Le nouveau Programme de contestation judiciaire (PCJ), confirmé par Ottawa le 7 février, laisserait sans remède adéquat un problème de fond des moutures précédentes. Pour certains intervenants, le budget annuel consenti parait insuffisant, réparti entre les volets linguistique (un minimum de 1,5 million $) et égalité (un maximum de 3,5 millions $).

Dube Nouveau PJC PCJ annonce fev

pumping-gasoline

Le 14 avril dernier, le gouvernement de Rachel Notley a présenté aux Albertains un budget projetant un déficit budgétaire de 10,4 milliards de dollars pour 2016-2017. Il s’agit du plus important déficit de l'histoire de l'Alberta, une situation qui est loin de faire l’unanimité. Si certains saluent la décision du gouvernement d’investir dans les infrastructures, d’autres estiment que les mesures annoncées pour diversifier l’économie sont trop contraignantes pour les familles. Plusieurs facteurs sont à retenir. Déclinaison en 5 points ! 

Ce n’est pas sans une certaine impatience et une grande curiosité que l’annonce du nouveau Budget par Justin Trudeau et sonJustin Trudeau APEC 2015 gouvernement se fait attendre, en ce mardi 22 mars. La tension est presque palpable. Le premier ministre saura-t-il tenir les nombreuses promesses annoncées lors de son élection ? La réponse ne devrait plus tarder et les paris sont ouverts.

Les calculs de Justin Trudeau sont-ils bons ? Si le gouvernement libéral montre une tendance politique beaucoup plus sociale que le gouvernement précédent, la baisse des prix du pétrole cette année en inquiète plus d’un ! C’est sur son compte Twitter que Justin Trudeau a encore annoncé son intention d’introduire une allocation canadienne aux enfants, qui serait selon M.Trudeau: « non imposable, mensuelle, automatique, plus élevée et équitable »!

Le parti conservateur a pris un pari : celui que le budget proposé aux Albertains le 26 mars dernier rallierait suffisamment la population pour qu’elle porte au pouvoir le parti pour un autre mandat. Si les sondages laissent planer un doute sur cette possibilité, ce qu’il faut remarquer est qu’on a décortiqué un budget, analysé son effet sur l’économie de la province pour finalement aller en élection sans que celui-ci soit adopté.

Cela laissera en même temps la liberté d’agir au prochain gouvernement qui pourra ainsi faire table rase de cette proposition de budget pour y aller de ses propres suggestions.

Quelles sont donc les options auxquelles le prochain gouvernement fera face?

Tout budget est un exercice comptable complexe, mais le degré de complexité atteint parfois des niveaux beaucoup plus importants lorsqu’une dimension politique vient s’y greffer. C’était le cas du budget de jeudi dernier avec Jim Prentice qui, depuis la fin de l’année 2014, annonçait que la difficile situation économique de l’Alberta exigeait un coup de barre radical pour remettre la province sur le droit chemin financier. Plus précisément, il s’agissait de briser la dépendance du gouvernement aux revenus du pétrole et du gaz. Nous savons maintenant comment le gouvernement entend y parvenir avec un budget pas aussi drastique qu’on aurait pu le croire, mais qui n’est tout de même pas sans conséquence, loin de là. Essentiellement, le premier ministre propose un budget qui le distingue notamment de Ralph Klein, même si dans ses premières interventions, il n’a pas voulu le reconnaître.

En effet, Jim Prentice a rejeté l’héritage de Klein de deux façons. D’une part, il a refusé de procéder à des coupes budgétaires massives, l’idée de couper de 5% voire 9% comme on l’avait entendu ayant été rejetée. Certes, et le fait est important, le système de santé a vu ses budgets diminuer de 0,8%, ce qui conduira à des mises à pied à Services de santé Alberta, l’organisation étant frappée par une diminution de budget (286 millions). D’autre part, Prentice a rompu avec Klein en mettant de côté le taux d’imposition unique qui était devenu la marque de commerce albertaine, ce fameux Alberta Advantage. En établissant des paliers d’imposition qui permettront, d’ici trois ans, de modestes augmentations du taux d’imposition, maximum 2% pour ceux gagnant plus de 250 000$, le gouvernement conservateur a ainsi brisé un tabou de la politique albertaine.

Aller au haut