Le programme « Navigateur en santé » de CANAVUA/Calgary a organisé le 12 juin dernier un premier atelier-formation pour tous les bénévoles, intitulé Droits, limites et responsabilités de l'interprète. Cet atelier a été un bon moyen de faire le point sur les limites du rôle de l’interprète au sein du corps médical. Retour sur cette rencontre.  

 

C’est avec un grand intérêt qu’une dizaine de bénévoles ont répondu présent à l’atelier donné par Michèle Katuku N, coordinatrice du programme Navigateur en santé, et cela, en collaboration avec Sylvie Lebihan, « diversity liaison public health » de Alberta Health Services (AHS). Mettre l’accent sur leur formation, c’est important : « On veut avoir plus d’outils afin d’avoir quelque chose de plus professionnel et pas d’aventuriste », souligne Michèle Katuku.

 

 

 

 

 

Parmi les plusieurs services par Volontaires unis dans l’action au Canada (CANAVUA), Navigateur en santé est très populaire. Depuis 2011, le service a aidé entre autres plusieurs centaines de Franco-Albertain à comprendre les diagnostics de leur médecin via un interprète bénévole qui les accompagnent. Ce service vient d’être amélioré avec le projet INTACC.

 

Même si les équipes bénévoles sont déjà assez bilingues pour aider, certains termes médicaux sont plus difficiles à comprendre, et encore plus difficiles à traduire. C’est là que le projet INTACC, mot-valise de « interprétation » et « accompagnement », change la donne. «  Concrètement, il permet de comprendre le jargon médical », explique  Michèle  Kutuku, bénévole pour CANAVUA à Calgary. « Cela nous facilite grandement la tâche, et cela permet surtout d’être traducteurs formels  plutôt qu’informels.» Mme Kutuku et deux autres bénévoles, Amélie Labrie  et Tina Mulanga, ont toutes trois suivi et réussi tout récemment la première phase de la formation. « J’accompagnais une dame pendant que je suivais ma formation, et par  chance le module que je faisais traitait de la même chose dont parlait le docteur. Lorsqu’il a mentionné COPD (chronic obstructive pulmonary  disease), j’ai tout de suite compris et j’ai pu tout de suite expliquer à la patiente en français ce qu’elle avait», confie M. Kutuku. En français, la maladie se nomme « bronchopneumopathie chronique obstructive ».

La clinique francophone de Calgary a enfin ouvert le 1er mai dernier. C’est un travail de longue haleine, réalisé conjointement par l’équipe de l’ACFA régionale et du Comité Santé qui a permis à ce projet d’aboutir. Cet évènement a rassemblé une cinquantaine de personnes dont plusieurs chefs de file dans la communauté francophone de l’Alberta.

Les efforts ont porté leurs fruits ! Dorénavant, un pôle francophone de la santé dans le quartier de Bridgeland permettra d’accueillir toute personne ayant besoin d’une aide médicale ou psychologique en français. Le but de la clinique est d’assurer des soins médicaux et une aide sociale mais aussi de rediriger au besoin les personnes vers des services francophones plus spécialisés. L’arrivée de cette clinique marque une avancée supplémentaire dans la prestation de services médicaux francophones de la province. Aux dires de l’honorable Claudette Tardif, sénatrice de l’Alberta, « c’est très impressionnant. Ça fait 15 ans que les services de santé en français se développent dans le pays, là où les francophones sont minoritaires. Il était temps que Calgary fasse partie de l’équation ! »

 

Lancé début 2013 par Alberta Health Services, le Réseau bilingue de la santé a depuis identifié une centaine de professionnels francophones de la santé publique dans le nord de l’Alberta. Prochaines étapes ? Améliorer leur visibilité et favoriser le recrutement de personnel bilingue.

« L’objectif principal de ce réseau est de servir au mieux [les francophones], n’importe où, au nord de l’Alberta », explique son initiateur Nabil Maarouf. La région couverte est immense, avec pour limites sud Saint-Paul, Onoway et Jasper.

Après un démarrage en janvier 2013, le Réseau bilingue de la santé (RBS) a reçu une impulsion un an plus tard qui a débouché sur la signature des chartes avec les partenaires à l’été 2014.

Une centaine de professionnels francophones (et francophiles) de la santé publique ont d’ores et déjà rejoint le réseau : des médecins, des infirmières, mais aussi des techniciens de laboratoire et du personnel administratif.

L’Association canadienne des volontaires unis dans l’action (CANAVUA) a reçu un financement de 108 000 dollars sur deux ans.
De quoi améliorer son service de navigateurs en santé, former des bénévoles et ouvrir un nouveau bureau à Calgary.


Mis en place en juillet 2011, le service de navigateurs en santé de CANAVUA permet à des francophones de se faire accompagner par des bénévoles interprètes à leurs rendez-vous médicaux.

« Les bénévoles qu’on utilise très souvent ne sont pas certifiés ou qualifiés, reconnait cependant Dicky Dikamba, le directeur général de CANAVUA. Or l’interprétation médicale nécessite des bases, c’est-à-dire une formation. » Une situation en passe d’être résolue puisque que l’association a reçu un financement de 108 000 dollars sur deux ans de la part de Santé Canada via la Société de santé en français, en tant que promoteur albertain du projet national Destination santé 2018.

Sur les huit bénévoles que compte actuellement  le service de navigateurs en santé, trois viennent de commencer une formation en ligne de terminologie médicale au Bow Valley College de Calgary. Les examens auront lieu au mois de mai. Un quatrième bénévole, le docteur Séraphin Twagirimana, possède déjà le bagage nécessaire.

 

L’Alzheimer est une maladie de dégénérescence cognitive. Elle est la plus commune des démences et se caractérise par des troubles de la mémoire, du comportement, du jugement, de l’orientation et de l’autonomie. Cette condition est progressive et, à l’heure actuelle, sans remède. Bien qu’il y ait plusieures théories, une cause définitive de l’Alzheimer n’a pas encore été déterminée. On pense que des facteurs génétiques et environnementaux jouent des rôles importants et l’âge de la personne est étroitement lié à l’apparition de la maladie. Il est important de noter que 72% des personnes atteintes de l’Alzheimer sont des femmes. Les femmes sont beaucoup plus touchées étant donné leur espérance de vie plus longue que les hommes. De plus, 70% des aidants naturels sont aussi des femmes. Pour cette raison, la campagne nationale de la Société Alzheimer du Canada en 2015 vise à sensibiliser les femmes âgées de plus de 40 ans aux signes de maladie et au soutien disponible.

 

 

Radon, ce nom ne vous dit sans doute rien. Ce mystérieux gaz vit pourtant peut-être sous votre toit. C’est en tout cas ce contre quoi mettent régulièrement en garde de nombreux organismes, dont Santé Canada et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Interrogée à ce sujet, Renata MacQueen, co-fondatrice de Radon West, une entreprise de test de radon basée à Okotoks, explique ce qu’est ce gaz incolore et inodore. « Le radon provient de la désintégration de l’uranium dans le sol, la roche et l’eau. Les particules radioactives de l’uranium se retrouvent donc dans le radon, qui se concentre dans les maisons et dans l’air que vous respirez. ». La teneur du radon dans les habitations peut donc varier, mais à des taux élevés cela peut causer des cas de cancers du poumon, à raison de 3 000 victimes par an au Canada.

Basé à Edmonton, l’organisme à but non lucratif Dogs with Wings forme une quinzaine de chiens par an pour assister les aveugles, les handicapés moteur et les enfants autistes. L’Acadienne Lise Benoit s’occupe de l’entraînement avancé.

« La fondation Mira  donne peut-être 150 chiens par année… ici on en donne 15 ! », annonce modestement Lise Benoit, entraîneuse à Dogs with Wings (DWW). Ces quinze chiens, des labradors pour la plupart, sont offerts à des aveugles, des personnes en fauteuil roulant ou des familles avec des enfants autistes.

Originaire de Tracadie-Sheila au Nouveau-Brunswick, Lise Benoit grandit entourée d’animaux (« on n’était pas une ferme mais pas loin ») et se passionne pour l’entraînement lors d’un stage au centre de formation de Rigaud au Québec, un endroit où sont formés les chiens pour les douanes. Elle travaille ensuite à Mira entre 2006 et 2008. Un coup de foudre. « J’adore les contacts humains… Le fait de pouvoir aider les autres avec le chien que moi j’ai entraîné, je trouve que c’est un honneur », affirme l’Acadienne. Quand son mari militaire est transféré à Edmonton, elle entre à Dogs with Wings en tant que coordinatrice des bénévoles puis entraîneuse.

Fondé en 1996, Dogs with Wings a d’abord commencé à former des chiens de refuge. « Le problème, c’est que tu ne connais aucunement leur passé et leur santé », note Lise. C’est pourquoi, désormais, l’organisme n’accepte plus que des chiens d’écoles similaires et dispose de son propre programme de reproduction.

Depuis sa création, DWW a « gradué » une centaine de chiens. Huit employés y travaillent à plein temps et le chenil peut accueillir une vingtaine de chiens.

Mercredi 3 décembre,  trois chiens pas comme les autres étaient invités au Campus Saint-Jean. De quoi changer les idées des étudiants plongés dans leurs révisions, à la veille des examens…

« J’ai des étudiants qui connaissent les dates et qui viennent juste pour ça », sourit Josée Ouellette, psychothérapeute au Campus Saint-Jean (CSJ). « Ça », c’est la venue, une fois par mois, de chiens de CAAWLS (Chimo animal assisted wellness and learning society) accompagnés de leurs maître(sse)s bénévoles.

Mercredi 3 décembre, ils étaient trois dans le hall du pavillon Mac-Mahon : Simon (labrador  retriever), Mitzie (morkie) et Stella (goldendoodle). Les étudiants – principalement des étudiantes – ne se sont pas fait prier pour aller à leur rencontre.

« C’est rafraichissant de voir des animaux qui n’ont pas de soucis et qui n’ont pas d’examens, plaisante Catherine Deschênes, une étudiante en sciences biologiques. Dès que je vois un chien, je ne peux pas m’empêcher de sourire et de les flatter. »

Cela fait trois ans que de tels chiens viennent au Campus Saint-Jean. « On voulait faire des choses pour diminuer le stress des étudiants et créer une atmosphère plus conviviale », explique Josée Ouellette, responsable du programme au CSJ. [Certains étudiants] sont éloignés de leur famille… alors ce contact avec les chiens, c’est chaleureux. »

Le 1er décembre de chaque année est consacré à la Journée mondiale de lutte contre le SIDA. En Alberta, ou en Afrique, le virus est relativement méconnu. Voici l’essentiel de ce que vous devez savoir.

Ayant pour but de sensibiliser le grand public à la pandémie du SIDA et aux souffrances quotidiennes des personnes atteintes du VIH, cette journée est un rappel de la nécessité d’un effort international de :
1) former les populations à risque
2) développer des interventions efficaces pour prévenir, gérer et potentiellement soigner cette maladie

Qu’est-ce que le VIH/SIDA?

Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est un virus relativement méconnu. Le virus est transmis principalement par les fluides corporels infectés tels que le sang et le sperme. À cause de sa présence dans ces fluides, la transmission se fait surtout par le contact sexuel avec une personne atteinte et par le partage d’aiguilles contaminées. Entre une mère et sa progéniture, la transmission à travers le placenta, à l’accouchement et via le lait maternel est possible. Cependant, il n’y a pas de preuve que le VIH est transmis par la salive ou par le contact physique (par exemple en serrant la main ou en serrant quelqu’un dans ses bras).

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L'annuaire francophone 2017

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