Députée provinciale de Barrhead-Morinville-Westlock depuis 2012, Maureen Kubinec a été nommée ministre de la Culture et du Tourisme de l’Alberta le 15 septembre 2014. Elle évoque la relation entre le ministère et le Secrétariat francophone, ainsi que l’importance de la culture francophone dans la province, notamment d’un point de vue touristique.

 

Le Franco (LF) : Comment la fusion entre le ministère du Tourisme et celui de la Culture affectera-t-il le Secrétariat francophone ?

Maureen Kubinec (MK) : Vous savez, je pense que la fusion n’aura que des effets positifs sur le Secrétariat francophone. Le gouvernement de l’Alberta continue de soigner sa relation avec les francophones et, via le secrétariat, nous nous engageons à soutenir les besoins de cette communauté. Maintenant, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais j’ai un gendre qui est francophone. J’ai des petits-enfants qui vont dans le système francophone et d’autres dans le système d’immersion… donc vous prêchez une convertie.

La fusion de ces deux ministères crée de nouvelles occasions de travailler avec le secrétariat, pour mettre en valeur la richesse du patrimoine et de la culture que nous avons ici. Vous savez sans doute que Legal est dans ma circonscription ? J’ai une merveilleuse relation avec la francophonie et j’apprécie vraiment chacune de mes visites là-bas.

 

 

Le 4 octobre dernier se tenait à Calgary l’Assemblée générale annuelle du Théâtre à Pic. Au programme du jour, bilan d’une année fructueuse et ouverture de la saison à venir.

 

Un bilan modeste mais teinté d’optimisme

 

C’est par une belle après-midi ensoleillée que se sont réunis les membres du Conseil d’administration du Théâtre à Pic afin d’établir un bilan de l’année écoulée. Pour la coopérative théâtrale, c’est déjà la cinquième année d’existence, et si les moyens financiers ont été plus restreints ces derniers temps, l’équipe affiche une mine ravie.

Je poursuis l’argumentaire du “verre à moitié plein” par un retour sur des notions clés afin de montrer que la complétude institutionnelle est insuffisante en soi dans notre contexte et peut ainsi fausser notre conscience d’un avenir assuré.

 

Malgré tous les changements institutionnels significatifs qui permettent un certain modus vivendi en français, nous ne pouvons échapper à la réalité d’une langue anglophone tout enveloppante : nous y sommes submergés, imprégnés par elle, séduits, dominés, en raison de son occupation de l’espace public. Ce qu’il nous faut pour changer le pratique langagière des jeunes dans les écoles, les universités et même chez les jeunes parents, c’est-à-dire leur rapport à la langue française, c’est de rétablir la valeur et le prestige du français dans cet espace public, lui redonner l’élan qu’il a déjà connu pour en faire une des  valeurs identitaires fondamentales du Canada entier, et non l’unique apanage des communautés francophones et d’un Québec qui flirtait jusqu’à récemment avec la souveraineté. « Rétablir » et « redonner » vous dites; cela suppose qu’il a déjà existé !

Je reviens donc dans le présent article sur la batterie de facteurs qui complexifie la donne quant à cette chronique d’une mort annoncée pour la francophonie du Canada telle que présentée dans l’édition du Franco du 4 septembre.

 

D’entrée de jeu, il faut dire que se référer uniquement à la langue maternelle pour évaluer la vitalité de nos communautés, comme le fait Charles Castonguay, est d’ores et déjà problématique dans le contexte de la diversité de nos populations métissées (même indépendamment de la composante immigration). Il a déjà été dit que l’exogamie en soi n’a pas à être un facteur négatif de la francité, car ces mariages mixtes peuvent également représenter un potentiel multiplicateur d’une francophonie élargie.

 

L’édition 2014 du Festival International du Film de Calgary a débuté ce jeudi 18 septembre avec la projection de l’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet, film franco-canadien réalisé par Jean-Pierre Jeunet (Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Un long dimanche de fiançailles…).

 

La 14ème édition du festival

 

Le Calgary International Film Festival (CIFF) a été créé en 2000 et est désormais le plus grand évènement de ce type entre les Rocheuses et les Grands Lacs. Une renommée qui dépasse même les frontières du Canada, puisque le magazine américain MovieMaker le cite dans son top 25 des meilleurs festivals de cinéma au monde.

L’évènement dure jusqu’au 28 septembre. 11 jours pendant lesquels vous pourrez visionner plus de 200 films, du Canada bien sûr mais aussi venant d’une quarantaine d’autres pays, dont la France et la Suisse.

 





Accès-Emploi
a vu son budget diminué d’un quart à cause d’une baisse de la contribution provinciale, qui reçoit une partie de son argent du gouvernement fédéral. L’organisme, dont le but est d’aider gratuitement les francophones de l’Alberta à trouver du travail, a dû se séparer de quatre employés et supprimer des activités.


« On est financés presque exclusivement par la province », explique d’emblée Suzanne Corneau (photo), directrice générale d’Accès-Emploi, un organisme à but non-lucratif basé à Edmonton qui aide gratuitement les francophones de l’Alberta à trouver du travail. Mais depuis le 1er août, la province a diminué son aide annuelle de plus de 400 000 dollars, soit une coupe de 25%.

« C’est la première fois qu’on a une coupe [depuis la création d’Accès-Emploi en 2002] », relève Mme Corneau, alors que « les résultats sont excellents » : sur les 5778 clients du dernier contrat de deux ans (5000 initialement prévus), plus de 70% travaillent, six mois après leur inscription. Les Alberta Human Services, ministère du gouvernement provincial qui finance Accès-Emploi, sont d’ailleurs parfaitement d’accord, assurant que l’organisme fait un « boulot remarquable ».

 

Créée le 14 janvier 2014 et installée à la Cité francophone d’Edmonton, la fondation Bosalisi veut améliorer les conditions d’enseignement en Afrique subsaharienne, notamment en République démocratique du Congo. Sa directrice générale raconte.

« En septembre dernier, mon mari [Max Mubela] a été au Congo. Il a vu qu’il y avait beaucoup de souffrance, beaucoup de pauvreté et pas beaucoup de ressources pour les jeunes, surtout en milieu rural : des écoles qui n’ont pas de bancs, pas de tableaux… On écrit par terre ! » Maryse Kiese-Mubela a beau avoir passé les premières années de sa vie au Congo, elle n’a pas connu ce dénuement. « Quand tu rentrais à l’école, tu avais un nouvel uniforme, ton sac à dos, tes affaires… », se souvient-elle.  C’était il y a une vingtaine d’années, avant qu’elle ne déménage à Montréal, puis Edmonton.

 
Réponse à l'article du journaliste Guillaume St-Pierre, publié dans l'édition du 7 août 2014 du quotidien Le Droit.
 
Monsieur le maire Jim Watson,
 
Le Mouvement pour une capitale du Canada officiellement bilingue, lancé publiquement la semaine dernière, réclame que le français et l'anglais aient un statut d'égalité totale et ce, à temps pour célébrer le 150e anniversaire de la Confédération du Canada en 2017.
 
« Une ville officiellement bilingue. Mais pour quoi faire ? », demandez-vous. 

             Pour sa 17e édition, la Simulation du Parlement européen Canada-Québec-Europe (Specque) investit l’Ouest canadien. Une première. Avec quelque 120 francophones du monde entier réunis à Edmonton du 3 au 10 aout. Mais que sont-ils vraiment venus chercher ?

Ceux qui n’ont jamais entendu parler de la Specque peuvent hausser les sourcils. Oui, il s’agit bien de reconstituer un Parlement européen… à Edmonton. L’année dernière, c’était à Rome. Celle d’avant, à Montréal. Répartis en divers groupes politiques, les 120 Specquois débattent de grands sujets européens tels que le pétrole, la défense, la bioéthique ou l’intégration des Roms. Le tout en français. Bien que ludique, l’exercice requiert un énorme travail de fond en amont et de réels talents oratoires, dans le respect du protocole parlementaire. Les lois votées ne seront certes pas appliquées, mais l’argumentation déployée nourrira la réflexion de chacun des apprentis eurodéputés...

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