Voici mes trois étoiles. 

 

Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mes trois étoiles, qui font référence aux trois joueurs qui ont connu les meilleurs performances à la conclusion d’un match, met en lumière trois actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici! 

 

 

 

1. La jeunesse l’emporte 

 

Le samedi 21 janvier à l’aréna communautaire de la Place Rogers, devant une très belle foule, les Centurions ont vaincu les Anciens pour remporter leur deuxième Coupe Saint-Jean.  C’était la sixième édition de la Classique Héritage. 

 

Les organisateurs ont décidé de maintenir le format de deux matchs que l’on a vu l’an passé.  Les Centurions ont remporté le premier match par la marque de 6 à 4.  Vu qu’ils ont remporté le premier match, les Centurions ont débuté le deuxième avec une avance de 1-0 au pointage. 

 

Au banquet traditionnel, Nathan Kerr (quatre buts et une passe) et Zavier Berti (deux buts) des Centurions ont été sélectionnés par leurs adversaires comme les joueurs de matchs.  Du côté des Anciens, ce sont le capitaine Jean-Daniel Tremblay (un but) et Joël Lefebvre (un but) qui ont été honorés. 

 

Un évènement inoubliable. 

 

2. Un regroupement de grande vedettes communautaires 

 

En plus des parties de hockey, quelques autres évènements ont contribué au grand succès de la Classique Héritage 2017.   

 

Le Festival hivernal de l’Association universitaire de la Faculté Saint-Jean (AUFSJ), tenu le vendredi soir, a vu de nombreuses performances musicales, dont le groupe Post Script, ainsi que de la tourtière, de la poutine et de la tire d’érable sur la neige.   

 

Le nouveau Déjeuner aux crêpes des joueurs, tenu le samedi matin, a dépassé les attentes.  Il faudra donc commander plus de bacon l’an prochain. 

 

En plus d’accueillir les joueurs et leurs familles, le banquet traditionnel a reçu de nombreux invités, dont Randy Boissonnault, qui est le député d’Edmonton-Centre et le Conseiller spécial du premier ministre sur les enjeux liés à la communauté LGBTQ2.  Boissonnault est un ancien du Campus Saint-Jean, autant comme étudiant que comme chargé de cours.  Il a livré un discours envers notre communauté qui était à la fois pertinent et inspirant. 

 

Les organisateurs ont ouvert les portes de la Salle historique du Campus Saint-Jean et ils ont dévoilé les cinq nouvelles pancartes qui racontent l’histoire de chaque édition de la Classique Héritage.  Un beau geste qui ancre l’évènement dans la mémoire collective des Franco-Albertains. 

 

3.  Les Croissants ou « Filles Fackers »  

 

Un aspect de l’histoire du hockey à Saint-Jean qui est curieusement absent de la Classique Héritage ou la Salle historique, ce sont les équipes de femmes. 

 

Bien que les femmes ont toujours été accueillis au sein des équipes de Centurions (ils ont l’habitude d’inclure une ou plusieurs femmes dans leur alignement), on n’entend pas souvent parler des équipes réservées aux femmes, dont les Frontenacs Filles des années 2000 ou, plus récemment, les Croissants.  J’en ai d’ailleurs pris connaissance cette année en conversant avec Ali Tod, une joueuse des Centurions, au banquet traditionnel. 

 

Comme les Centurions l’ont fait avec les Frontenacs en 2007-2008, les Croissants ont repartit un club de hockey qui s’était essoufflé au fil des ans.   Même si l’équipe s’est reformé en septembre 2014, le club officiel a été officialisé en janvier 2016 par Emily Croy et Kate Danilova. 

 

Les Croissants participent dans la ligue des femmes de l’Université de l’Alberta.  Comme les Centurions, il y a deux équipes, ou l’une est compétitive et l’autre est récréative.  La majorité des joueuses sur l’équipe compétitive ont joué au hockey toute leurs vies.  Elle sont tellement fortes qu’elle ont mérité la première place au classement lors des deux dernières années. 

 

« Un des arbitres nous a dit qu’on devrait joindre la ligue des hommes », raconte Emily Croy, la Présidente du club. 

 

Croy souligne également la philosophie inclusive de l’équipe.  Les Croissants veulent d’offrir à toutes les étudiantes de Saint-Jean la chance de jouer au hockey et de créer un espace pour s’amuser en français.  Même si la majorité des joueuses sont originaires de l’Alberta, plusieurs arrivent de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan.  N’oublions pas les deux joueuses de la France ainsi que celle de l’Espagne. 

 

Dans le cadre des prochaines Classiques Héritages de Saint-Jean, j’espère que nous pourrons reconnaitre l’importante contribution des femmes dans la riche histoire de hockey à Saint-Jean. 

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