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La santé mentale : une priorité pour les francophone de Fort McMurray

La clinique francophone de Calgary vient d’achever une nouvelle série de consultations psychologiques gratuites pour les francophones de Fort McMurray. Une visite qui confirme une nouvelle fois, d’après l’ACFA régionale de Wood Buffalo, les besoins de la communauté dans ce domaine.

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Ces consultations sont « le seul moyen pour notre communauté d’avoir accès à des services de santé mentale en français », a déclaré Angelina Gionet, directrice de l’ACFA régionale de Wood Buffalo.

C’est en juillet dernier que l’ACFA provinciale, l’ACFA régionale de Wood Buffalo et la clinique  francophone de Calgary ont lancé ce programme de santé mentale, avec pour objectif d’apporter un soutien psychologique aux familles de Fort McMurray après les feux qui ont touché la ville.

Grâce à un financement provenant de la Croix Rouge, des consultations régulières ont pu être mises en place et depuis janvier 2017, une psychologue de la clinique francophone de Calgary se rend chaque mois à Fort McMurray.

Environ 150 personnes ont pu bénéficier de ces services pendant la première phase du programme qui s’est terminée en décembre 2016.

Soutien pour les parents

Chaque mois, en plus des consultations individuelles, la psychologue organise aussi des activités de groupe, comme ce fut le cas le 27 mars pour les parents de l’école Boréal. Ce jour-là, l’école avait ouvert ses portes pour permettre aux enfants et à leurs parents de préparer leur retour dans ce lieu durement touché par les incendies. Les rénovations sont maintenant quasiment terminées et l’école devrait rouvrir officiellement dans les prochaines semaines.

Le retour sur ces lieux est «assez émotionnel, a expliqué Mme Gionet, les parents ont besoin d’un soutien.» C’est pourquoi Sophie Gentilini, psychothérapeute et coordinatrice de services en français à la clinique francophone de Calgary, a mené un atelier de groupe destiné à aider les familles dans cette transition.

« On approche aussi de la date anniversaire des incendies, a souligné Mme Gentilini, et c’est à ce genre d’occasions que beaucoup de choses reviennent, surtout chez les adultes. »

Dans le cas particulier de Fort McMurray, la majorité des gens qui consultent souffrent de troubles post-traumatiques. Mais comme nous l’a expliqué la psychothérapeute, il y a aussi des personnes qui souffraient déjà de troubles psychologiques avant les incendies, et pour qui la tragédie a contribué à les exacerber. Beaucoup de gens sont partis et donc ces personnes-là ont par exemple perdu leurs relations amicales, ce qui représente un autre deuil à gérer.

Alors que dans les premiers mois qui ont suivi les feux, la priorité consistait plutôt à apporter de l’aide d’urgence, il semblerait, d’après les propos de Mme Gentilini, que les résidents de Fort McMurray se préoccupent maintenant davantage de leurs besoins psychologiques. « Les symptômes s’installent, les gens prennent conscience que c’est le moment d’agir », a-t-elle dit.

Cette visite a été  aussi l’occasion pour les partenaires de discuter des besoins de la communauté en matière de santé mentale, et de dégager deux priorités pour les mois à venir : l’organisation de rencontres entre parents afin de leur permettre d’échanger ; et la formation de professionnels de santé mentale francophone en région.

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