Si le patinage de vitesse vous intéresse, vous connaissez peut-être déjà son nom. Vincent a 20 ans, vit à Calgary, et épate le milieu par son ascension sportive fulgurante. Revenons sur son parcours et notamment sur son année 2014 qui a été riche en succès.

 

Un rêve démarré jeune

 

Vincent de Haître est né à Ottawa en 1994, dans une famille franco-ontarienne, et commence à patiner dès son plus jeune âge. « Quand j’avais 5 ans, un ami de la famille a vu que j’aimais pratiquer ce sport et a recommandé à mes parents de m’inscrire au patinage de vitesse ». Mais son futur de sportif aurait bien pu s’arrêter avant même d’avoir commencé. « À 8 ans, j’ai décidé que je ne voulais plus patiner et j’ai arrêté d’en faire. Mais j’ai vite réalisé qu’il me manquait quelque chose et je suis revenu sur ma décision. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que le patinage de vitesse était ma passion ».

 

Depuis déjà 8 ans, Éric Ménard sillonne les routes du Canada en moto pour le plus grand plaisir des téléspectateurs de son émission Le Show de Moto, diffusée sur la chaîne québécoise Réseau des Sports (RDS).

 

Dans Le Show de Moto , Éric Ménard et son équipe parcourent chaque année des routes différentes, comme au Labrador ou sur la côte Nord, pour donner au Québécois l’envie de faire de la moto ailleurs que chez eux. « Il faut cependant que cela soit accessible, confie Éric, comme aux États-Unis. Nous avons déjà fait un Calgary – San Diego – Montréal en un mois. Mais il nous arrive aussi d’aller de temps en temps sur d’autres continents, au Pérou ou en Turquie par exemple. Je m’envole justement demain pour 11 jours de moto en Toscane !»

 

Mais cet été, c’est en Alberta que la 8e saison a été tournée, plus précisément autour de Calgary. « Nous sommes partis de Calgary, puis on est allés dans les Badlands, à Drumheller visiter le Royal Tyrrell Museum. On est ensuite monté vers Barrhead voir un rodéo, puis on est allés dans des communautés francophones comme Beaumont et Morinville. Nous avons aussi été à Banff et Jasper. Marc Tremblay du Conseil de Développement Économique de l’Alberta (CDÉA) nous a beaucoup aidé, je lui ai donné les grandes lignes de ce que je voulais voir, ce qui représente l’Alberta à mes yeux, comme de gros ballots de foin à perte de vue, des cowboys et des paléontologues », raconte Éric Ménard.

L’équipe de hockey de Falher, les Pirates, a réussi à rassembler assez de joueurs pour se maintenir dans la North Peace Hockey League.

« On est le Canadien de Montréal de North Peace », s’exclame le directeur des Pirates, Daniel Bouchard. En effet, durant les sept dernières années, l’équipe a remporté cinq fois la première place. La division elle-même est très compétitive, ce qui fait en sorte que ce n’est pas n’importe qui qui peut venir jouer pour Falher.

Il y a quelques semaines, le village de la région de Rivière-la-Paix pensait ne pas avoir d’équipe à encourager cette année. « On a de la misère à trouver des joueurs », confirme M. Bouchard. Certains joueurs locaux, dont le fils de M. Bouchard, Jason, qui est capitaine de l’équipe, reviennent année après année.

Les plus grands athlètes d’élite canadiens étaient rassemblés à Calgary du 26 au 28 septembre.

C’est du 26 au 28 septembre que des médaillés olympiques et paralympiques, des espoirs des Jeux panaméricains 2015 et olympiques de 2016 et des athlètes ayant participé à des championnats du monde se sont réunis à Calgary pour célébrer la 22e édition du forum annuel AthlètesCAN, le plus important rassemblement des représentants des athlètes des équipes nationales hors de la compétition.

Plus de 100 délégués, dont des représentants de plus de 45 sports, participaient au colloque de deux jours. Le forum rassemblait les athlètes d’élite et les leaders du sport canadien afin qu’ils puissent découvrir les rouages du système sportif, acquérir des compétences en leadership, partager leurs idées et développer un réseau de contacts dans le cadre d’ateliers interactifs, de séminaires et de présentations.

Le 23 septembre, les Canadiens de Montréal affrontaient les Bruins de Boston dans un match de présaison. À 17h30, heure de début du match à Edmonton, Mario Giguère et plusieurs autres partisans du Canadien en Alberta se sont retrouvés face à un écran noir sur la chaine RDS.

 


Ça ne date plus d’hier qu’il faille s’abonner au câble pour voir les matchs de l’équipe favorite de beaucoup de francophones hors Québec. La nouveauté, c’est que même pour ceux qui ont déjà le câble et les chaines spécialisées, les matchs hors marchés ne seront plus disponibles en français à l’extérieur du Québec et de l’Ontario. « L’avantage, c’était que RDS avait les droits régionaux (et nationaux), donc on pouvait voir les 82 matchs (des Canadiens) », explique Mario.

Du 26 au 28 septembre, l’Edmonton Comic & Entertainment Expo a attiré 47 000 amateurs de BD, séries TV et jeux vidéo.

Parmi les invités de marque : Mads Mikkelsen (Hannibal), Summer Glau (Firefly) et le duo Simon Helberg / Kunal Nayyar (The Big Bang Theory).

À l’extérieur de l’Expo Center, des fans de Harry Potter jouaient au... quidditch ! Véronique Lacroix était parmi eux.

Enseignante en immersion à l’école Archbishop O’Leary, Véronique Lacroix habite Edmonton depuis deux ans. Avant cela, cette francophone de 25 ans vivait en Ontario. « J’ai fait mes études à Ottawa et la première fois que j’ai vu du quidditch, c’était à mon université ! »

Pour ceux qui n’auraient pas lu la saga fantastique Harry Potter (ou vu les films), le quidditch est un sport d’équipe dans lequel les joueurs doivent lancer des balles dans des cerceaux, éviter des projectiles appelés « cognards » et tenter d’attraper le « vif d’or », une petite boule ensorcelée munie d’ailes. Ah et tout le monde se déplace sur un balai volant.

Les élèves des écoles Les Cyprès, à Medicine Hat, et La Verendrye, à Lethbridge, se sont retrouvés sur l’itinéraire de Sébastien Sasseville, un Québécois qui fait la traversée du Canada à la course pour vaincre le diabète.

 

20 km… non pas par jour, mais bien 20 le matin, 20 l’après-midi, 5 à 6 jours par semaine. Et le reste du temps, encourager les autres à avancer. C’est ce que fait Sébastien Sasseville depuis qu’il est parti de Terre-Neuve, le 2 février de cette année.

L’annonce est tombée jeudi 4 septembre : Red Deer a été choisie pour accueillir les Jeux d’hiver du Canada en 2019. Une décision qui clôture un processus de sélection en marche depuis octobre 2013. Red Deer était en concurrence avec Lethbridge.

« Les deux municipalités ont présenté d’excellentes candidatures et peuvent être fières de ce qu’elles ont accompli », a tenu à préciser Tom Quinn, le président du Conseil des Jeux du Canada. « Je sais que ce fut un choix difficile et une course serrée », a ajouté Richard Starke, ministre du Tourisme, des Parcs et du Loisir.

Un tournoi de golf en français était organisé jeudi 28 aout à l’Apple Creek Resort d’Airdrie. Le Franco en a profité pour revenir sur la carrière du président d’honneur Claude Vilgrain, un ex-international de hockey sur glace.

Pas de chance, le tournoi de golf du Comité de Calgary et de la Fondation franco-albertaine s’est déroulé sur la pluie. Chaque joueur s’est donc contenté de quelques trous avant de se mettre à l’abri. « Les gens se sont quand même bien amusés », se console Claude Vilgrain, président d’honneur de l’évènement et ancien international de hockey. « L’idée, c’était de créer un évènement pour que les francophones se rencontrent, dans une atmosphère relax », résume le sportif.

Né à Haïti en 1963, Claude Vilgrain est encore bébé quand il déménage au Canada. Il passe son enfance à Charlesbourg, un des arrondissements de la ville de Québec. « Un bel endroit », se rappelle-t-il. La passion du sport ne tarde pas à se manifester. « J’ai tout fait : le hockey, le football, le baseball, le soccer… » Liste non exhaustive. En 1982, il est repêché par les Red Wings de Détroit. « C’est là que l’aventure a commencé. »

Du 26 aout au 1er septembre, Edmonton accueillait la Finale TransCanada Corp de Série mondiale de triathlon. Parmi les quelques francophones en compétition, la Belge Claire Michel, classée 24e à l’issue de la course élite féminine.

Samedi 30 aout, midi, parc Hawrelak. Une  soixantaine de femmes sont alignées au bord du lac. Au coup d’envoi, toutes se jettent à l’eau, dans un synchronisme presque parfait. Parmi elles, Claire Michel, qui tente de tirer son épingle du jeu. « C’est toujours un peu la bagarre, explique la sportive belge de 25 ans, surtout quand on arrive à la bouée. C’est difficile de bien se placer. » La nageuse mettra finalement 20’08’’ pour boucler 1500 mètres, une performance « pas terrible » selon elle.

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