Une garderie, une prématernelle et une école francophone pourraient voir le jour dès septembre 2014, tandis qu’un groupe de jeux commencera dès le 25 janvier.

Près de 60 personnes se sont entassées dans la petite salle de rencontre du Beaumont Aqua-Fit Centre, le 13 janvier dernier, pour découvrir des services qui pourraient voir le jour dans un avenir rapproché dans la ville bilingue et pour créer une Société de parents pour l’éducation française (SPEF).

Le 10 septembre dernier, le ministre de la Santé Fred Horne, accompagné de sa désormais ministre adjointe Janet Davidson, a ordonné une restructuration massive de la gouvernance d’Alberta Health Services. Cinq des 80 cadres ont été licenciés, 65 autres perdant leur titre de vice-présidents et gagnant, en contrepartie, des responsabilités plus proches des employés de première ligne. De 80, on passe donc à une bureaucratie composée de 10 cadres supérieurs.

Cette restructuration vient dans la foulée de l’enquête de l’ex-administratrice d’AHS, Mme Davidson prescrit par le ministre Horne après qu’il ait licencié le Conseil d’Administration d’AHS en juin dernier. Cette restructuration reflète, entre autres, la volonté du ministère de la Santé de s’imposer comme acteur décisif dans la gestion des services de santé de la province. 

Le Réseau santé albertain a présenté son rapport annuel pour l’année 2012-2013, le 17 juin dernier. 

 

Lors d’une conférence de presse à La Cité francophone, le Réseau santé albertain (RSA) a fait un retour sur les projets qui ont caractérisé la dernière année, ainsi que la période de financement de 2010 à 2013. 

 

À la suite de la Feuille de route de 2008, le RSA avait tenu un colloque en 2009 afin de déterminer les priorités en santé pour les années à venir. Trois priorités avaient alors été établies, soit la promotion de la santé, la promotion des services en français et l’appui aux personnes aidantes. 

 

L’accès aux services de santé en français chez les ainés est un sujet qui a réussi à mobiliser la communauté francophone au cours de l’hiver 2012, et c’est avec grand intérêt que les participants de l’atelier présenté au Rond Point sont venus prendre des nouvelles sur l’avancement du dossier.
 

Claudette Proulx de Bonnyville, l’une des participantes, s’est intéressée à l’atelier à cause d’un vécu personnel. Elle a vu sa mère, qui réside au foyer pour ainés Bonny Lodge à Bonnyville, avoir du mal à répondre un questionnaire en anglais qui évaluait son état de santé. « Ma mère n’avait pas bien compris les questions », déplore Mme Proulx, qui est convaincue que son cas est loin d’être unique. « Ma mère n’est pas la seule. Il y a beaucoup de gens qui parlent français dans ce foyer. »

Pour clore le dossier sur l’accessibilité aux soins de santé en français en Alberta, Le Franco examine une perspective nationale. Une étude conduite par l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques se penche sur les causes et les facteurs qui déterminent l’offre de soins de santé en français en contexte minoritaire.

L’accès aux services de santé en français s’est amélioré de façon inégale selon les provinces depuis les années 1990. La crise liée à la possible fermeture de l’Hôpital Montfort, un établissement francophone à Ottawa, en 1997, a servi de déclencheur à une prise de conscience des francophones de l’importance de la protection des soins de santé en français en situation minoritaire.

« Beaucoup d’infirmières et de médecins sont bilingues, il y a toujours eu du français dans la région », assure la coordonnatrice de services en français à Alberta Health Services (AHS) pour le Nord-Ouest albertain, Rachelle Bérubé.

Son poste a été créé il y a une quinzaine d’années, à la suite d’une étude menée par l’Association canadienne-française de l’Alberta régionale de Rivière-la-Paix, dont les résultats justifiaient le besoin d’assurer des services de santé en français dans la région.

Dans notre série d’articles ayant trait au domaine de la santé en français, Le Franco revient cette semaine sur deux rencontres qui ont eu lieu à la fin du mois de janvier et qui démontrent une mobilisation et une volonté de faire bouger les choses.

Alors que les dirigeants de différents organismes francophones se rassemblaient, le 28 janvier dernier, pour étudier la question de l’accès aux soins de santé en français en Alberta, le Réseau santé albertain (RSA) rencontrait le médecin Chris Eagle, responsable d’Alberta Health Services (AHS), deux jours plus tôt afin de familiariser ce dernier avec la communauté francophone et ses besoins.

« On ne pouvait pas dire que nous allions construire un centre exclusivement pour francophones. » - Denis ColletteLe Centre de santé Saint-Thomas (CSST) a été inauguré officiellement le 20 mai 2008, après avoir ouvert ses portes en aout 2007. Pour plusieurs francophones, cette ouverture permettrait aux ainés ayant besoin de soins de santé de vivre leurs derniers jours en français. Près de quatre ans plus tard, force est d’admettre qu’il reste encore du pain sur la planche pour concrétiser ce souhait.

Avec le recul, Denis Collette, qui était le coordonnateur du Centre de santé Saint-Thomas (CSST) avant et pendant la construction, reconnait que la communauté francophone s’est énormément investie tant financièrement que moralement pour obtenir des soins en français au CSST.

Cette semaine, dans le cadre de notre série d’articles traitant de l’accès aux soins de santé en Alberta, Le Franco s’attarde au Centre de santé Saint-Thomas. Situé en plein cœur du quartier francophone à Edmonton, les francophones qui fréquentent ce centre, surtout l’aile des soins assistés, s’y retrouvent souvent par chance!

Murielle Renaud vient tout juste d’emménager dans l’aile de soins assistés du Centre de santé Saint-Thomas, après avoir passé deux mois à l’hôpital Royal des Sœurs grises. Bien qu’elle parle peu l’anglais, Mme Renaud assure que tout s’est bien déroulé, puisque sa fille l’accompagnait à ses rendez-vous médicaux.

L’accès à des soins de santé en français est un dossier important pour la communauté franco-albertaine. Si dans le quartier Bonnie Doon à Edmonton, on retrouve un centre de santé dit bilingue, l’offre d’un tel service à Calgary se fait toujours attendre. Et même à Edmonton, ce centre, construit au cœur de la communauté franco-albertaine, représente un défi en terme d’accessibilité et de service pour les francophones. Pour les ainés franco-albertains, dont plusieurs ont de la difficulté à s’exprimer en anglais, la volonté de vouloir mourir en français demeure un souhait plus que la réalité. À compter de cette semaine, Le Franco présente une série d’articles sur cet enjeu de taille.

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