HELENE MAX FELIX Large« C’est quatre à quatre, tout le monde a gagné ! », a lancé un papa qui entraînait bénévolement un petit groupe de filles lors de la dernière pratique de soccer en français de l’été, le 27 juin, à la Cité des Rocheuses de Calgary. Pour cette troisième saison de soccer en français, le nombre d’élèves inscrits, soit de 75, a justifié l’embauche de deux entraîneurs qualifiés.

Le jeune Félix Harrison, âgé de 4 ans, attend patiemment son tour en regardant son grand frère Maxim jouer au soccer. Chaque samedi, les deux garçons et leur maman, Hélène Chouinard-Harrison, se rendent à la Cité des Rocheuses de Calgary pour leur entraînement de soccer en français. C’est la troisième saison de Maxim, l’aîné de la famille.

Du 22 au 24 mai, près de 375 participants, 55 entraineurs et 13 chefs de mission ont afflué de partout en province dans la communauté hôte de Camrose afin de prendre part aux 21 es Jeux francophones de l’Alberta (JFA). Une première pour la ville de Camrose qui présentait l’évènement puisque ses athlètes en étaient à leur première participation l’an dernier.

 

JeuxFrancoCamrose

Comme chaque année, la Fédération du sport francophone de l’Alberta (FSFA) organise avec l’aide de la communauté hôte les JFA. Un évènement qui regroupe plusieurs athlètes âgés de 12 à 18 ans pour participer à des compétitions dans    différentes disciplines officielles : soccer, basketball, badminton, hockey-balle et volleyball. Mais encore, il y avait aussi un

sport en démonstration, soit le Crosscountry, qui était offert pendant les demi-finales et les finales afin de permettre aux jeunes qui n’ont pas pu s’y rendre de tenter leur chance dans ce sport. Étant le seul évènement sportif d’une telle envergure qui se déroule en français en Alberta, Yann Gingras, président de la FSFA, estime qu’il s’agit d’une excellente occasion pour promouvoir la langue.« Non seulement les JFA sont un tremplin pour les francophiles et les francophones pour pratiquer leur sport  en français, mais c’est aussi une occasion pour les jeunes de se rassembler ensemble pour avoir une fin de semaine de plaisir en français ».

Shyanne Gauthier (numéro 12) en compagnie de son équipe U17 et de son coach Étienne Vaillancourt
(courtoisie : Glenda Bouvier)

 

Plusieurs jeunes francophones de l’Alberta participeront aux championnats nationaux de volleyball qui se tiendront du 14 au 19 mai à Calgary. Parmi eux : Shyanne Gauthier (U17), Nolan Ulliac (U17) et Shantae Levoir (U15), tous les trois membres du Plamondon Volleyball Club (PVC).

« Si quelqu’un à l’opportunité de porter son équipe au national, il ne faut pas la manquer ! », estime Shyanne Gauthier, capitaine des filles U17 au PVC. Avec son équipe, elle se rendra cette fin de semaine à Calgary dans le cadre des Championnats Volleyball Canada 2015. Elle a hâte de rencontrer les équipes des autres provinces. « Je ne pense pas que je pourrai gagner mais ça va être une bonne expérience », affirme avec humilité Nolan Ulliac, joueur U17 au PVC.

Comme Shyanne et Nolan, Shantae étudie à l’école Beauséjour de Plamondon et a commencé le volley au sein du Plamondon Volleyball Club. « Ma mère jouait, ma tante jouait… C’était juste un des sports populaires de notre école », raconte simplement la joueuse U15. Le compétition à Calgary sera son tout premier tournoi national. Au volley, elle apprécie notamment la dynamique de groupe : « Ce n’est jamais la faute d’une personne : c’est toute l’équipe qui travaille ensemble », souligne-t-elle.

Après un an et demi de préparation, Benoît Gendreau-Berthiaume, Magali Moffatt et Mali, leur fils de cinq ans, s’apprêtent à parcourir la grande majorité  des 5 000 kilomètres séparant Edmonton et Montréal à bord d’un canot. Ce périple de 120 jours débutera le 2 mai à 9 h au parc Capilano.

L’idée de départ, c’était un road trip Edmonton-Montréal, mais leur voiture a rendu l’âme. « J’étais déçue, je voulais faire un voyage », se souvient Magali. La traversée de l’Atlantique à la rame de Mylène Paquette, pendant l’été 2013, lui inspirera un plan B. « C’était complètement fou, j’avais envie de faire une aventure comme ça ! […] J’ai dit à Ben: heille, pourquoi on pagayerait pas jusqu’au Québec ? » Une petite étincelle s’alluma alors dans les yeux de son mari...

Trois Québécois à Edmonton

Pas si vite ! Revenons un peu en arrière. Comment ces deux Québécois ont-ils atterri à Edmonton ? Benoît Gendreau-Berthiaume (30 ans) et Magali Moffatt (35 ans) se sont rencontrés à Montréal, dans un centre d’escalade où elle était instructrice. En 2007, ils décident de passer leur voyage de noces dans l’Ouest canadien, en commençant par Vancouver et Squamish, la Mecque des grimpeurs. Les nouveaux mariés termineront leur périple en Alberta, le long des Rocheuses. Un coup de cœur.

En 2010, au moment de se lancer dans un doctorat en écologie forestière, le regard de Benoît se tourne à nouveau vers l’ouest. Sa thèse portera sur la dynamique de population des forêts de pins tordus latifoliés de l’Alberta, en comparant l’évolution de différentes « placettes » (surfaces délimitées d’un hectare) sur les 45 dernières années. Direction Edmonton ! Sa femme et leur tout jeune fils Mali l’accompagnent, avec l’ambition de rentrer tous ensemble au Québec cinq ans plus tard.

Le 2 mai au Centre récréatif communautaire Meadows, le club de patinage artistique Gateway produira son spectacle annuel. Parmi les patineuses, la Franco-Albertaine Marjorie Lépine, 14 ans. Il s’agit de son premier gala avec son nouveau club.

Samedi 2 mai à 14 h, les 20 patineurs et patineuses du club  de patinage artistique Gateway présenteront un spectacle d’environ 90 minutes intitulé Cirque on Ice. Plusieurs figures et acrobaties seront alors présentées sur la glace. « Il y aura plusieurs numéros spectaculaires. Nous allons avoir également des solos présentés par trois patineuses de haut calibre  », a dit Desiree Tytgat, entraîneuse au club Gateway.

Inspiré du Cirque du Soleil, le huitième spectacle annuel du club présentera des numéros de clowns et d’acrobates. La Franco-Albertaine Marjorie Lépine prendra part à quatre numéros de groupe (Night, Belly dancers, Rebels et le final).

 

Chaque semaine en Alberta, une centaine d’élèves francophones du primaire s’activent offrent à ses jeunes l’option de combiner le sport et les études, un duo dans un programme de sport-études. Trois écoles du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) qui a des bienfaits sur leur santé mais aussi sur leur concentration.


En 2008, il n’y avait que l’école Citadelle à Legal qui offrait un programme de sports en Alberta. Or, depuis les trois dernières années, deux nouveaux joueurs sont entrés dans la partie : l’école La Mission de Saint-Albert en 2012 et l’école Sainte-Jeanne-d’Arc d’Edmonton en 2014.

Ancien joueur et entraîneur adjoint avec les Voyageurs du Saguenay dans la Ligue baseball junior élite du Québec (LBJÉQ), Éric Larouche est le grand manitou derrière le programme de l’école La Mission. « Quand j’étais jeune, j’ai toujours eu quelqu’un pour me pousser dans le dos. Avant même que j’accroche mon gant et mes crampons, je me disais qu’un jour j’allais redonner à ma communauté. Je suis très fier de ce qu’on a accompli jusqu’à maintenant », a lancé Éric Larouche, qui enseigne le programme le plus complet de la province.  La Mission est la seule école qui embauche deux entraineurs contractuels chaque année, David Pelletier et Zakaria Hammam. L’un est médaillé d’or olympique de patinage artistique en 2002 et l’autre est un spécialiste du ballon rond.

Mercredi 1er avril, le premier cours printanier de « yoga bébé » proposé par l’Institut Guy-Lacombe s’est tenu à La Cité francophone. Cinq jeunes mamans y ont participé.

Studio de La Girandole, 13h. Cinq jeunes femmes s’installent en demi-cercle sur des tapis de sol autour de Charlotte Le Mellédo, la professeure de yoga. Particularité du cours ? Cinq bébés accompagnent leurs mamans.

Certaines se connaissent déjà, mais toutes se présentent en précisant, à la demande de la prof, si elles ont accouché par voie basse ou par césarienne. En effet, Charlotte conseille d’attendre 4 à 6 semaines dans le premier cas, 12 dans le second, avant de (re)faire du yoga, pour des questions de cicatrisation. Eva Lemaire, mère du petit Matteo, a accouché il y a seulement 5 semaines. « Attention à l’ouverture des hanches », prévient Charlotte, encourageant la jeune mère à « ne pas aller trop loin dans les étirements ».

Après quelques anecdotes personnelles permettant de détendre l’atmosphère, les participantes peuvent commencer les exercices, en suivant les indications de la professeure qui donne ce cours depuis septembre 2014 et enseigne le yoga depuis trois ans.

Gregory Chauvet a découvert le handball sur le tard, au secondaire, ce qui ne l’a pas empêché d’intégrer les équipes provinciales junior et senior, ainsi que l’équipe nationale junior. Il espère se qualifier pour les prochains mondiaux.

Né à Red Deer de parents anglophones, Gregory Chauvet a appris le français en immersion dès la maternelle. C’est à la Lindsay Thurber High School, en 11e, qu’il découvre le handball. « À l’école, j’ai joué pratiquement tous les sports. Le handball était juste le sport qu’on jouait au printemps parce que le basket était fini et qu’on n’avait pas grand-chose à faire ! », se rappelle Greg. Un choix un peu par défaut qui a finalement débouché sur une passion.

Un des attraits de ce sport rapide et nerveux était que « tout le monde commençait au même niveau et avait la même expérience », puisque personne n’avait eu l’occasion de jouer auparavant. Paradoxalement, c’est aussi ce qui dissuadait certains jeunes, découragés à l’idée de se frotter à une toute nouvelle activité. Greg, lui, tente l’aventure et y prend goût. « J’ai été approché par le coach de l’équipe provinciale, il donnait des pamphlets à tout le monde avec du potentiel. »

Un an à peine après leurs débuts dans le nouveau club de lutte de l’école du Sommet à Saint-Paul, trois élèves se sont démarqués lors d’une compétition provinciale à Cochrane le 7 mars.

« Nous on allait là pour vérifier la compétitivité de notre club », se souvient l’entraîneur du club et enseignant d’éducation physique, David Filion. Celui-ci n’espérait pas ramener deux médailles d’argent et une de bronze, lors du passage de ses trois athlètes, Éros Cueva, Djouher Mansouri et Rieule St-Pierre, à Cochrane le 7 mars.

Le club a été formé cette année par David Filion, qui a avait remarqué un intérêt pour le sport de combat chez ses élèves, en partie grâce au tournoi amical organisé par le Conseil scolaire du Centre-Est chaque année. Seulement trois jeunes ont pu s’inscrire cependant, car les horaires entraient en conflit avec ceux du hockey. Les trois lutteurs, de poids complètement différents, ne pouvaient techniquement pas lutter l’un contre l’autre pour se pratiquer.

L’entraîneur a donc recruté une étudiante de 9e année pour l’assister et entrainer Djouher Mansouri, un peu plus lourde, et fait venir plusieurs fois le frère d’Éros pour l’entraîner. Lui-même n’avait pas d’expérience en lutte. « Je suis juste un prof d’éducation physique qui va en fonction des intérêts des étudiants », dit celui qui a appris en autodidacte.

Pour que les francophones aient, eux aussi, le plaisir de regarder l’un de leur sport préféré dans leur langue maternelle, l’ACFA de Calgary a organisé pour la première fois le samedi 7 février une soirée de hockey en français !

 

C’est dans la patinoire principale du centre Max Bell que se sont affrontés les Canucks de Calgary, à domicile, et les Dragons de Drumheller. Mais une chose différait des autres matchs de la ligue de jockey junior de l’Alberta… cette fois-ci le jeu était présenté et commenté dans la langue de Molière !

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