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Jonny Murray : son parcours, son camp d’été, sa fierté!

Du 8 au 10 décembre, un juge de ligne d’expression française de la Ligue nationale de hockey (LNH) était de passage en Alberta pour trois matchs, disputés à Edmonton et à Calgary. Les équipes albertaines – les Flames de Calgary et les Oilers d’Edmonton – ont toutes les deux vaincu l’Avalanche du Colorado, les 8 et 9 décembre derniers respectivement. Puis, le 10 décembre, ce sont les Flames qui ont remporté le match contre les Oilers au Scotiabank Saddledome de Calgary, avec un pointage de 3 à 0.

Entre les matchs et les voyages en avion, le juge de ligne de 37 ans, Jonny Murray (#95), a profité de l’occasion pour visiter les élèves de l’école J.H. Picard le 9 décembre dernier, alors qu’il était à Edmonton.


Il a parlé de son cheminement professionnel, de la poursuite de son rêve à la réalité d’être officiel du « grand club ». Il a capté l’intérêt des jeunes avec quelques faits étonnants sur sa carrière et une démonstration d’un bris de bagarre avec Nathan et Cameron Beaudoin, élèves de 10e année qui aspirent un jour faire partie de la Ligue nationale de hockey.

Une présentation qui ouvre les yeux
Originaire de la ville de Québec, Jonny Murray s’est intégré aux rangs des officiels de la LNH à l’âge de 24 ans, en tant que juge de ligne, un poste dont il rêvait depuis sa jeunesse alors qu’il parcourait les arénas de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Après avoir fait ses preuves, le Québécois a vite gravi les échelons et, depuis 2009, il fait partie des séries éliminatoires. Le juge de ligne rêve un jour d’être officiel aux finales de la Coupe Stanley.

« Je suis dans la ligue depuis maintenant 12 ans et je dirais que le jeu a beaucoup changé », exprime M. Murray. « La vitesse a augmenté de 20 % à 30 % et ça paraît sur la glace! Surtout que nous devons être capables de les suivre à ce rythme-là ! », a-t-il ajouté.

Depuis qu’il travaille à la LNH, le juge de ligne a également vu son rythme de vie accélérer à pleine vitesse : « On vit un peu comme des stars, on voyage partout, on reste dans des hôtels de luxe 175 jours par année et souvent les matchs se passent la même journée », a-t-il partagé.

M. Murray a terminé sa présentation en mettant l’accent sur l’importance du bilinguisme.
« La raison pour laquelle je parle anglais, c’est parce que j’y ai mis un effort… J’ai encore un accent, mais ça me dérange pas! », avoue-t-il.

À l’heure actuelle, l’équipe des officiels compte 40 arbitres et 34 juges de ligne, dont sept arbitres et cinq juges de ligne québécois. Considérant que l’anglais domine les affaires de la LNH, le ratio d’officiels d’expression française est tout de même considérable.

Pour la plupart des élèves de J.H. Picard, une école d’immersion française, le français représente leur deuxième ou, dans certains cas, leur troisième langue. « C’est remarquable ce que vous faites ici en
apprenant le français », a con-clu le juge de ligne.   

La relève « s’améliore avec les meilleurs »
Jonny Murray voit au-delà de sa carrière au sein de la LNH :depuis cinq ans, il organise un camp d’entraînement afin de donner des occasions de perfectionnement aux jeunes passionnés du hockey. Son but :  permettre aux jeunes de s’améliorer avec les meilleurs .

Extreme Power Skating permet aux jeunes de côtoyer des entraîneurs chevronnés et de perfectionner deux techniques essentielles au hockey : le patinage de puissance et le contrôle de la rondelle. Au cours de leur formation, les jeunes hockeyeurs ont également la chance de rencontrer des joueurs de la LNH, tels que Simon Gagné (Kings de Los Angeles), Maxim Lapierre (Canucks de Vancouver) et Éric Bélanger (Oilers d’Edmonton).

Le camp de hockey se veut également être une expérience culturelle : pendant une semaine, une quinzaine de jeunes de Tampa Bay se retrouvent à l’aréna du Complexe sportif multidisciplinaire l’Ancienne-Lorette et passent leur séjour chez des familles québécoises.

« Quand ils sont arrivés au Canada, ils avaient les yeux gros comme ça, a démontré M. Murray, directeur et fondateur d’Extreme Power Skating. Pour eux, c’est très gros de pratiquer là où la culture du hockey est si vivante. » La semaine suivante, un groupe de jeunes Québécois vivent un choc culturel analogue à Tampa Bay, dans le climat tropical de la Floride.    

Le camp d’été continue de prendre de l’ampleur : chaque semaine, pour un total de quatre semaines, plus de 80 hockeyeurs vivent une expérience unique en son genre. « Nous avons des jeunes du Colorado, de la Floride, du Texas… c’est également ouvert aux jeunes des autres provinces du Canada » affirme le juge de ligne. Pour en savoir plus sur le camp d’été Extreme Power Skating, visitez le site web www.extremepowerskating.com.
 

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