IMG 3630Des francophones venus de l’Est pour s’installer dans l’Ouest, il y en a plus qu’on se l’imagine ! Originaires de Lamèque au Nouveau-Brunswick, Mario Haché et sa femme Isabelle se sont établis en Alberta avec leurs trois enfants. Si ça fait environ 16 ans que l’aventure de l’Ouest canadien a débuté, c’est vraiment cette année que le projet Dixie Lee a commencé. Depuis février 2016, le couple s’est porté acquéreur d’une franchise. Le restaurant, situé à Bonnie Doon, est niché juste à l’entrée du quartier francophone. En plus d’offrir des plats classiques, Mario se met un point d’honneur à créer toute une gamme de produits faits maison.  Quand nourriture, culture et créativité s'entremêlent, c’est la touche francophone que Mario et Isabelle offrent à leur clientèle !

 

 

Le Franco : L’aventure Dixie Lee, comment a-t-elle commencé ?

Mario : Ça a commencé à un souper de homard, on était en train de manger à l’Église Saint-Joachim. Des gens ont ouvert un Dixie Lee à Nisku, c’est comme ça que l’intérêt est arrivé. Isabelle était aussi intéressée, c’est un projet commun. C’est ainsi que nous nous nous sommes lancés là-dedans.

Isabelle : La graine a été semée en mai 2015.  Il y a eu des démarches à entreprendre. Au début, on envisageait monter le projet à Sherwood Park. On a rencontré quelques difficultés là-bas, puis très vite on nous a présenté le projet ici. En plus, il y a beaucoup de francophones qui connaissent la franchise de Dixie Lee dans l’Est du Canada. C’était donc un endroit idéal pour commencer la franchise.  

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Le Franco : pourquoi vouliez-vous devenir entrepreneur ?

Isabelle : Ce n’était pas moi, c’était l’idée de Mario.

Mario : J’aime tout le temps changer, j’aime les défis et travailler dans différents domaines. Auparavant, j’ai souvent changé d’emploi. J’ai été boucher et j’ai été propriétaire d'une  boucherie. J’ai été ambulancier, forgeron, soudeur, et aussi mécanicien industriel. J’ai conduit des camions de transport. J’ai changé souvent, et puis là c’était vraiment nouveau. J’ai voulu essayer.

Isabelle : Depuis que je le connais, Mario a toujours eu des idées. Par exemple, il a voulu monter une entreprise de remorquage, ou bien encore acheter un terrain de camping. Au début, je disais tout le temps non et puis avec Dixie Lee, j'ai dit cette idée a du potentiel.

Le Franco : en étant situé dans le quartier francophone, ressentez-vous faire partie d’une communauté ?

Mario : Oh oui ! Je suis même surpris de voir le paquet de francophones qui viennent. Je savais que c’était francophone, mais avant qu’on ouvre le restaurant, je n’en étais pas certain. Mais c’est vraiment francophone !

Le Franco : Dixie Lee, c’est un concept à part entière. Quelle est la particularité de votre produit et qu’est-ce qui pourrait donner l’envie aux gens de venir manger chez vous ?

Mario : On fait nous-mêmes nos panures. Tout est fait maison au fur et à mesure que nous passons commande. Le poisson vient du Nouveau-Brunswick, la qualité est là. Les coques viennent de la Nouvelle-Écosse. Le fromage vient de Cheese Factory fait deux fois par semaine à côté. On a gardé la même sauce et puis les mêmes bases pour faire la poutine, mais on a les nôtres aussi. Le poisson et le poulet sont aussi vraiment très bons. On fait notre propre sauce maison, la sauce spaghetti. Tout est fait à la main. La viande hachée sur la pizza, c’est de la vraie viande. Certains vendent des boules de céréales avec un peu de viande, mais nous c’est vraiment authentique.

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Le Franco : Quel type de nourriture recherchent les gens chez Dixie Lee ?

Isabelle : On appelle ça en anglais du « comfort food ».  

Samuel (15 ans, fils aîné d’Isabelle et de Mario) : Il y a beaucoup de Québécois qui viennent ici parce que le fromage est vraiment différent. Ailleurs, c’est de la mozzarella, mais ici c’est du fromage à poutine.

Mario : Les gens viennent pour la qualité du produit et les coques frites. C’est un produit qu’ils ne voient pas ailleurs.  

Le Franco : Samuel, tu as déjà travaillé ici, vois-tu beaucoup de jeunes ton âge venir à Dixie Lee?

Samuel : Il y a beaucoup de gens qui viennent du Campus Saint-Jean, mais il y a pas mal de personnes différentes. Travailler ici, c’était un premier vrai job pour moi. J’ai aimé ça, j’ai beaucoup appris, par exemple, comment utiliser la friteuse ou comment faire les préparations.

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Le Franco : Y a-t-il une clientèle que vous aimeriez rejoindre ?

Isabelle : Beaucoup de gens connaissaient avant le restaurant Cheese Factory. Ils ont su que ça avait fermé, et ils ne se sont pas rendus compte qu’il y avait autre chose qui l’avait remplacé : le magasin Cheese Factory. Des personnes que je connais avaient l’habitude de venir dans le coin seulement pour ça. J’aimerais bien rejoindre ces personnes et leur dire que quelque chose d’autre a pris la relève depuis, et que nous sommes aussi ici. Nous faisons un produit qui n’est pas identique au restaurant Cheese Factory, mais semblable.

Le Franco : Dans la chaîne Dixie Lee, est-ce que la poutine c’est un peu partout pareil ou bien mettez-vous l’accent sur ce plat en particulier ?

Mario : On a gardé les poutines de base, et on offre aussi un plus grand choix comme l’italienne, la galvaude et celle aux fruits de mer. Nous avons aussi deux sauces différentes et deux sortes de frites.

Isabelle : Le principe de la franchise vient de l’Ontario, puis a été vendu dans les Maritimes. Le propriétaire du Dixie Lee à Nisku a acheté les droits de franchise pour les Prairies. Mais le principe du Dixie Lee, c’est que le restaurant se confonde à l’environnement, au milieu et au quartier. Le principe n’est donc pas rigide comme peuvent l’être d’autres franchises.

Mario : C’est axé sur la communauté. Tu vas au Nouveau Brunswick, tous les Dixie Lee ont un style différent.

Isabelle : Il y a une base commune comme le poulet frit et le poisson. Mais après tous les autres plats ce sont nos choix, comme la pizza poutine. Il n’y a pas d’autres Dixie Lee qui vendent ça.

Mario : ...ou la pizza aux spaghettis, c’est vraiment bon avec une sauce maison.

Isabelle : Mario pense bientôt créer des menus pour faire des poutines personnalisées.

Mario : On essaie aussi d’avoir des activités, comme les chansonniers Steve et Stephane une fois par mois.

Isabelle : On sait et on aime accueillir les gens dans les deux langues. Nous sommes très ouverts. Les gens se sentent à l’aise pour s’exprimer. Une phrase en anglais, une phrase en français, c’est correct. Il y a une bonne énergie, c’est vraiment relaxe.

 

Le plus important pour Mario et Isabelle est de recréer un climat chaleureux et divertissant. Mettre tout le monde à l’aise, rassemblé autour des spécialités faites maison, cela leur rappelle leurs traditions de l’Est. Des traditions qu’ils tiennent à partager à tout prix avec les gens d’ici.  

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Comment se rendre à Dixie Lee ?

8943 - 82 (Whyte) Ave NW

Edmonton

(587) 520-7191

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