L’équipe de Francopreneurs est en ce moment à pied d’oeuvre, afin d’offrir des services ailleurs en province. Le programme veut aller à la rencontre d’individus, et de jeunes entreprises qui ont un besoin d’appui concret pour leur permettre de se développer.

 

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 Le Franco : Pouvez-vous nous parler du concept de Francopreneurs ?

Joris Desmares-Decaux : Francopreneurs est un incubateur-accélérateur sur un programme PanWest canadien. Ces différents incubateurs-accélérateurs sont situés à Edmonton et à Winnipeg, au Manitoba. Nous voulons mettre l’entreprenariat à la disposition des francophones et francophiles de l’Ouest canadien afin qu’ils l’utilisent pour y faire du développement communautaire, culturel, social et éducationnel.

 

LF : Qu’est-ce qu’un incubateur-accélérateur ?

JDD : Ce sont des espaces comme celui d’Edmonton où les gens peuvent travailler, avoir accès à des services légers : café, accès à la cuisine, imprimante wifi, etc., en plus des conseils qu’on leur apporte au quotidien pour développer leurs affaires.

 

LF : Existe t-il d’autres endroits en Alberta où l’on peut trouver les services de Francopreneurs ?

JDD : Francopreneurs a aussi une plateforme virtuelle, c’est-à-dire du soutien en ligne destiné aux entrepreneurs qui sont à l’extérieur de ces grands centres urbains, notamment en région. C’est là le problème, car de nombreux entrepreneurs francophones n’ont pas accès à des services de qualité en français comme par exemple à Fort McMurray, Banff ou Canmore. On essaye donc de corriger tout ça en ligne, avec du soutien à domicile s’ils le souhaitent.

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LF : Quand on parle d’incubateur, on pense à un espace physique. Qu’en est-il d’un accélérateur? Quels sont les services offerts ?

JDD : Les gens qui arrivent ici ont une idée. Notre rôle consiste à les aider à structurer leurs idées pour diminuer le risque au fur et à mesure de leur avancée entrepreneuriale. Un accélérateur offre un support en profondeur avec des produits et services tels des rencontres, du mentorat, et de la formation.

On offre également des ateliers, dont un pas plus tard que samedi dernier (le 24 juin) pour les nouveaux arrivants, à savoir comment structurer leurs idées.

 

LF : Allez-vous donner d’autres formations ?

JDD : Dès septembre, on donnera des ateliers sur des thèmes beaucoup plus précis. C’est encore à définir, mais nous cherchons à cibler des besoins précis pour les gens d’affaires. On vise aussi tout ce qui est organisme à but non lucratif.

 

LF : Quelles sont les personnes que vous aimeriez prochainement atteindre ?

JDD : Les artistes sont aussi des entrepreneurs. Pour éviter qu’ils aient plusieurs emplois et qu’ils réussissent à vivre de leur art, nous pouvons leur offrir des conseils afin de mieux se vendre, mieux structurer leur affaire. On offre également du mentorat permettant à de jeunes entrepreneurs d’être en contact avec des entrepreneurs plus expérimentés. Cibler les jeunes est aussi l’une de nos priorités. Ils ont peur de se lancer en affaires, car ils pensent que cela nécessite d’avoir une formation académique dans ce domaine. Ce qui est complètement faux. À partir du moment où on a une vision, n’importe qui peut se lancer. On souhaite valoriser aussi l’entrepreneuriat féminin

 

LF : Quels sont les besoins de vos clients ?

JDD : C’est assez variable. Ils ont une idée, mais ils ne savent pas comment la démarrer. On les guide pour connaître le besoin de leur clientèle et répondre à ce problème. Par exemple Comment propulser son entreprise une fois que le site internet est mis en place ? J'aimerais ouvrir mon magasin, restaurant, etc. Les questions sont à peu près de cet ordre-là.

 

LF : Comment aidez-vous les entrepreneurs à se propulser justement ?

JDD : On prend des informations, on lui envoie des questions pour vraiment bien connaître la structure de sa vision et on en parle lors d’un rendez-vous. Pour les entrepreneurs qui viennent ici, il y a toujours une différence entre l’idée de départ et la réalité du marché.

 

LF : Avez-vous des services adaptés pour des entrepreneurs qui sont déjà installés ?

JDD : Bien sûr, on fait s’interroger les entrepreneurs sur leur clientèle cible. On parle alors de développement de modèle d’affaires. Si un entrepreneur à Edmonton veut se développer à Calgary, voire même à l’international, quelle est sa clientèle cible ? Quel est le problème de sa clientèle et comment peut-il y répondre ?

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LF : Avez-vous fait une campagne de démarchage auprès des entrepreneurs ?

JDD : En septembre, on envisage d’aller en région avec un incubateur mobile. C’est-à-dire, offrir des services de conseil dans différentes villes.

 

 

LF : Quelles sont les nouveautés ?

JDD : Le site internet est en passe d’être prêt. Les espaces et les bureaux de Francopreneurs peuvent être loués si les entrepreneurs désirent avoir ainsi une adresse physique, disposer d’une salle de rencontre ou de conférence.

 

 

LF : Quelle est la prochaine étape de Francopreneurs ?
JDD :
Les prochaines étapes sont nombreuses, mais souhaitons encourager l’entrepreneuriat. Pour cela, s’inspirer des évènements « start-ups week-end », afin de créer leur entreprise en moins de 54 heures. Ça existe déjà en anglais, mais pas en français dans cette partie du pays.

 

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Définition : Startup Week-end. En 54 heures, découvrir les hauts, les bas, les moments amusants et aussi stressant d’une entreprise en démarrage. Les participants doivent travailler en équipe, utiliser les forces de chaque membres et être créatifs pour convaincre le jury. Lors de l'événement, les équipes rencontrent des mentors, investisseurs, ou bien cofondateurs qui les aident à appuyer leur projet entrepreneurial.

 

 

 

 

 

 

 

 

Où trouver Francopreneurs ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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