Depuis le début de l’année, les marchés financiers sont extrêmement volatiles. En particulier, le prix de l’or et des autres métaux précieux a explosé, dépassant les 1500 $ l’once dans le cas de l’or à la fin avril. Plusieurs associent ce mouvement à l’incertitude économique, d’autres à l’inflation imminente aux États-Unis. Peu importe la vision que l’on a de la chose, ce qui est certain c’est que cette situation remet en question le rôle que joue la monnaie dans notre société actuelle.

Pour être qualifié de « monnaie », un outil doit comporter trois caractéristiques principales : 1) Être accepté comme moyen de paiement, 2) Refléter la valeur relative des biens et 3) Conserver son pouvoir d’achat d’une année à l’autre.

 

Je lis présentement un livre de Brigitte Alepin. Ce livre, intitulé La crise fiscale qui vient (VLB éditeur) nous met en garde face à l’insolvabilité attendue des différents gouvernements occidentaux. Comme je le mentionnais dans ma dernière chronique, les dépenses gouvernementales semblent devenir problématique, en particulier le Régime de Pension du Canada. Mme Alepin voit plutôt le problème du côté des revenus; et la mondialisation comme une cause importante du problème.

Pour que la mondialisation économique soit possible, deux éléments sont essentiels. D’abord, la mobilité des biens et services entre les différentes économies. De nos jours, rien n’est plus évident, avec nos voitures américaines et japonaises, nos télévisions coréennes, nos vêtements chinois et nos oranges chiliennes.

Budget

À peine les analystes terminaient leur critique du dernier budget du gouvernement conservateur que les trois partis confirmaient qu’ils n’appuieraient pas ce budget; ce qui a mené au déclenchement d’une nouvelle campagne électorale. Toutefois, le budget présenté le 22 mars dernier sera vraisemblablement le fer de lance de leur programme. J’ai donc décidé de vous présenter ici mes propres conclusions face à ce budget.

La plupart des commentaires qui sont ressortis à la suite de ce budget nous amènent plus ou moins au même point : un budget impossible à adopter par l’opposition, un budget rempli de mini-mesures mais sans changement global, un budget contraire aux besoins des Canadiens, etc. Mais que pouvons-nous en conclure exactement?

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