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L’école du Sommet pond des lutteurs nés

Un an à peine après leurs débuts dans le nouveau club de lutte de l’école du Sommet à Saint-Paul, trois élèves se sont démarqués lors d’une compétition provinciale à Cochrane le 7 mars.

« Nous on allait là pour vérifier la compétitivité de notre club », se souvient l’entraîneur du club et enseignant d’éducation physique, David Filion. Celui-ci n’espérait pas ramener deux médailles d’argent et une de bronze, lors du passage de ses trois athlètes, Éros Cueva, Djouher Mansouri et Rieule St-Pierre, à Cochrane le 7 mars.

Le club a été formé cette année par David Filion, qui a avait remarqué un intérêt pour le sport de combat chez ses élèves, en partie grâce au tournoi amical organisé par le Conseil scolaire du Centre-Est chaque année. Seulement trois jeunes ont pu s’inscrire cependant, car les horaires entraient en conflit avec ceux du hockey. Les trois lutteurs, de poids complètement différents, ne pouvaient techniquement pas lutter l’un contre l’autre pour se pratiquer.

L’entraîneur a donc recruté une étudiante de 9e année pour l’assister et entrainer Djouher Mansouri, un peu plus lourde, et fait venir plusieurs fois le frère d’Éros pour l’entraîner. Lui-même n’avait pas d’expérience en lutte. « Je suis juste un prof d’éducation physique qui va en fonction des intérêts des étudiants », dit celui qui a appris en autodidacte.


Leur première compétition était à Edmonton où Djouher et Rieule ont remporté l’or et Éros, le bronze. Celui-ci raconte sa progression vers la deuxième compétition du club, à Calgary : « À Edmonton, j’ai perdu deux fois. Mais dès mon premier combat à Calgary, j’étais contre la même personne et j’ai eu tout bon, j’ai failli avoir l’or. » David Filion est impressionné du fait qu’il a su « s’adapter à un style de lutte différent. « À Calgary, ils se battent une oreille contre l’autre. Éros s’est amélioré assez pour presque le battre la deuxième fois [et remporter l’argent]. »

Après avoir brillé à Cochrane, les trois jeunes auront jusqu’à décembre pour essayer de se qualifier pour les Jeux d’hiver de l’Alberta. Par ailleurs, Djouher, qui sera en 7e l’année prochaine, pourra aspirer à faire compétition au niveau Junior. « À ce niveau-là, il y a beaucoup plus de compétitions offertes, mais ça devient assez technique pour nous qui avons moins d’expérience. En lutte, l’erreur ne pardonne pas, on l’a vu à Cochrane », note M. Filion.

Pour sa part, Éros désire simplement continuer la compétition. « Peut-être que l’année prochaine j’aurai même un équipement et un uniforme de lutte », dit-il.

David Filion trouve les résultats de ses élèves d’autant plus réjouissants étant donné le peu d’expérience et le fait qu’ils viennent d’un « bassin de compétitivité peu élevée » puisque d’une petite école rurale. « Je considère que mes étudiants sont les meilleurs de l’Alberta », conclut l’entraîneur.

 

Photos : courtoisie

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