans la région », estime Anne-Marie Adachi, présidente du Edmonton Bicycle and Touring Club (EBTC).

Sur leur route, plusieurs sites de repos avaient été disposés, offrant rafraîchissements et nourriture. De l’eau, des fruits, mais aussi des tourtières, des crêpes et des croissants, la saveur francophone de la course, les attendaient pour recharger les batteries. À Beaumont, les cyclistes sur la ligne de départ ont aussi pu apprécier de la musique francophone et un généreux repas à leur retour.

Une touche francophone

Pour Allen Jacobson, gestionnaire des opérations pour le Tour de l’Alberta, l’événement n’est pas une course cycliste comme les autres. « C’est vraiment une célébration de la culture cycliste, pas seulement pour les semi-professionnels, mais pour n’importe qui. Et c’est aussi une célébration de la culture francophone, de la joie de vivre et des communautés ». Le Tour de l’Alberta se veut inclusif et a ainsi rassemblé des gens de divers horizons aux profils variés.

Tour de lAlbertaIl faut dire que le Tour de l’Alberta puise ses origines dans la passion du Tour de France. C’est en 1994 que l’événement voit le jour sous l’impulsion de Don Peddie, un membre passionné de l’EBTC. Il souhaite organiser une course le dernier jour du Tour de France en guise de célébration. Avec seulement 20 cyclistes à ses débuts, le tour a petit à petit dépassé le cadre de la compétition française. « Ça n’a plus rien à voir avec le Tour de France aujourd’hui. Nos membres sont plus des faiseurs que des observateurs en vérité. Ils aiment être dehors », commente Anne-Marie Adachi, la présidente du club.

Beaumont s’est fait hôte de l’événement une fois encore, pour la troisième année consécutive. À ses débuts, le Tour s’est tenu à Saint-Albert puis, après quelques années, s’est déplacé à Morinville. « Déménager permet de renouveler l’événement et de rouler sur de nouveaux circuits intéressants », précise la responsable.

La communauté répond à l’appel

Au total, près de 200 personnes se sont ajoutées aux cyclistes. Entre visiteurs, bénévoles et chargés de l’organisation, la communauté locale s’est mobilisée avec intérêt pour la rencontre. « Revolution Cycle à Edmonton est notre sponsor principal. Ils nous donnent les pneus, les ressources techniques de réparation, du soutien avec des voitures, des mécaniciens sur place, et diverses infrastructures comme des tentes et des tables », souligne Allen Jacobson, reconnaissant. Les cyclistes pouvaient aussi compter sur la présence de ride marshalls au sein du peloton, prêts à aider en cas de coups durs tels que des crevaisons ou des chutes.

Enfin, il faut noter la présence de la députée francophone Annie McKitrick et  de plusieurs membres officiels des municipalités voisines. Toutes les annonces ont par ailleurs été faites en anglais et en français. « Nous tenons à célébrer Beaumont, ce petit coin francophone ! », s’enthousiasme Allen Jacobson.

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