La profession de massothérapeute est une deuxième carrière pour Marcel Hamann, qui s’est retiré des Forces canadiennes en 2004. Après s’être engagé en 1979, il sera muté en 1996 : direction l’Alberta ! Ce déménagement marquera un tournant décisif tant dans sa vie personnelle que pour sa carrière professionnelle. M. Hamann décidera de suivre en 1999 son premier cours de massothérapie avec le Metro College, une formation en parallèle de ses fonctions à l’armée. En 2004, c’est le grand saut ! Il quittera pour de bon les Forces canadiennes, afin d’entamer une seconde formation au MH Vicars School à Edmonton. Aujourd’hui, Marcel s’est établi à son compte et possède son propre cabinet. Il partage avec Le Franco les étapes d’un parcours atypique, mais aussi riche en expérience humaine.

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 FR : Pourquoi avez-vous choisi la vocation de massothérapeute ?

MH : quand j’étais dans les forces armées, j’avais quelques amis qui avaient des problèmes de nuque, de dos. Je travaillais donc sans trop savoir ce que je faisais. Puis, quelqu’un m’a dit, tu devrais essayer un cours de massothérapie. Ça a commencé ainsi avec le Metro College qui offrait des cours les soirs et les fins de semaine. J’ai commencé et j’ai adoré ça ! J’aimais ce que j’apprenais, bien que le cours soit en anglais. J’avais des maux de tête à la fin de la journée. Depuis ce moment-là, j’ai su évoluer en suivant des cours, mais aussi grâce à ma pratique professionnelle.

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FR : Comment se sont passés vos débuts ?

MH : j’ai fait comme tout le monde, j’ai commencé par moi-même dans mon bureau et puis ça ne fonctionnait pas. Ça prend une vision et un endroit pour pratiquer sur différents types de personnes, différents cas, différentes blessures. Avec cette clinique où j’ai travaillé durant trois ans, j’ai énormément appris. Comme on dit : « tu apprends, en faisant », et c’est là que tu prends de l’expérience. En 2009, j’ai estimé que j’avais acquis assez d’expérience et j’ai décidé de voler de mes propres ailes non pas ici, mais sur la 109e et 84e avenue. L’endroit n’était pas le plus adapté notamment à cause d’une trop grande circulation. Puis en 2012, j’ai déménagé à la Cité francophone.      

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FR : Quand on exerce ce type de profession, on porte donc un intérêt pour les autres ?

MH : Quand tu travailles en massothérapie, ce n’est pas seulement le bien-être que tu portes aux autres. Le corps humain c’est une très, très belle machine. C’est aussi l’une des raisons qui m’a amené à pratiquer cette profession. Si on peut intervenir auprès du corps en l’aidant, il peut alors s’aider lui-même jusqu’à un certain niveau.

FR : Qu’est-ce qui différencie un bon massothérapeute d’un mauvais ?

MH : Quelqu’un qui n’est pas là juste pour l’argent. Ton horaire de travail va avec ta clientèle, c’est très important d’aimer et travailler avec les gens.

FR : Après avoir passé des années dans les forces canadiennes, s’orienter vers la massothérapie correspondait-il à un besoin de douceur ?

MH : Non, je ne pense pas. Quand j’ai été muté en Alberta, je travaillais plus dans les bureaux. Beaucoup m’ont déjà fait cette remarque, oui c’est tout à fait contraire. Mais quand on est dans les Forces, ça nous donne la chance de changer de métier, de se réinventer !

FR :  Qu’est-ce que tu cherchais à réinventer en choisissant cette voie ?

MH : Faire quelque chose que j’aime faire. La massothérapie, c’est beaucoup plus que travailler sur une personne. Il y a la biologie et la chimie qui vont avec ça, car ton corps c’est une machine. On apprend à voir comment le corps fonctionne, et on réalise que telle et telle chose est vraie. Je vais faire ça encore quelques années, après on verra.

IMG 4390 IMG 4389 FR : Pourquoi avoir choisi le logo d’un saule pleureur ?

MH : Il fallait un nom francophone qui puisse se dire par des anglophones. Saule, l’arbre se prononce aussi comme « soul », l’âme en anglais. C’est un arbre qui prend des racines et pour des anglophones qui prononcent ça, il y a une autre connotation spirituelle.

FR : Quelle est ta clientèle aujourd’hui ?

MH : C’est 50-50. Mais avant de m’établir à la Cité, c’était 75% d’anglophones et 25% de francophones.

FR : Pour quel type de problèmes vient-on généralement vous consulter ?

MH : Ça varie en fonction du travail ou du type de sport pratiqué. Pour certains cela peut être pour des accidents d’auto, d’autres pour de la maintenance comme notamment des problèmes de dos, de cou pour ceux qui travaillent en face d’un ordinateur. Pour les coureurs, ça sera plus le bas du dos et les jambes.

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FR : Qu’est ce que vous voudriez dire aux gens afin d’améliorer leur quotidien ?

MH : Prendre une minute chaque matin pour s’étirer.  C’est important aussi d’être conscient de sa posture au travail et dans la vie de tous les jours.  Bouger c’est essentiel ! Il est important de trouver une activité qui plaise, avoir même un partenaire de sport. Ça aide pour la motivation. La nourriture c’est aussi important. Des fois, il s’agit d’en faire moins, mais d’être plus conscient de ce que l’on fait. Être dans le moment et puis surtout, ne pas attendre trop longtemps quand on s’est fait mal. Car plus on attend, pire ça sera.

FR : As-tu des techniques qui te sont propres ?

MH : J’incorpore différentes techniques durant une séance. Au bout de quelques années, on ne travaille plus pareil, car on apprend les différentes techniques de base. Avec le temps, l’expérience prendra le pas sur la technique pure.

FR : Quels sont les conseils que vous pourriez donner aux nouveaux ou aux nouvelles thérapeutes ?

MH : Je leur dirais d’être présent, d’être dans le moment - d’écouter la personne et ne pas supposer que c’est telle ou telle chose. Mais plutôt d’utiliser les tests que vous avez appris afin de vous assurer de la bonne direction à prendre. Du côté pratique, faire l’achat d’une table électrique, ça sauve du temps et ménage le dos. C’est très important de maintenir pour un massothérapeute sa condition physique et mentale, sinon on ne fait pas long feu. Aimer travailler avec les gens c’est aussi important !

 

Comment se rendre à Saule Massage ?

 8627 Rue Marie-Anne Gaboury, Edmonton, AB T6C 4S8

(780)-439-4040

www.saule-massage.ca

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