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Bilan 2017 de la FSFA: Un bon cru

Mercredi 7 mars, l’assemblée générale annuelle (AGA) de la Fédération du sport francophone de l’Alberta (FSFA) s’est tenue au sein des locaux de FrancoPreneurs à Edmonton. Dans une ambiance détendue, un bilan positif de l’année écoulée a été établi, riche en projets et partenariats. Si 2018 s’annonce toujours plus entreprenant, c’est une équipe restreinte qui devra mettre les bouchées doubles pour pallier le manque de fonds.

FSFA Equipe

À l’image de la Fédération, c’est dans un cadre décontracté que l’AGA s’est déroulée. Le bilan de l’année est encourageant, soulignant la croissance de grands rendez-vous sportifs comme les Jeux francophones, ou encore saluant l’apparition de nouveaux projets. Le tout avec un déficit de seulement 3 854 dollars contre 4 603 l’an passé.

Toujours plus de projets

Les traditionnels Jeux francophones de l’Alberta n’ont pas manqué à l’appel en 2017. On a aussi pu compter sur le Golf par excellence, la programmation en action et nombre d’autres activités sportives. « De nouveaux partenariats s’ajoutent, d’autres organismes nous demandent de l’aide au niveau de l’animation sportive », commente Céline Dumay, directrice générale.

Si la Fédération existe depuis 1994, son mandat a évolué au fil du temps : « On ajoute des composantes, on s’intéresse par exemple aux femmes et au sport, au manque d’activité physique chez les mères », précise la dirigeante.

Jeux francophonesGros succès de cette année passée, les 23e Jeux francophones à Calgary ont réuni pour la première fois plus de 500 participants issus des écoles francophones et d’immersion. Céline Dumay est ravie : « Pour en avoir été coordonnatrice, j’ai vraiment vu l’ascension des Jeux. Je pense que ça va continuer à grossir, car on voit un intérêt des jeunes, et on a un comité organisateur solide qui aide au succès de l’événement », renseigne-t-elle.

Outre les rendez-vous très attendus, de nouveaux projets ponctuels voient le jour. C’est le cas avec Marche vers le futur, un projet d’activité physique de prévention des chutes chez les aînés qui s’est déroulé en 2017 à Bonnyville. Autre exemple, l’initiative des Écoles en santé a permis de « former 39 champions de santé à travers la province », précise le président Yann Gingras dans le rapport annuel de l’organisme. Grâce à un partenariat avec les quatre conseils scolaires de la province, ces champions sont formés via une formation et du réseautage et font la promotion de l’activité physique, de la santé mentale et d’une alimentation saine dans leurs écoles.

L’AGA a aussi vu la nomination d’un ambassadeur sportif en la personne d’Étienne Alary, actuel directeur du CDÉA. « Il a travaillé avec la Fédération pendant de nombreuses heures, a mis beaucoup d’énergie, notamment pour créer la soirée curling il y a douze ans, il s’est impliqué dans les Jeux en tant qu’arbitre, maître de cérémonie ou responsable des sports », témoigne Céline Dumay.

Un manque de fonds pour 2018

« C’est toujours le même défi », constate Céline Dumay. Si la levée de fonds dans le cadre du Golf par excellence a permis de couvrir une partie des coûts engendrés par l’organisation des Jeux, la situation reste difficile. D’autant plus qu’en 2017, la Fédération a accusé le départ de Monique Witzell, ancienne directrice générale, et de Renée Levesque-Gauvreau, agente de projets. « Ça a demandé un temps d’adaptation et on est encore en restructuration », confie la nouvelle directrice Céline Dumay.

En fonction depuis juillet 2017, la nouvelle responsable doit assurer une programmation riche avec une équipe amoindrie. Ainsi, tout le pan de la promotion de la santé est en péril, faute de coordonnateur permanent et à temps plein : « Pour le moment, c’est Lindsay Boucher qui s’en occupe, mais son programme études emploi de Accès Emploi s’arrête en avril », prévient Céline Dumay.

Organisées en lien avec le Réseau santé albertain, ces activités de promotion de la santé visent à souligner l’importance de la santé en milieu scolaire, au travail, et chez les aînés. « Ces activités étaient financées par le Réseau santé albertain qui nous permettait d’avoir un employé à temps plein, mais le gouvernement fédéral a arrêté de financer la promotion de la santé, et sans ce financement, on est obligés de couper des services », regrette Céline Dumay.

Malgré tout, l’équipe poursuit sa tâche avec seulement deux employés à temps plein, et une personne à temps partiel.

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