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Judo : Une passion de père en fille !

Une belle médaille d’argent des « championnats canadiens ouverts de judo » dans la catégorie des moins de 63 kg autour du cou, Greta Goasdoue sait qu’elle peut compter sur son père Erwan. Il peut se targuer d’être son plus fidèle partisan, et il en a une nouvelle fois fait la preuve vendredi 18 mai au Calgary Olympic Oval. Pour l’accompagner au plus près, il a ressorti le kimono du placard et également pris part à la compétition.

Greta est en bleue

L’athlète qui n’a que 13 ans est déjà très prometteuse. Pour son premier gros championnat Greta décroche une brillante médaille d’argent, de quoi rendre très fier son papa. «Elle a réussi à travailler ses points faibles, mentalement c’était une guerrière et tactiquement elle était au point, je suis vraiment content de son travail », livre Erwan Goasdoue.

Dès le premier combat, Greta se fait mal à l’épaule, une blessure qui viendra entacher un championnat quasi parfait. Malgré la douleur, c’est pourtant un sans faute jusqu’en finale où elle retrouve une rivale qu’elle connait bien. « Je l’ai déjà battue, nous sommes quasiment du même niveau, mais la douleur était trop forte », analyse la championne qui  décroche finalement la médaille d’argent. Une bataille de perdue, mais pas la guerre, car selon son papa, « l’année prochaine sera plus simple ». Tel un vrai entraîneur qui suit son athlète, Erwan partage une vision à plus long terme, « cette adversaire qui a un an de plus devrait passer dans la tranche d’âge supérieur ».

Greta a gauche« Sa présence me rassure »

« Avant j’étais un peu stressée par la présence de mon papa, car je ne voulais pas le décevoir, mais aujourd’hui c’est l’inverse, sa présence me rassure », explique Greta. À chaque combat, elle le cherche du regard dans les tribunes, et admet que c’est un vrai plus de l’avoir à ses côtés. Une présence devenue normale pour la jeune fille qui  révèle avoir débuté le judo à l’âge de 8 ans grâce à son père. « Sans lui, je n’aurais peut-être jamais fait du judo », confie- elle.

Figure connue du judo local, Erwan qui présente toujours un physique de combattant avait lui aussi décidé de faire son retour à la compétition.  « Remonter sur le tatami me démangeait depuis un moment, la compétition avait lieu à la maison, et si on y ajoute à cela ma fille qui combat… bref l’occasion était parfaite pour renfiler le kimono », confie-t-il. Après une coupure de vingt-cinq ans, Erwan s’est entraîné un maximum pour préparer ce championnat, et c’est d’ailleurs cet excès qui a peut-être causé sa perte. En plus de 3 entraînements de judo par semaine, ce boulimique du sport a ajouté 4 entraînements de course à pied, et un régime de 6kg pour pouvoir combattre dans sa catégorie des -66kg. « Je prépare en parallèle un marathon qui a lieu dans 1 semaine », dit le judoka qui a couru un semi-marathon seulement une semaine avant la compétition.

Depuis la fin du championnat, le père et la fille ne se sont toujours pas éloignés des tatamis. Comme quoi la force de caractère peut se transmettre de génération en génération ! Alors que Erwan Goasdoue réfléchit déjà aux championnats du monde Vétérans de Cancún au Mexique prévu cette fin d’année, Greta enchaîne depuis lundi 21 mai avec un camp d’entraînement national.

Regroupant plus de 400 athlètes, et étant notamment supervisé par Alexandre Emond, entraîneur national des – 18 ans, c’est une « bonne préparation en vue du stage au Japon prévu cet été avec la sélection albertaine de Judo. Elle entame une campagne de levée de fonds à ce sujet (makeachamp.com) », conclut Erwan Goasdoue.

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