Après un an d’arrêt, Accent revient en force avec un site Web revampé et une foule de nouveautés afin de mieux desservir les communautés scolaires offrant des programmes de français langue première, d’immersion française ou de français langue seconde, ainsi que les pourvoyeurs de services.

Le 2 septembre dernier, le commissaire aux langues officielles du Canada, Graham Fraser, a dévoilé à Calgary les résultats d’un sondage pancanadien sur le bilinguisme et la Loi sur les langues officielles. Le coup de sonde montre clairement, et pour la première fois, que la très grande majorité des Canadiens est en faveur du bilinguisme pour l’ensemble du Canada.

Les unilingues anglophones apprennent de moins en moins une deuxième langue. Devant ce constat, dans une édition du prestigieux magazine The Economist, le journaliste Robert Lane Green invite ses lecteurs anglophones à apprendre le français. Selon lui, il s’agit de la deuxième langue globale, ni plus ni moins. Rejoint à Londres, M. Green a précisé sa pensée.

FRANGLOFUN Calgary Stampede 2016-Dignitaires

Un barbecue communautaire a permis à plus d’une centaine de francophones et d’anglophones de se rassembler dans un contexte harmonieux, le samedi 9 juillet dernier. À l’occasion du 60e anniversaire du jumelage entre les villes de Calgary et de Québec, le Bureau de Visibilité de Calgary (BVC) et l’association de Cliff Bungalow-Mission Community, ont collaboré pour l’organisation du repas. Des dignitaires originaires des deux villes ont été invités à présenter des discours et à se joindre aux convives pour une soirée fructueuse.

Être poète signifie pour certains maîtriser une langue et la transmettre à qui veut l’entendre ou la lire. À Edmonton, être poète signifie parfois un peu plus. Du 17 au 24 avril, les rimes et les vers ont résonné dans la capitale provinciale. Depuis dix ans, le festival de la Poésie à Edmonton (Edmonton Poetry Festival) fait découvrir des artistes arborant une grande variété de langues et de talents.IMG 6718 1

La poète officielle d’Edmonton, Pierrette Requier, a exposé cette réalité, le 21 avril dernier, en organisant la cinquième édition de l’événement French Twist, une soirée mettant en valeur le bilinguisme à Edmonton. Le thème : La poésie, c’est l’(é) motion. « Parce que la poésie fait bouger les choses, elle est toujours en mouvement », explique-t-elle.   

« C’est en étant accueilli qu’un poème vit, qu’un poème respire », a philosophé Pierrette Requier, en remerciant le public de sa présence. Ce dernier a d’ailleurs pu profiter non seulement d’une belle brochette de poètes anglophones, francophones et bilingues, mais aussi de musiciens albertains talentueux.

Pour la toute première fois, l’auteur-compositeur-interprète Raphaël Freynet et sa compagne Carolyn Gingrich ont joint leurs talents respectifs pour une performance poétique et sensuelle. Accompagnée à la guitare par son amoureux, Carolyn a récité son tout premier poème écrit en français et une lettre d’amour humoristique parsemée d’anglicismes. « Je te manque », a-t-elle écrit, ou encore : « Je suis tellement ‘’blessée’’ de t’avoir dans ma vie ».

Plus d’une douzaine de poètes d’expression française résident à Edmonton, ce qui représente « un très bon nombre », selon Sylvie Thériault, directrice générale du regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA). Bien que ces poètes ne vivent pas tous de leur art, certains se font une joie de se greffer à des événements d’envergure comme celui du Festival de la Poésie d’Edmonton.

Le colloque annuel du Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) est toujours un rendez-vous exceptionnel pour les chercheurs soucieux de partager leurs réflexions sur la francophonie.

Prenant la parole à l’Université d’Ottawa, les 3, 4 et 5 mars dernier, sous le thème « Le bilinguisme canadien comme projet: l’histoire d’une utopie et de sa réalisation », plus d’une vingtaine d’intellectuels en provenance des principales universités de la francophonie canadienne ont partagé le résultat de leurs recherches. La contribution albertaine a été assumée par la professeure Valérie Lapointe-Gagnon, du campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, qui a traité des débats autour de la notion de bilinguisme à la commission Laurendeau-Dunton (1963-1971) au moment où bien des anglophones se demandaient : « Pourquoi nous forcer à parler français ? »

Drapeaux francos.jpgL’ombudsman d’ICI Radio-Canada, Pierre Tourangeau, soutient que les questions posées lors du débat des chefs en français, diffusé à l’antenne d’ICI Radio-Canada, concernaient l’ensemble des Canadiens. C’est ce qu’il conclut dans un récent rapport publié sur son site Internet. Une réponse qui a suscité de nombreuses réactions déjà au sein de la communauté francophone.

« J'ai trouvé sa réponse arrogante et condescendante. [Pierre Tourangeau] donne l'impression que les francophones hors Québec ne sont qu'une nuisance pour son institution. Ses arguments sont fallacieux et sans fondement. Je n'ai pas apprécié du tout », a indiqué le doctorant en science politique spécialisé en minorités linguistiques à l’Université de Montréal, Martin Normand.

Dans sa révision de la plainte de Line Branchaud, Pierre Tourangeau avoue que la question sur les droits linguistiques des francophones hors Québec n’a pas été abordée durant le débat. Il ajoute toutefois qu’elle n’a pas été soulevée non plus dans les médias en milieu minoritaire durant la campagne électorale.

CgyLe conseiller municipal de Calgary, Brian Pincott, a affirmé sa volonté, lors de son passage à Québec pour le Rendez-vous de la fondation du Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique, du 29 au 31 octobre, de voir sa ville devenir bilingue.

 

« Les écoles d’immersion ont des listes d’attente, ce qui veut dire que même quand les parents ne parlent pas français, ils reconnaissent la valeur d’être bilingue. Je pense que la génération après nous va être bilingue et ça va donner un tremplin à la francophonie », croit le conseiller municipal.

 

Il ajoute que les 90 000 francophones qui habitent à Calgary doivent avoir un meilleur accès à des services dans leur langue. Ces changements doivent se faire au sein de l’administration de la ville, et pas au conseil municipal, d’après Brian Pincott. « C’est bon pour l’image d’un politicien de se lever au conseil pour manifester son soutien aux francophones, mais ça prend plus que ça. Il faut que l’administration de la ville s’asseye avec les organismes francophones », explique celui qui s’implique aussi au sein du Réseau des municipalités francophones de la Fédération canadienne des municipalités (FCM).

 L’organisme Le français pour l’avenir organise la 12e édition du Forum national des jeunes ambassadeurs et elle se déroulera à Moncton, au Nouveau-Brunswick, du 13 au 18 août prochain. La province albertaine sera représentée par quatre ambassadrices. Rencontre avec la nouvelle génération de francophones bilingues d’Alberta.   

Chacun a son histoire personnelle concernant son lien avec le francais, et c’est ce qui a amené quatre élèves, Sonia Duchesne, Megan Hopkins, Kimberly Papp et Skylar Van Der Kooi, à représenter la province durant le forum. Pour certaines, le francais a commencé dès leur plus jeune âge. Pour Sonia Duchesne, c’est tout simplement sa langue maternelle : « Tu ne peux pas le parler n’importe où, n’importe quand, mais j’ai grandi dans une communauté francophone, même étant en minorité ». Pour d’autres, c’est le passage par l’école d’immersion française. Ce fut le cas pour Kimberly Papp, 17 ans. Elle explique : « Ce sont mes parents qui, depuis l’âge de 13 ans, m’ont mise dans un programme d’immersion. »

En baisse : la probabilité qu’il y ait une école à Lloydminster l’année prochaine

Aux premiers échos de la possible fermeture de l’école Sans-Frontières à Lloydminster (ville à cheval sur l’Alberta et la Saskatchewan), je me suis dit qu’il devait s’agir d’un levier pour le Conseil scolaire fransaskois (CSF) afin d’obtenir l’argent qu’il estimait lui être dû auprès de l’Alberta. Il y a un peu de ça, du fait que même auprès de leurs électeurs lors de la réunion du 26 novembre, le directeur par intérim Donald Michaud (qui je le rappelle est également directeur de la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta) n’a pas hésité à affirmer aux parents que l’Alberta leur « volait leurs ressources » (étant donné que le gouvernement albertain ne subventionne pas la totalité des services offerts à l’école Sans-Frontières). Heureusement, les parents, en êtres humains raisonnables, ne se sont pas jetés sur la solution « d’exclure les élèves franco-albertains de l’école », solution qui, je l’ai appris plus tard, avait été proposée par le conseil juridique du CSF.

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