Voici mon attaque à cinq.

Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!

Bob Hartley, l’ancien entraineur-chef des Flames de Calgary. (photo : Jerome Miron / USA Today).

1. Les Blues affectés par les incendies de Fort McMurray

Les Oilers, les Flames et la Ligue nationale de hockey (LNH) ont contribué en offrant 100 000 $ chacun pour les opérations de secours à Fort McMurray, où près de 88 000 résidents ont dû être évacués en raison des incendies de forêt. Au Missouri, les Blues ont versé la recette de leur loterie 50-50 lors du match du jeudi 5 mai contre les Stars. Pourquoi les Blues? Et bien, en raison du personnel qui est originaire de cette ville. L’attaquant Scottie Upshall a grandi dans le quartier Thickwood Heights, ayant patiné à l’Aréna Frank Lacroix, autrement nommé aréna Beacon Hill, dans sa jeunesse. Colton Parayko, originaire de Saint-Albert, a joué deux saisons pour les Oil Barons au niveau Junior A. L’entraineur-chef Ken Hitchcock connait près de 100 personnes de Fort McMurray, dont une douzaine d’anciens joueurs de la Ligue de hockey de l’Ouest (WHL), bien qu’il soit natif d’Edmonton. Kyle Brodziak (St-Paul), Jay Bouwmeester (Edmonton) et Ty Rattie (Calgary) sont également des Albertains dans l’alignement.

Mcmurray fire
Qu’ont en commun Rome, Sparte, Athènes? Chacun de ces empires a connu une prospérité éclatante avant de s'écrouler inexorablement. À l'instar de ses illustres consœurs, Fort McMurray, troisième réserve mondiale de pétrole et figure emblématique du royaume canadien, connaitra-t-elle le même sort? Le brasier qui fait rage changera-t-il la donne? Cette tragédie, qui ne laisse personne indifférent, ne donnera pas d’autre choix à l’Alberta que de se renouveler.

Fort McMurray, aujourd’hui tout le monde connaît! Toutes les chaînes de télévision ont parlé de cette ville ouvrière de 130 000 habitants, située au nord de la province. Si certains sont affligés par la situation des évacués, d’autres y verront un pied de nez de la nature, un retour du karma… Bref, des opinions mitigées par rapport à l’exploitation très controversée des sables bitumineux.

Des reportages sur « Fort Mcmoney » avaient déjà été tournés. Construite exclusivement sur l’économie du pétrole, la ville a vu son aura partir en fumée. Un vent trop fort a fini par souffler sur les braises de l’exploitation pétrolière et remettre certaines choses en perspective. Depuis des années, beaucoup de personnes vivaient à Fort McMurray en raison des salaires plus qu’élevés. 500 000 $ comme salaire à l’année était presque une norme pour les personnes établies à « Fort Mac ». Cela dit, qui sommes-nous pour juger? Qui n’a jamais rêvé de donner les moyens à sa famille d’avoir un avenir et une existence confortables et dorés?

Avec ses hauts salaires, Fort McMurray a représenté une forme de démesure. Démesure des salaires, démesure de l’exploitation outrancière de l’environnement. La démesure de cet incendie est à son tour à l’image du train de vie et du rythme effréné imposé à l’environnement. De quoi faire réfléchir! Et pourtant, déjà les pétrolières exigent de la province que l’exploitation de l’or noir reprenne...

Véritable plaque tournante du pétrole, que va t-il advenir de Fort McMurray? Raisonner sur le court terme n’est plus un luxe que l’économie canadienne peut se permettre. Ces derniers temps, l’Alberta avait déjà été victime de la chute du prix du baril de pétrole. L’économie canadienne va-t-elle prendre de nouveau un sérieux coup dans l’aile avec cette tragédie? La chute de la production est estimée selon les experts entre 1 et 1,5 million de barils par jour, soit presque un quart de toute la production canadienne.

Ce drame humain et écologique possède au moins un intérêt : celui de nous faire réfléchir et de se réinventer. Selon vous, quelle sera la teinte de l’horizon de Fort McMurray? Rouge, noir, vert… les paris sont ouverts.

 

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