Réseau santé: Une année de transition

Samedi 2 juin, l’assemblée générale annuelle (AGA) du Réseau santé albertain (RSA) s’est tenue au sein du grand salon du Campus Saint-Jean à Edmonton. Pour la première fois ouverte au public, la session de deux heures a successivement vu le président sortant Stéphane Perreault, et le directeur général Paul Denis, faire le bilan de l’année qui vient de s’écouler. Si 2017 était une année de changement, 2018 s’est avérée être une année de transition.

Reseau sante AGA

« On peut seulement qualifier le bilan de mitigé si on le regarde à court terme. En revanche à  long terme on est sur la bonne voie », déclare le président sortant Stéphane Perreault, qui ne peut s’empêcher de repenser à la fermeture de la clinique francophone de Calgary.

Ce dont il est le plus fier, « c’est la transformation du réseau en un organisme communautaire, par la création d’un nouveau statut et règlement ». Cette vision à long terme invitera la communauté à partager ses idées avec les représentants, et visera donc à les impliquer davantage.

Comptant désormais trois employés, le RSA a entrepris cette année un virage stratégique avec l’élaboration d’une planification quinquennale. Sa mise en œuvre reposera sur un financement de Santé Canada pour la période 2018-2023 par l’entremise de la Société Santé en français (SSF).

Ainsi, en raison des changements apportés par Santé Canada, certains projets de santé ne se poursuivront plus dans leur format actuel. Pour une période de transition seulement, certains de ces projets recevront un financement d’appui afin de les rendre autonomes.

Projets priorisés

La consultation communautaire du RSA menée en janvier 2017 a priorisé un plan de communication globale, ainsi que trois axes de projets qui incluent la pérennité des premiers soins en santé mentale en français, la mise à jour du répertoire santé, et le recrutement d’alliés santé. Le tout en vue de favoriser l’offre active de services de santé en français.

Reposant sur d’étroites collaborations avec la Fédération des ainés franco-albertains (FAFA), Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA), ainsi que l’Association canadienne française de l’Alberta (ACFA) provinciale et les régionales, le RSA compte bien nourrir ses réflexions afin d’être opérationnel pour le plan 2018-2023.

Selon son directeur général Paul Denis, l’un des grands défis à venir sera de « trouver les moyens d’assurer la pérennité de projets santé répondant aux besoins particuliers de la communauté ».  

Durant cette AGA, les réflexions et les échanges constructifs n’ont pas manqué. Avec cette nouvelle façon de faire, Paul Denis assure « que le mouvement santé en français devient un mouvement de la communauté, et plus un mouvement qui vient d'en haut comme c'était le cas dans le passé ».

Ces débats ont ainsi été l’occasion de réfléchir sur les moyens de mieux servir les aînés, les immigrants francophones, et une piste est même à l’étude pour ouvrir un deuxième bureau à Calgary.

Un nouveau président

Peu avant le conseil d’administration qui allait élire un nouveau président, Stéphane Perreault lui souhaitait déjà bonne chance. D’après lui, l’idéal serait « d’écouter la communauté et s’engager le plus positivement possible pour le changement », afin que le RSA reste sur de bons rails.

C’est sans surprise que le nom de Michael Tyron à été annoncé suite à ce CA. Déjà membre du conseil depuis plusieurs années, et directeur de Canadian Parents for French (CPF), il fera selon Paul Denis un très bon successeur. « Il pourra faire un lien intéressant avec une population anglophone qui apprend le français », a déclaré Paul Denis, très heureux de cette nomination.

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