Un Réseau bilingue de la santé pour le nord de l’Alberta

 

Lancé début 2013 par Alberta Health Services, le Réseau bilingue de la santé a depuis identifié une centaine de professionnels francophones de la santé publique dans le nord de l’Alberta. Prochaines étapes ? Améliorer leur visibilité et favoriser le recrutement de personnel bilingue.

« L’objectif principal de ce réseau est de servir au mieux [les francophones], n’importe où, au nord de l’Alberta », explique son initiateur Nabil Maarouf. La région couverte est immense, avec pour limites sud Saint-Paul, Onoway et Jasper.

Après un démarrage en janvier 2013, le Réseau bilingue de la santé (RBS) a reçu une impulsion un an plus tard qui a débouché sur la signature des chartes avec les partenaires à l’été 2014.

Une centaine de professionnels francophones (et francophiles) de la santé publique ont d’ores et déjà rejoint le réseau : des médecins, des infirmières, mais aussi des techniciens de laboratoire et du personnel administratif.


Un système d’identification en ligne a été mis en place. Pour ceux qui s’y inscrivent, cela revient à dire « je parle en français, j’écris en français et je suis conscient que je vais servir les clients en français quand je suis disponible », précise Nabil Maarouf, qui rappelle qu’en Alberta, « on n’a pas de loi comme au Manitoba où l’on défend la langue française qui devient un droit légal ».

Le réseau effectue actuellement un travail de sensibilisation auprès des professionnels et des institutions. « Il faut changer les mentalités. 50% du mon travail, c’est la séduction par rapport à l’intérêt de la langue en tant qu’outil [pour] servir la population francophone qui est non négligeable et qui s’accroit de plus en plus », ajoute M. Maarouf.

« Dans le nord, ils sont sensibles à ça. Il y a une communauté francophone depuis quatre  générations et la proportion par rapport à la population est plus grande, peut-être 10% », estime Luc Therrien, le directeur général du Réseau Santé Alberta, une association qui encourage elle aussi les professionnels francophones – du public et du privé cette fois – à s’identifier via le site Services en français de l’ACFA.

Pour ce qui est du RBS, il devra s’assurer de faire connaître ses professionnels aux clients francophones. Cela pourrait par exemple passer par un système de signalisation dans les hôpitaux.

« On peut en toute légitimité aller en quête de financements », affirme désormais l’initiateur du réseau. Quels financeurs ? Santé Canada bien sûr, mais aussi Patrimoine canadien, le Secrétariat francophone ou même des associations qui oeuvrent dans la santé. Des fonds qui permettraient alors de lancer une phase de recrutement de nouveaux professionnels bilingues.

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