Jeux francophones de l’Alberta: place aux jeunes!

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Ça a bougé la fin de semaine dernière, à l’école secondaire de Beaumont! Des centaines de jeunes francophones et francophiles de partout à travers la province ont pu démontrer leurs talents à l’occasion des 23e Jeux francophones de l’Alberta (JFA). Les 14 et 15 mai derniers, cet évènement provincial organisé par la Fédération des sports francophones de l’Alberta (FSFA) a regroupé des élèves de 13 à 18 ans, provenant des écoles de neuf zones différentes.

 

« Habituellement, quand je joue contre mon adversaire, on ne se parle pas beaucoup. Mais aux JFA, on se félicitait, et même si on ne se connaissait pas, quand c’était un bon coup, on se le disait », raconte Emeric Lépine, 13 ans, médaillé d’argent au badminton.

Plusieurs disciplines du volet sportif ont été pratiquées, soit le Badminton, sport de choix pour Émeric, mais aussi le Hockey-balle, Soccer, Basketball, Volleyball, et le sport de démonstration, le Ultimate frisbee. « C’était impressionnant de voir des gens de différents endroits de l’Alberta qui étaient là, d’abord pour faire du sport, mais aussi pour se faire des amis, pour rencontrer des gens et tout ça, en français », ajoute l’élève de l’école Joseph-Moreau.

Chaque année, une communauté hôte a l’occasion de voir flotter les drapeaux des Jeux francophones de l’Alberta chez elle, et cette année, c’est à l’école secondaire de Beaumont qu’ils ont flotté. « C’est un honneur d’accueillir plus de 400 élèves de partout dans la province », estime Chris Peacocke, directeur de l’école secondaire de Beaumont.

Un rassemblement sportif de cette envergure est primordial pour les jeunes d’expression française. C’est ce qu’indique Céline Dumay, coordonnatrice d’évènements à la FSFA.  « C’est important, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’évènements comme ça pour les francophones. Ça permet vraiment aux jeunes de partout de se rassembler et de se côtoyer en français », explique-t-elle.jeux franco 041

Nouveauté pour 2016

En plus de la récente discipline des médias implantée lors des JFA de 2015, une toute nouvelle discipline a été créée pour ceux de 2016 : le volet musique. Chapeauté par le Centre de Développement musical (CDM), ce volet met l’accent sur l’écriture de textes et de chansons, sur l’interprétation et sur la présence sur scène. « Souvent, les musiciens travaillent de façon isolée, alors pour eux, c’est une opportunité de se faire valoir en public, de vraiment démontrer leur talent », prône Matthieu Damer, directeur général du CDM.

Étant donné que c’est une première pour le volet musical, les jeunes artistes en herbe n’étaient pas en contexte de compétition. « L’idée du volet musique aux JFA, c’est pour que ça ressemble plus aux Jeux de la Francophonie canadienne, alors on travaille pour intégrer un élément compétitif », ajoute Matthieu Damer. Les jeunes ont eu la chance de présenter leurs créations sur scène, accompagnés des artistes tels que Paul Cournoyer et Éric Doucet, qui leurs avaient offert des ateliers.

Occasion en or

Les Jeux francophones de l’Alberta sont aussi une bonne occasion pour les jeunes de faire valoir leurs capacités. Avertis qu’ils seraient scrutés au courant de la fin de semaine, tous ont donné corps et âme dans l’espoir d’être recrutés pour faire partie de l’équipe de l’Alberta pour les Jeux de la Francophonie canadienne (JFC). « On n’y pense pas vraiment. Oui, il faut bien paraître, mais je suis là pour m’amuser. Oui, je suis ici pour gagner, mais surtout pour rencontrer des francophones de partout en Alberta », manifeste Emeric Lépine.

jeux franco 046Une ovation honorifique pour la Zone 7

Lors de la soirée d’ouverture des Jeux, les élèves des différentes zones ont déambulé tour à tour, en arborant fièrement leurs couleurs. À la sortie de la dernière zone, celle regroupant des jeunes d’Athabasca, de Calling Lake et de Fort McMurray, des foulards verts ont virevolté dans les airs, en soutien aux élèves qui ont quand même participé à la compétition, malgré les évènements tragiques. « On a tous été vraiment émus. On a vu les larmes, la réaction des jeunes était belle à voir », exprime Céline Dumay. « Au début, on n’était même pas certain qu’il y allait avoir une délégation pour les jeunes de Fort McMurray, alors de voir cette ovation était très touchant », conclut-elle.

 

 

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