L’élection albertaine du 5 mai dernier a eu un résultat historique : pour la première fois, notre province est administrée par un gouvernement néo-démocrate. Un cabinet de 12 ministres a été nommé le 24 mai. La première ministre Rachel Notley a choisi la députée de Calgary-Buffalo, Kathleen Ganley, pour être notre nouvelle ministre de la Justice.

Avant l’élection, ne disposant que de quatre sièges, le parti néo-démocrate était le quatrième parti à l’Assemblée législative de l’Alberta. En remportant cinquante sièges de plus, il a surpris tous les observateurs de la scène politique puisqu’il a mis fin à 44 ans de règne du Parti conservateur. Notre province est habituée aux dynasties politiques. Après les libéraux, les fermiers, les créditistes puis les conservateurs, les néo-démocrates réussiront-ils à se maintenir au pouvoir pour plusieurs mandats ? Cela dépendra beaucoup de la façon dont ils utiliseront le pouvoir pour gérer les deniers publics.


Au portefeuille de la Justice, Kathleen Ganley profite du « bénéfice de confiance ». Il est en effet difficile d’imaginer qu’elle puisse faire pire qu’une Alison Redford, qui a notamment prétendu que le bilinguisme est un concept fédéral n’entraînant pas d’exigence juridique ou constitutionnelle, ou encore, faire pire qu’un Jonathan Denis qui s’est même permis d’alléguer « There are no specific obligations relating to the use of French in the Courts. »

Aller au haut