Le français suscite un véritable engouement en Amérique latine. Riche de ses racines historiques, s’appuyant sur un enseignement passionné et des réseaux culturels dynamiques, la francophonie rayonne sur le continent. Si la France en a jusque-là été la figure de proue, le Canada français a aussi sa carte à jouer, fort de son expérience en milieu minoritaire.

Francopresse 0610 Francophonie Amerique SEDIFRALE

Le choix de Théo, documentaire coproduit par le professeur Thomas Cauvin et réalisé par Mi KL Espinasse, a été diffusé samedi 26 mai au cSPACE par l’Alliance française de Calgary. L’œuvre met en lumière le renouveau du français en Louisiane grâce au succès de l’immersion. Suite à sa diffusion au Canada et aux États-Unis, les conversations s’animent et la communauté échange afin d’assurer un bel avenir à la langue française en Amérique du Nord.

Projection du documentaire a la Nouvelle Orleans en mars dernier

Après l’incident des Jeux de PyeongChang où Hockey Canada a demandé de prononcer à l’anglaise certains noms de joueurs à consonance française, on peut se demander si le sport est un bon moyen pour la promotion du français.

Vincent de Haitre patineur de vitesse longue piste franco ontarien

Une enseignante de la Prématernelle La Vérendrye à Lethbridge, Mme Chelsey Beste a remporté la bourse offerte par l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF). Cette récompense lui permettra de participer à un atelier à Québec cet été, destinée aux professionnels de la petite enfance, sur le thème de la construction identitaire francophone en milieu minoritaire.

Bourse ACELF

L’organisme Canadian Parents for French (CPF) Alberta vient de fêter ses 40 ans. En tant qu’association à but non lucratif formée de parents, CPF fait la promotion du français auprès de la communauté anglophone et francophile. Un nouveau fonds vient d’être créé par l’organisme, visant à accorder des bourses d’études en français aux jeunes anglophones. Une façon inclusive d’assurer l’avenir de la langue en milieu minoritaire.

cpf

Samedi 9 septembre, les cours de français ont repris à la Cité des Prairies de Lethbridge après la pause estivale. Depuis plusieurs années maintenant, des sessions de 10 cours de 50 minutes sont offerts par l'ACFA pour 100$, incluant l'adhésion à l'association. Trois niveaux sont disponibles : conversation, intermédiaire et débutant. Les cours auront lieu tous les samedis à respectivement 9h, 10h et 11h.

Mars, mois de la célébration de la Francophonie, tel que décrété par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Mars, Dieu de la guerre dans la mythologie romaine… Pourquoi ne pas combiner les deux? On évoquerait  ainsi l’aventure francophone, en particulier celle dont témoigne la francité vécue au Canada. Mars deviendrait alors mois de la détermination et de la ténacité.

Joly Les Rendez-Vous Affiche-2017

Les unilingues anglophones apprennent de moins en moins une deuxième langue. Devant ce constat, dans une édition du prestigieux magazine The Economist, le journaliste Robert Lane Green invite ses lecteurs anglophones à apprendre le français. Selon lui, il s’agit de la deuxième langue globale, ni plus ni moins. Rejoint à Londres, M. Green a précisé sa pensée.


« Free Online Homework Help » c’est le nom de ce nouveau système de tutorat en ligne qui arrive tout doucement en Alberta et mis en place par Voilà Learning. Après avoir  fait ses preuves en Ontario et dans d’autres provinces du pays, l’organisme Canadian Parents for French (CPF), basé en Alberta, est officiellement partenaire de ce projet. Cela permettra d’apporter des ressources supplémentaires en français aux jeunes Albertains et ce, à l’extérieur du cadre scolaire.

Professeur de karaté dans six écoles et dans son dojo à Edmonton, André Beauregard s’applique à transmettre les valeurs traditionnelles japonaises… mais n’oublie pas de soigner sa langue française, notamment auprès des élèves en immersion.

« J’essaie de garder un bon français. J’ai une formation en traduction, ça aide un petit peu. » Originaire des Cantons-de-l’Est au Québec, André Beauregard enseigne le karaté depuis plus de 20 ans. En Alberta, il transmet son art aux élèves de six écoles – trois
francophones, trois d’immersion – et à différents publics dans son dojo ouvert en septembre 2012.

« Beaucoup d’adolescents, dès qu’ils sortent de l’école francophone, se parlent en anglais », relève le professeur, dont tous les cours sont en français (et en anglais en cas d’incompréhension). Il n’hésite pas à reprendre les jeunes en immersion sur leurs erreurs de pronoms, par exemple.

« Il y a des anglophones dont les enfants vont à l’école d’immersion qui vont suivre la classe et commencer à parler un peu en français. Ça les  sensibilise au bilinguisme », se félicite André, qui n’oublie pas de préciser la terminologie japonaise, « parce que c’est la tradition que je véhicule ».

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