Dans le reportage du Franco du 11 au 17 décembre dernier (p. 3), signé Arthur Bayon, et portant le même titre que cette chronique, Henri Lemire, cité dans les premières lignes du reportage, explique aux parents de Beaumont, avec l’autorité de l’expert et le détachement de l’administrateur qu’on lui connaît, le choix des parents de la façon suivante: « On ne veut pas vous influencer d’une façon ou d’une autre, dit-il. (…) La loi veut que l’école soit publique ou catholique. Au conseil scolaire, ça ne fait aucune différence », n’ajoute-t-il pas. Il y aurait des chapitres à écrire sur ces quelques énoncés, mais là n’est pas le sujet de cette chronique.

Les conseils publics et catholiques de la majorité anglophone créent des écoles à l’intérieur de leurs systèmes respectifs déjà établis où la question de la confessionnalité ne se pose pas, ou exceptionnellement. Or, dans le système francophone, dans la mesure où ce sont des conseils composés, on nous dit qu’il faut choisir et que c’est la loi dictée par l’Acte scolaire albertain.

Si c’est aujourd’hui la pratique (voir art. 255.3 de l’Acte scolaire albertain) – et il faut s’en féliciter en autant que le processus reste objectif et les parents bien informés –, cela n’a pourtant pas toujours été le cas étant donné la façon dont le CSCN s’est développé. Il semble que certains se soient donné des passe-droits et des privilèges en raison d’une application partisane qui remonte à sa création. Le processus actuel qui permet aux parents de l’école de choisir l’option qui leur convient correspond-il à l’application souhaitée par la Cour suprême du Canada?

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