Voici mon attaque à cinq.

Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!

 

Erik Karlsson des Sénateurs en duel avec Ryan Spooner des Bruins le jeudi 24 novembre (crédit : Marc DesRosiers / USA Today).

 

1. Relever le défi

 

En dix rencontres (du 28 octobre au 15 novembre), les Sénateurs ont réussi seulement qu’une fois à marquer plus que deux buts dans un match.

 

Du 17 novembre jusqu’au moment que j’écris cette chronique, les Sénateurs devaient affronter les gardiens de buts Pekka Rinne (pourcentage d’arrêts de 93,80 %, moyenne de buts allouées de 1,67), Roberto Luongo (92,55 %, 2,20), Carey Price (94,65 %, 1,66), Tukka Rask (93,80 %, 1,67), Cam Ward (91,82 %, 2,24) et Antti Raanta (93,10 %, 2,20).

 

Méchant défi.

 

Malgré des défaites de 5-1 contre Nashville et 4-1 contre la Floride, les Sénateurs ont vaincu le Canadien 4-3 en temps réglementaire au Centre Bell (les premiers à le faire cette saison), 3-1 contre Boston, 2-1 contre la Caroline et 2 à 0 contre les Rangers.

 

Chapeau au nouvel entraineur-chef Guy Boucher qui a su motiver ses troupes.

 

2. Erik Karlsson joue moins souvent dans la zone offensive

 

En 21 matchs, le capitaine des Sénateurs mène la LNH avec 64 tirs bloqués ainsi que 3,05 tirs bloqués par match.

 

Pour un défenseur connu pour sa production offensive, c’est surprenant.

 

Pourtant, il y a une tendance.  En 82 présences l’an passé, il se classait au 11e rang pour les tirs bloqués avec 175.  L’année d’avant, il était au 125e rang avec seulement 89 (voir le Tableau A).

 

Je remarque surtout que Karlsson gagne la confiance de ses entraineurs dans les situations difficiles.  Les trois dernières saisons, son nombre de départs dans la zone des siens est en croissance directe, même si son temps de glace diminue.

 

Chapeau au jeune suédois pour son leadership.

 

Tableau A : Statistiques défensives d’Erik Karlsson

 

Saison Nombre de matchs Minutes de glace par match Tirs bloqués par match Départs en zone défensive % de départs en zone défensive
2016-2017 21 27,05 3,05 156 27,61 %
2015-2016 82 28,56 2,13 630 26,15 %
2014-2015 82 27,11 1,09 618 25,83 %

 

3. Les « léthargiques » s’amusent

 

Le chroniqueur François Gagnon réfère au trio de Max Pacioretty, Tomas Plekanec et Brendan Gallagher en tant que « les léthargiques » du Canadien.  Samedi soir, contre les Red Wings, ils ont été réunis pour une troisième joute consécutive. 

 

Lors du troisième tiers des deux derniers matchs, ce trio a marqué de gros buts contre leurs adversaires, dont le but gagnant de Pacioretty contre la Caroline et le but égalisateur de Gallagher contre les Red Wings.

 

Gagnon les surnomment ainsi pour souligner leurs grandes sécheresses individuelles sur la fiche de pointage.  Jusqu’à présent, Pacioretty et Gallagher ont chacun cinq filets, tandis que Plekanec n’en a qu’un seul.  Le but de Gallagher fut son premier depuis 16 matchs.

 

Néanmoins, ils sont indispensables sur les unités spéciales.  

 

Pacioretty (392,14 minutes), Plekanec (378,98 minutes) et Gallagher (337,58 minutes) se retrouvent respectivement au premier, deuxième et quatrième rang des attaquants les plus utilisés du Tricolore (en toutes situations de jeu) depuis le début de la saison.

 

4. Des aboiements à Edmonton

 

À partir du 14 mars 2011, l’Arizona a remporté 21 des 25 matchs contre les Oilers.  Leurs défaites ont toutes été subies en prolongation.

 

Quelqu’un peut m’expliquer comment font ces chiens qui aboient pour mériter au moins un point au classement à chaque fois qu’ils rencontrent le Bleu Blanc Orange de Connor McDavid?

 

5. Un premier congédiement

 

Après la défaite de 3-2 subie contre la Caroline, Gérard Gallant des Panthers est devenu le premier entraineur-chef à être congédié cette saison.

 

La saison passée, Gallant était un finaliste pour le trophée Jack Adams qui est remis annuellement à l’entraineur-chef de la LNH qui a le plus contribué aux succès de son équipe.

 

Il a été remercié l’année d’en suite, un peu à l’image de Bob Hartley avec les Flames.

 

Cependant, le club a d’autres chats sauvages à fouetter.

 

Jaromir Jagr n’affiche que trois buts et sept passes en 21 matchs.  L’an passé, il était le meilleur pointeur du club avec 27 buts et 39 mentions d’assistances.

 

Il y a aussi question de blessures.  Jonathan Huberdeau s’est blessé lors du camp d’entrainement et il ne reviendra pas au jeu pour plus semaines.  Nick Bjugstad et Jussi Jokinen sont blessés à leur tours, tandis qu’Alex Petrovic vient de subir une blessure à la cheville.

 

Espérons que le successeur à Gallant connaitra plus de succès que Glen Gulutzan à Calgary.

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