C’est la rentrée ! Et l’UniThéâtre présente sa toute nouvelle programmation pour l’année 2017-2018. Le directeur artistique, Brian Dooley, est enthousiaste et fier de faire découvrir au public des pièces aussi singulières qu’hétéroclites. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le mélange des genres saura toucher le spectateur. Un voyage artistique et initiatique à découvrir !

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LE FRANCO: Combien de pièces allez-vous présenter cette année?

Brian Dooley :  Cette année, nous allons présenter 4 pièces. Cela inclut aussi notre projet communautaire, intitulé Les neiges de Michel Garneau. On a décidé de faire quelque chose d’un peu différent. D’habitude le projet communautaire se déroule vers la fin du printemps au mois de juin, mais cette année j’ai décidé de présenter la pièce au mois de décembre pour célébrer la saison hivernale et Noël avec un sujet comme celui des neiges. Je trouvais que c’était très approprié.

LF: Ces 4 pièces ont-elles un thème différent?

BD: Oui, toutes les pièces sont singulières. S’il y a un fil rouge, ce serait plutôt un fil de voyagement, côté métaphorique, même physique, spirituel et émotionnel. Mais en général, c’est un mince fil qui connecte les pièces thématiquement. Ce n’est pas voulu de ma part de choisir des pièces avec un thème en particulier. Je cherche des pièces qui vont engager notre public, des pièces que je trouve excitantes ou émouvantes. Dans ce cas-là, ce sont les choix que j’ai faits cette année.  

Fichier 000LF: Parlez-nous de la première pièce.

BD: On va commencer la saison le 18 octobre avec Bibish de Kinshasa, une adaptation du roman de Marie-Louise Bibish Mumbu « Samantha à Kinshasa » adapté pour la scène par Philippe Ducros, qui est également le metteur en scène. C’est une pièce qu’on accueille de Productions Hôtel-Motel à Montréal au sujet d’une femme congolaise qui vient d’arriver tout récemment dans cette ville. Le protagoniste, joué par Gisèle Kayembe, nous guide à travers les rues de Kinshasa, et au cours de la soirée, le metteur en scène entame des discussions avec l’auteur Marie-Louise sur des questions sociales, politiques et personnelles. Cette pièce a un côté documentaire en même temps qu’un côté conventionnel.Elle sera présentée sous forme de formule cabaret avec des tables et on servira des boissons, ainsi que des plats congolais qui seront préparés sur scène. On est très très contents !

LF: La deuxième pièce sera-t-elle différente de la première ?

BD: La deuxième pièce va être notre production communautaire, Les neiges de Michel Garneau qui, évidemment, comme le titre le dit, célèbre les neiges et l’hiver, tout ce qui entoure la neige en particulier au Québec. Il y a un côté nostalgique, un côté enfantin, un côté… whimsical comme on dit en anglais.

LF: C’est-à-dire?

BD: Ludique ! Et puis, c’est poétique en même temps. Garneau est un grand, grand poète québécois. Moi j’ai vu la pièce quand elle a été présentée à l’école nationale, au moment où elle a été conçue par les étudiants finissants de 1979. Je l’ai vue quand j’étais étudiant. Et puis ça m’est toujours resté dans l’esprit. Je voulais depuis longtemps faire une traduction en anglais. Je cherchais un moment pour la présenter en français ici, et puis c’est venu tout d’un coup ! Je me suis dit ‘tiens, ce serait idéal pour un projet communautaire parce qu’il y a une certaine souplesse’. On peut avoir 12 personnes, on peut le faire avec 14, même avec 8 si on est obligés. Je cherchais quelque chose où l’on pourrait célébrer Noël, et en même temps le côté familial !

LF : Qu’en est-il du style de la troisième pièce ?

BD: La troisième pièce s’intitule Tempus Extraordinarius. Ce sont les clowns Tubby et Nottubby qui ont présenté le Destin tragi-comique de Tubby et Nottubby, il y a de ça 2-3 ans ici. On les avait invités en accueil et puis cette fois ils ont écrit une autre création qu’ils ont travaillée à Paris. C’est l’histoire de deux clowns qui pose un regard sur notre époque à la fois complexe, chaotique, et qui s’interroge sur la manière de réussir à naviguer en eaux troubles avec un gros sens de l’humour et évidemment une perspective de clown. C’est tout nouveau comme pièce ! Même moi, je ne l’ai pas encore vue. C’est un risque, je crois, qui devrait bien marcher parce que j’ai confiance dans les créateurs de la pièce.

 

 

 

LF: Avec autant de diversité et de créativité, qu’avez-vous concocté pour le dernier spectacle de l’année?

BD: La dernière pièce de la saison est En mémoire de moi. Ce sera la troisième fois qu’on présente une coproduction avec Northern Light Theatre un théâtre anglophone ici. On a engagé l’auteure Cat Walsh pour écrire une nouvelle pièce voilà deux ans. En anglais la pièce s’intitule Do This In Memory of Me. La pièce est traduite par Manon Beaudoin de Québec. Et puis, comme on avait fait les deux fois précédentes, on joue un soir en français, un soir en anglais, en alternance. On présente la pièce à nos deux publics. C’est une pièce comique, voire absurde. Elle relate, en 1963, l’histoire d’une jeune fille qui veut être serviteuse, qui veut servir à la messe. Mais à cette époque, cela leur est interdit. Elle demande alors à Dieu de l’aider, qui lui envoie quelqu’un qui n’est pas tout à fait efficace dans ses efforts. C’est un saint, martyr du 8e siècle, qui interviendra entre Dieu et elle. C’est assez intéressant et amusant.

LF : C’est assez féministe et progressiste comme point de vue. En principe, la religion embrasse tous les êtres humains et n’est pas supposée faire de distinction de genre.  

BD: Exactement. Il y a certainement un côté féministe. Quand elle nous avait présenté l’idée, j’ai dit 'wow' ! Mais parce que je la connais, parce que je connais son sens de l’humour, on se disait ‘ouais… ça va être intéressant ça’ ! C’est Trevor Schmidt qui va signer la mise en scène et moi je vais jouer dedans avec Steve Jodoin et Nicole Saint-Martin.banniere Franco

 

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