Voici mon attaque à cinq.
 
Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!
 
La différence de Shea Weber se fait ressentir chez le Canadien, malgré une cuissante défaite de 10-0 contre les Blue Jackets de Columbus le 4 novembre passé (crédit : Paul Chiasson / La Presse canadienne)
 
1. Weber ne composera pas le 9-1-1
 
Le Canadien a subi une défaite humiliante de 10-0 face aux Blue Jackets de Columbus le vendredi 4 novembre pour réaliser une fiche ironique de neuf victoires, une défaite en temps réglementaire et une défaite en tirs de barrage sur la saison. 
Selon l’entraineur-chef Michel Therrien, « il n’y avait rien de positif à tirer de cette rencontre ». 
 
Pourtant, il y en avait sur le plan individuel. 
Voici mon attaque à cinq.
 
Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!
 
Sean Monahan (gauche) et Johnny Gaudreau (droite) célèbrent un but le 2 avril à la Place Rexall (photo : Ian Kucerak / Edmonton Journal).
 
1. Le dernier mot
 
Les Oilers ont accueilli les Flames pour la dernière fois à la Place Rexall.  À l’époque où l’aréna se nommait le Colisée Northlands, les deux équipes ont formé une des plus grandes rivalités du hockey, voire même le sport organisé.  Ce furent les deux meilleurs clubs de l’Ouest, car entre 1983 et 1990, le trophée Clarence Campbell (remis annuellement aux champions de la Conférence avant d’avancer à la finale de la Coupe Stanley) n’a jamais quitté l’Alberta.  Bien que cette rivalité se soit affaiblie depuis les années 1990, les Flames ont eu droit au dernier mot le samedi 2 avril lorsqu’ils ont blanchi leurs hôtes 5-0.  C’est une performance qui sera difficile à avaler pour l’ancien capitaine Mark Messier, qui a soulevé la Coupe Stanley à cinq reprises dans ce véritable lieu de mémoire.  Il n’y a aucun doute que les partisans des Oilers sont fiers de leur passé, mais suite à cette défaite amère, ils ont hâte de montrer cet automne de quoi ils sont capables dans le sanctuaire du hockey : la Place Rogers.

Le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) a décidé de transférer l’école Sans-Frontières de Lloydminster au Conseil scolaire Centre-Nord le 2 juillet prochain. Lors de la rencontre organisée en novembre dernier, le CEF avait évoqué des problèmes financiers liés à la contribution moindre de l’Alberta pour chacun de ‘‘ses’’ élèves (par rapport à la Saskatchewan). Or plus de trois quarts des enfants de cette école viennent de l’Alberta...

« C’était un choix très difficile. On a réfléchi longtemps, on a regardé toutes les alternatives… La pire de toutes, c’était de fermer l’école aux élèves de l’Alberta », raconte André Denis, président du Conseil scolaire fransaskois (CSF, la table des élus). Ce choix, c’est le transfert de la gestion de l’école Sans-Frontières de Lloydminster au Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN), décidé vendredi 27 mars. Techniquement, l’école fermera le 2 juillet – pendant les vacances donc – et rouvrira dans la foulée, probablement dès le lendemain.

Une des raisons de ce transfert : un manque d’argent au Conseil des écoles fransaskoises (CEF, l’entité administrative). Sur les 46 élèves que compte l’école francophone, 34 viennent de l’Alberta ; or la province n’offre que 13 000 $ annuels par élève, contre 21 000 $ en Saskatchewan.

En baisse : la probabilité qu’il y ait une école à Lloydminster l’année prochaine

Aux premiers échos de la possible fermeture de l’école Sans-Frontières à Lloydminster (ville à cheval sur l’Alberta et la Saskatchewan), je me suis dit qu’il devait s’agir d’un levier pour le Conseil scolaire fransaskois (CSF) afin d’obtenir l’argent qu’il estimait lui être dû auprès de l’Alberta. Il y a un peu de ça, du fait que même auprès de leurs électeurs lors de la réunion du 26 novembre, le directeur par intérim Donald Michaud (qui je le rappelle est également directeur de la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta) n’a pas hésité à affirmer aux parents que l’Alberta leur « volait leurs ressources » (étant donné que le gouvernement albertain ne subventionne pas la totalité des services offerts à l’école Sans-Frontières). Heureusement, les parents, en êtres humains raisonnables, ne se sont pas jetés sur la solution « d’exclure les élèves franco-albertains de l’école », solution qui, je l’ai appris plus tard, avait été proposée par le conseil juridique du CSF.

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