La vie n’est pas un long fleuve tranquille dans la communauté francophone. Ces dernières semaines ont été rythmées par une série de remous. Certains ont même pris des allures d’avis de tempête. Entre les tentatives de harcèlement envers la présidence de l’ACFA, le départ inopiné de sa direction générale, les démissions successives de certains membres du CA, des commentaires à l’emporte-pièce sur les médias sociaux, la publication d’une lettre ouverte, et enfin l’audit du Franco, la francophonie albertaine est une véritable saga. Or, si les esprits s’émoussent, une question centrale demeure : de quel type de leadership la communauté a-t-elle vraiment besoin dans l’avancement de ses dossiers ?

édito

Les cinq démissionnaires du CA de l’ACFA provinciale ont tenu à répondre par voie de lettre sur les raisons de leurs démissions. Marc Arnal répond aux accusations qui lui sont adressées. Entrevue à cœur ouvert avec le président de l’ACFA.

Marc Arnal photo recadree

L’actuel président Marc Arnal a été élu le 14 octobre dernier à la tête de l’Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA). Neuf mois après son élection, quel bilan peut-on faire des dossiers de la francophonie albertaine ? Tour d’horizon avec le chef de file.

Marc Arnal 9 mois apres

L’édition 2018 du Forum communautaire, proposée par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), a eu lieu samedi 26 mai à la Cité francophone d’Edmonton. Le thème de cette année, « Ouvrons plus grand…équité, diversité, communauté », a incité les responsables d’une quarantaine d’organismes francophones à s’impliquer pour un objectif clairement affiché : redéfinir le cadre stratégique de la francophonie albertaine.

forum

Marc Arnal a côtoyé bien des chefs de file de la francophonie albertaine. Il entend désormais à son tour reprendre le flambeau et continuer leur travail. Grâce aussi à une longue expérience dans l’enseignement et la fonction publique, le candidat souhaite s’inscrire dans la continuité de ses prédécesseurs pour affirmer sa vision de la francophonie.

Le député et ancien ministre responsable du Secrétariat francophone, Hector Goudreau, a annoncé le 27 janvier qu’il ne se représenterait pas dans Dunvegan-Central Peace. Au crépuscule d’une carrière politique bien remplie, nous avons demandé à ceux qui l’ont côtoyé de nous en parler.

Dans quel contexte avez-vous connu Hector Goudreau?

Marc Arnal : J’ai rencontré Hector Goudreau dans le contexte de mes responsabilités de doyen au Campus Saint-Jean à une période où on essayait de faire construire un édifice de sciences et où, dans la même période, on a mis de l’avant un collège. Hector, ce n’est pas une personne qui faisait énormément de bruit mais quand on lui demandait d’organiser quelque chose ou de faire des contacts, il nous questionnait premièrement et, ensuite, j’ai toujours trouvé qu’il était efficace pour nous emmener à bon port. Dans le dossier de l’édifice de sciences, avec le concours d’Hector Goudreau, on avait réussi à rencontrer le ministre (de l’Éducation supérieure) qui à l’époque était Denis Herard. Et je crois que si M. Herard avait été là plus longtemps, on l’aurait eu notre édifice de sciences. Malheureusement, quand M. Herard est parti, il n’y avait pas la même compréhension du dossier à l’Assemblée législative.

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