« … à titre d’avocats devant les tribunaux… vous devez, de temps en temps,  faire des arguments impopulaires. Cette situation arrive, bien sûr, dans le domaine du droit pénal. Cependant, elle arrive aussi dans d’autres contextes, y compris en matière de droits linguistiques. C’est souvent difficile de défendre les droits linguistiques dans les juridictions où la majorité de la population ne voit pas leur valeur. Le courage des juristes dans ce contexte peut faire une grande différence car, afin d’effectuer le changement des attitudes sociales, il faut du dévouement. »

C’est le commentaire émis vendredi 12 juin dernier, à Calgary, par l’honorable Constance Hunt, après avoir partagé avec les participants au banquet du 25e anniversaire de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA) son témoignage personnel sur l’art d’être juge.

Celle qui a été membre des Cours d’appel de l’Alberta, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, a captivé son auditoire en rappelant d’abord quelques faits de sa vie avant qu’elle soit élevée à la magistrature. Puis, elle a parlé du premier cas qu’elle a entendu en tant que juge d’appel, Vriend c. Alberta, pour conclure avec un aperçu de ce qu’elle a appris de ce dossier qui a marqué une étape importante au Canada dans l’interdiction, en matière d’emploi, de discrimination pour orientation sexuelle.

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