Imprimer cette page

Le CANAVUA bonifie son offre

 

 

Parmi les plusieurs services par Volontaires unis dans l’action au Canada (CANAVUA), Navigateur en santé est très populaire. Depuis 2011, le service a aidé entre autres plusieurs centaines de Franco-Albertain à comprendre les diagnostics de leur médecin via un interprète bénévole qui les accompagnent. Ce service vient d’être amélioré avec le projet INTACC.

 

Même si les équipes bénévoles sont déjà assez bilingues pour aider, certains termes médicaux sont plus difficiles à comprendre, et encore plus difficiles à traduire. C’est là que le projet INTACC, mot-valise de « interprétation » et « accompagnement », change la donne. «  Concrètement, il permet de comprendre le jargon médical », explique  Michèle  Kutuku, bénévole pour CANAVUA à Calgary. « Cela nous facilite grandement la tâche, et cela permet surtout d’être traducteurs formels  plutôt qu’informels.» Mme Kutuku et deux autres bénévoles, Amélie Labrie  et Tina Mulanga, ont toutes trois suivi et réussi tout récemment la première phase de la formation. « J’accompagnais une dame pendant que je suivais ma formation, et par  chance le module que je faisais traitait de la même chose dont parlait le docteur. Lorsqu’il a mentionné COPD (chronic obstructive pulmonary  disease), j’ai tout de suite compris et j’ai pu tout de suite expliquer à la patiente en français ce qu’elle avait», confie M. Kutuku. En français, la maladie se nomme « bronchopneumopathie chronique obstructive ».

Ainsi, la formation INTACC, qui s’est donné au Bow College de Calgary, permettait de non seulement comprendre le langage médical anglais et son équivalent en français, mais aussi de mieux comprendre le corps humain. «  Comprendre les mots n’a pas été très difficile pour moi, comme j’avais déjà des connaissances en latin, mais c’est le module 3, avec l’étude du corps humain entier, que j’ai trouvé le plus difficile ! » Amélie Labrie et Tina Mulanga précisent quant à elles que l’examen final était particulièrement costaud, comme il y avait beaucoup de par cœur et qu’il fallait étudier beaucoup pour maintenir ses résultats.


Qu’un début

Trois premières bénévoles ont reçu la formation pour offrir un meilleur service, mais cela ne s’arrêtera pas là : un autre groupe du CANAVUA débutera aussi sa formation en juillet. Le but est de former un maximum  de gens. Pour leur part, Mmes Kutuku, Mulanga et Labrie poursuivront  elles aussi  leur  formation, comme elles n’ont franchi que la première étape sur trois de la certification. Cela annonce beaucoup de travail pour la suite, mais les bénévoles se disent enthousiasmées à l’idée de s’améliorer et ainsi améliorer leur service. Michèle Kutuku a le dernier mot : « Dans le domaine médical, on ne peut passe contenter de faire dans l’à peu près. »

Le service, offert depuis 2010 à Edmonton et depuis cet hiver à  Calgary, espère gagner de plus en plus de visibilité auprès des francophones de la  province, dont les nouveaux arrivants, qui ne se sentiraient pas à l’aise avec les termes médicaux en anglais. Pour obtenir ce service, il suffit d’en faire la demande, quelques jours à l’avance.

Évaluer cet élément
(0 Votes)