Basé à Edmonton, l’organisme à but non lucratif Dogs with Wings forme une quinzaine de chiens par an pour assister les aveugles, les handicapés moteur et les enfants autistes. L’Acadienne Lise Benoit s’occupe de l’entraînement avancé.

« La fondation Mira  donne peut-être 150 chiens par année… ici on en donne 15 ! », annonce modestement Lise Benoit, entraîneuse à Dogs with Wings (DWW). Ces quinze chiens, des labradors pour la plupart, sont offerts à des aveugles, des personnes en fauteuil roulant ou des familles avec des enfants autistes.

Originaire de Tracadie-Sheila au Nouveau-Brunswick, Lise Benoit grandit entourée d’animaux (« on n’était pas une ferme mais pas loin ») et se passionne pour l’entraînement lors d’un stage au centre de formation de Rigaud au Québec, un endroit où sont formés les chiens pour les douanes. Elle travaille ensuite à Mira entre 2006 et 2008. Un coup de foudre. « J’adore les contacts humains… Le fait de pouvoir aider les autres avec le chien que moi j’ai entraîné, je trouve que c’est un honneur », affirme l’Acadienne. Quand son mari militaire est transféré à Edmonton, elle entre à Dogs with Wings en tant que coordinatrice des bénévoles puis entraîneuse.

Fondé en 1996, Dogs with Wings a d’abord commencé à former des chiens de refuge. « Le problème, c’est que tu ne connais aucunement leur passé et leur santé », note Lise. C’est pourquoi, désormais, l’organisme n’accepte plus que des chiens d’écoles similaires et dispose de son propre programme de reproduction.

Depuis sa création, DWW a « gradué » une centaine de chiens. Huit employés y travaillent à plein temps et le chenil peut accueillir une vingtaine de chiens.

Mercredi 3 décembre,  trois chiens pas comme les autres étaient invités au Campus Saint-Jean. De quoi changer les idées des étudiants plongés dans leurs révisions, à la veille des examens…

« J’ai des étudiants qui connaissent les dates et qui viennent juste pour ça », sourit Josée Ouellette, psychothérapeute au Campus Saint-Jean (CSJ). « Ça », c’est la venue, une fois par mois, de chiens de CAAWLS (Chimo animal assisted wellness and learning society) accompagnés de leurs maître(sse)s bénévoles.

Mercredi 3 décembre, ils étaient trois dans le hall du pavillon Mac-Mahon : Simon (labrador  retriever), Mitzie (morkie) et Stella (goldendoodle). Les étudiants – principalement des étudiantes – ne se sont pas fait prier pour aller à leur rencontre.

« C’est rafraichissant de voir des animaux qui n’ont pas de soucis et qui n’ont pas d’examens, plaisante Catherine Deschênes, une étudiante en sciences biologiques. Dès que je vois un chien, je ne peux pas m’empêcher de sourire et de les flatter. »

Cela fait trois ans que de tels chiens viennent au Campus Saint-Jean. « On voulait faire des choses pour diminuer le stress des étudiants et créer une atmosphère plus conviviale », explique Josée Ouellette, responsable du programme au CSJ. [Certains étudiants] sont éloignés de leur famille… alors ce contact avec les chiens, c’est chaleureux. »

Le 1er décembre de chaque année est consacré à la Journée mondiale de lutte contre le SIDA. En Alberta, ou en Afrique, le virus est relativement méconnu. Voici l’essentiel de ce que vous devez savoir.

Ayant pour but de sensibiliser le grand public à la pandémie du SIDA et aux souffrances quotidiennes des personnes atteintes du VIH, cette journée est un rappel de la nécessité d’un effort international de :
1) former les populations à risque
2) développer des interventions efficaces pour prévenir, gérer et potentiellement soigner cette maladie

Qu’est-ce que le VIH/SIDA?

Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est un virus relativement méconnu. Le virus est transmis principalement par les fluides corporels infectés tels que le sang et le sperme. À cause de sa présence dans ces fluides, la transmission se fait surtout par le contact sexuel avec une personne atteinte et par le partage d’aiguilles contaminées. Entre une mère et sa progéniture, la transmission à travers le placenta, à l’accouchement et via le lait maternel est possible. Cependant, il n’y a pas de preuve que le VIH est transmis par la salive ou par le contact physique (par exemple en serrant la main ou en serrant quelqu’un dans ses bras).

Vendredi 14 novembre, le Campus Saint-Jean accueillait un symposium sur l’usage de la langue française en situation minoritaire dans le domaine de la santé. Trois intervenants – deux chercheurs et une pédiatre – ont exploré le sujet le temps de trois petites conférences.

« L’avenir s’écrira en français sur une grande partie de la planète », lance d’entrée de jeu Lucia Taylor, sociologue au Columbia College de Calgary et première intervenante du Symposium sur l’offre active dans le domaine de la santé. L’universitaire a tenu à donner quelques généralités sur la francophonie avant de parler du domaine plus spécifique de la santé.

Actuellement 220 millions dans le monde, les francophones devraient être 715 millions en 2050 – une dynamique principalement africaine –, ce qui aura bien évidemment un impact sur le Canada via l’immigration. Paradoxalement, « le français langue maternelle est en recul constant » au Canada, explique Lucia Taylor. Pour la première fois en 40 ans, le bilinguisme a d’ailleurs reculé en 2011 (17,5% contre 17,7% en 2001).

La période de froid a commencé doucement depuis quelques jours, amenant avec elle rhumes, grippes et autres joyeusetés dont on se passerait volontiers. L'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) régionale de Calgary s’est associée à la Madigan Pharmacy pour créer une clinique de vaccination contre la grippe pour les francophones de Calgary.

 

Cette journée de vaccination se tiendra le samedi 1er novembre, de 10 à 18h à la Madigan Pharmacy (6060 Memorial Drive NE T2A 5Z5), une officine qui offre des services en français. Pour pouvoir bénéficier de ce vaccin, vous devez avoir une carte d’assurance-maladie de l’Alberta. Si vous n’en avez pas, vous pouvez contacter directement l’AFCA de Calgary. Notez également que le vaccin ne peut être offert aux enfants de moins de 9 ans. Ceux-ci ne peuvent se faire vacciner que dans les quatre cliniques d’Alberta Health Services dédiées à la grippe.

 

« C’est la première fois qu’une journée de vaccination s’offre directement aux francophones, mais les anglophones peuvent également venir, les services sont offerts en français et en anglais », fait remarquer Jonathan Perron-Clow, coordonnateur de l’incubateur de services en français de Calgary à l’AFCA. Cette clinique éphémère devrait attirer plusieurs centaines de participants, et permettra aux francophones d’éviter de longues files d’attente ailleurs.

L’atelier du Comité en santé mentale qui a eu lieu le vendredi 17 octobre dans le cadre du Congrès annuel de la francophonie
fut l’occasion de prendre connaissance des avancées dans le dossier santé à Calgary.


Après un bref rapport sur le dossier de la santé mentale, l’adjointe aux opérations du Réseau santé albertain (RSA), Pauline Légaré, fit place au directeur de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Calgary, Esdras Ngenzi (photo).

L’ACFA travaille de concert avec le RSA afin de mettre en place un réseau de soins primaires en français à Calgary. « La vision est un centre de santé communautaire multiservices pour répondre aux besoins des francophones de la naissance à la fin de nos jours », précise M. Ngenzi. Les deux partenaires se sont inspirés du Edmonton Southside Primary Care Network qui offre une variété de soins primaires gratuitement et qui compte plusieurs praticiens francophones.

Alors que l’épidémie à virus Ebola peine à être endiguée en Afrique de l’Ouest (près de 5 000 morts), les Guinéens de l’Alberta se font du souci pour leurs proches restés au pays, qui ne réalisent pas toujours la gravité de la situation.

Selon le bilan de l’Organisation mondiale de la santé daté du 25 octobre, la maladie hémorragique Ebola a provoqué la mort de 4 922 personnes. L’immense majorité des victimes habitaient au Libéria (2 705 morts), en Sierra Leone (1 281 morts) ou en Guinée francophone (926 morts), d’où est partie l’épidémie le 26 décembre 2013.

« Un ami avec qui j’avais étudié au collège travaillait pour la Croix Rouge locale. Il est mort », raconte Cherif Diallo (à gauche sur la photo), le président de la Communauté guinéenne d’Edmonton (EGC). « Moi j’ai un beau-frère qui était médecin, un spécialiste des maladies infectieuses, ajoute Vic Camara (à droite sur la photo), le responsable de la communication au sein de l’EGC. Il était parti à l’intérieur du pays, à Pita exactement, pour lutter contre l’Ebola. Il y a deux semaines, il a été contaminé par une patiente et trois jours après il est décédé. »

Une garderie, une prématernelle et une école francophone pourraient voir le jour dès septembre 2014, tandis qu’un groupe de jeux commencera dès le 25 janvier.

Près de 60 personnes se sont entassées dans la petite salle de rencontre du Beaumont Aqua-Fit Centre, le 13 janvier dernier, pour découvrir des services qui pourraient voir le jour dans un avenir rapproché dans la ville bilingue et pour créer une Société de parents pour l’éducation française (SPEF).

Le 10 septembre dernier, le ministre de la Santé Fred Horne, accompagné de sa désormais ministre adjointe Janet Davidson, a ordonné une restructuration massive de la gouvernance d’Alberta Health Services. Cinq des 80 cadres ont été licenciés, 65 autres perdant leur titre de vice-présidents et gagnant, en contrepartie, des responsabilités plus proches des employés de première ligne. De 80, on passe donc à une bureaucratie composée de 10 cadres supérieurs.

Cette restructuration vient dans la foulée de l’enquête de l’ex-administratrice d’AHS, Mme Davidson prescrit par le ministre Horne après qu’il ait licencié le Conseil d’Administration d’AHS en juin dernier. Cette restructuration reflète, entre autres, la volonté du ministère de la Santé de s’imposer comme acteur décisif dans la gestion des services de santé de la province. 

Le Réseau santé albertain a présenté son rapport annuel pour l’année 2012-2013, le 17 juin dernier. 

 

Lors d’une conférence de presse à La Cité francophone, le Réseau santé albertain (RSA) a fait un retour sur les projets qui ont caractérisé la dernière année, ainsi que la période de financement de 2010 à 2013. 

 

À la suite de la Feuille de route de 2008, le RSA avait tenu un colloque en 2009 afin de déterminer les priorités en santé pour les années à venir. Trois priorités avaient alors été établies, soit la promotion de la santé, la promotion des services en français et l’appui aux personnes aidantes. 

 

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