Voici mon attaque à cinq :

 

Dans les traces de Bob Gainey et de Larry Robinson

Bien que David Desharnais soit le seul joueur francophone dans l’enlignement du Canadien, Max Pacioretty et P. K. Subban ont démontré leurs prouesses dans la langue de Molière durant leurs récentes conférences de presse.  Lorsque Pacioretty fut nommé le 29e capitaine du Tricolore, il constate : « Je prends des cours depuis un an et il est évident que l’annonce d’aujourd’hui me motivera à en faire encore plus ».  On doit noter que l’organisation met à la disposition des joueurs motivés un professeur privé qui les accompagnent.  À ce chapitre, Subban a une bonne longueur d’avance : « Apprendre le français a toujours été un effort constant pour moi… J’apprends avec un tuteur, deux fois par semaine ».  Au délire des partisans et des journalistes, ces jeunes leaders se feront le devoir de parler de façon régulière le français.

Voici mon attaque à cinq :

Passer des sabres aux avions de chasse

Samedi dernier, alors que les Jets ont battu les Red Wings en tirs de barrage, les récentes acquisitions Tyler Myers (2 assistances) et Drew Stafford (1 but) ont poussé la formation manitobaine vers la victoire. Myers a bien paru sur son 22’57’’ de temps d’utilisation, incluant son 1’54’’ sur l’attaque à cinq et 2’31’’ en infériorité numérique. En temps règlementaire, Stafford a marqué une fois sur ses cinq tirs, tandis que son but en fusillade a scellé la victoire. « C’est le fun de gagner », dit-il avec un gros soupir et le regard fixe.  La reconstruction du club ne le regarde plus.

L’artillerie en support

Après les Predators, les Flames sont l’équipe dont les défenseurs totalisent le plus de points (33 buts, 102 assistances).  Voici les statistiques de leurs deux premiers duos : Mark Giordano (11 buts,  32 assistances) et T. J. Brodie (8 buts, 24 assistances), ainsi que Kris Russell (1 but, 18 assistances) et Dennis Wideman (12 buts, 21 assistances).  Les défenseurs sont responsables de 20,8 % des buts de leur équipe, ce qui est le sixième plus haut taux de la ligue. Oublions l’équipe de baseball défunte—les véritables Canons de Calgary sont postés à la ligne bleue!

Travailler de façon honnête

Le 4 décembre passé, l’entraineur-chef Bob Hartley des Flames a signé sa 400e victoire en carrière après un gain de 4-3 en prolongation contre l’Avalanche du Colorado.  Le Franco-Ontarien originaire de Hawkesbury a partagé certains mots avec Mario Langlois du poste 98,5 FM Sports : « Un coach tout seul, tu ne gagneras pas grand matchs », explique-t-il, car « le hockey existe à cause des joueurs… c’est eux que les gens viennent voir ».  Bien humblement, il rajoute : « il faut chercher les résultats pour l’organisation – pas pour Bob Hartley ».  C’est tout à fait une réponse à l’image de son équipe.

L’avenir de l’équipe? Ou l’équipe de l’avenir?

Pendant sa conférence de presse du 5 décembre, Craig MacTavish des Oilers a expliqué que l’organisation a sous-estimé la durée de temps nécessaire pour développer leurs jeunes joueurs.  Sa stratégie pour la saison : continuer de développer les joueurs, de ne pas sacrifier l’avenir de l’équipe en transigeant leurs joueurs vedettes et d’améliorer le dépistage amateur.  Il a souligné les succès de l’organisation dans les mineurs : les Barons d’Oklahoma City sont 3e au classement de la Conférence de l’Ouest de la Ligue américaine de hockey (AHL).  Récemment, avec le départ de Jesse Joensuu, la pression du club école se fait déjà ressentir, notamment avec l’entrée des joueurs tels que Tyler Pitlick et Oscar Klefbom.

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