« Notre force, c’est de toujours pratiquer ensemble »

Gregory Chauvet a découvert le handball sur le tard, au secondaire, ce qui ne l’a pas empêché d’intégrer les équipes provinciales junior et senior, ainsi que l’équipe nationale junior. Il espère se qualifier pour les prochains mondiaux.

Né à Red Deer de parents anglophones, Gregory Chauvet a appris le français en immersion dès la maternelle. C’est à la Lindsay Thurber High School, en 11e, qu’il découvre le handball. « À l’école, j’ai joué pratiquement tous les sports. Le handball était juste le sport qu’on jouait au printemps parce que le basket était fini et qu’on n’avait pas grand-chose à faire ! », se rappelle Greg. Un choix un peu par défaut qui a finalement débouché sur une passion.

Un des attraits de ce sport rapide et nerveux était que « tout le monde commençait au même niveau et avait la même expérience », puisque personne n’avait eu l’occasion de jouer auparavant. Paradoxalement, c’est aussi ce qui dissuadait certains jeunes, découragés à l’idée de se frotter à une toute nouvelle activité. Greg, lui, tente l’aventure et y prend goût. « J’ai été approché par le coach de l’équipe provinciale, il donnait des pamphlets à tout le monde avec du potentiel. »


Dix heures d’entraînement par semaine

Aujourd’hui, Greg Chauvet étudie en éducation et en sciences à l’Université de l’Alberta, tout en faisant partie de l’équipe provinciale junior, de l’équipe provinciale senior et de l’équipe nationale junior. Au total, il s’entraîne une dizaine d’heures par semaine et joue presque tous les dimanches avec la Ligue d’Edmonton. Des camps sont aussi organisés chaque mois en fin de semaine. « Le vendredi soir, on fait des tests de course et de force et puis le samedi, on fait des matchs et même chose le dimanche », explique-t-il. La plupart des sportifs viennent d’Edmonton ou de Sherwood Park.

En octobre dernier, Greg a participé à une compétition nord-américaine à Puerto Rico. « On a battu les États-Unis donc on a gagné le droit d’aller au championnat panaméricain qui est au Guatemala cette année [fin avril-début mai] », se réjouit l’étudiant, qui n’en est pas à son premier déplacement à l’étranger. Récemment, Greg a passé deux semaines en Islande dans le cadre de matchs amicaux : «  [Les Islandais] sont tous très rapides et très compétitifs. Ils ont une culture du handball depuis longtemps. Nous c’est le hockey et le soccer, eux c’est le handball ! ».

Pour participer aux mondiaux, il faudra que l’Alberta devienne la meilleure équipe d’Amérique du Nord à l’automne. « L’Alberta n’a jamais gagné le tournoi nord-américain par le passé », précise Greg, qui pense que le principal atout de son équipe reste le mental : « Notre force, c’est de toujours pratiquer ensemble. On n’est pas des joueurs immensément grands et physiques… ».

Et pourquoi ne pas essayer de devenir joueur professionnel ? « On peut rêver ! », rigole Greg Chauvet, citant le seul exemple de joueur albertain de très haut lui venant à l’esprit : la handballeuse Kim Ewanovich, actuellement en ligue Elite en Norvège.

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