Voici mon attaque à cinq.

Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!

Connor McDavid des Oilers célèbre un but contre le gardien Brian Elliott des Flames le mercredi 12 octobre 2016.  C’était le premier match de la saison régulière dans la nouvelle Place Rogers.

1. L’époque McDavid et Matthews?

Alors que la Ligue nationale de hockey (LNH) débute sa 100e saison, Auston Matthews des Maple Leafs de Toronto et Connor McDavid des Oilers d’Edmonton ont dominé les manchettes avec leurs performances inoubliables.  Matthews a marqué son premier but sur son premier tir dans la LNH, tout comme Mario Lemieux l’a fait en 1984.  Il a aussi inscrit trois autres filets pour devenir la première recrue de l’histoire à marquer autant de buts lors de son premier match.  McDavid a réussi trois points dans chacun des deux premiers matchs de la saison régulière (contre les Flames dans une série de matchs consécutives à Edmonton et à Calgary).  Il est le premier Oiler à réussir un tel exploit depuis Wayne Gretzky en 1987-1988 (sa dernière année à Edmonton).

2. Johnson à la rescousse

Jusqu’à présent, Chad Johnson connait un bien meilleur départ devant la cage des Flames de Calgary que son collègue Brian Elliott.  Johnson a effectué 30 arrêts sur 31 tirs contre les Canucks de Vancouver samedi passé, bien que ces derniers aient remporté la rencontre en tirs de barrage.  Elliot a alloué 10 buts sur les 55 tirs des Oilers lors des deux premières parties de la saison.  En 6,5 minutes d’infériorité numérique, Johnson n’a pas alloué de but, tandis qu’Elliott en a accordé trois dans 14,5 minutes.  Il ne faut pas trop se fier sur ses données pour formuler des conclusions, car l’échantillon est très mince.  Par contre, ce sont des points à surveiller chez le nouveau tandem devant les buts.

3. Un bon départ pour Yakupov, plus ardue pour Hall

Ces deux anciens Oilers ont connu des débuts de saison bien différents avec leurs nouveaux clubs.  Nail Yakupov, échangé aux Blues le 7 octobre dernier, a inscrit un but et une passe dans un gain de 3-2 jeudi passé contre le Wild du Minnesota.  Même s’il n’a connu que 8 minutes et 30 secondes de temps d’utilisation, l’entraineur chef Ken Hitchcock l’a déjà promis du temps précieux sur le jeu de puissance pour augmenter sa production.  Taylor Hall ne s’est pas encore inscrit sur la fiche de pointage avec les Devils du New Jersey.  En deux matchs, il n’a réussi que six tirs.  Avec un temps d’utilisation de 40,27 minutes, il était sur la glace pour un but des siens et trois buts de l’adversaire.

4. Des « vrais » chevaux de travail

Les Canadiens de Montréal ont réussi trois points sur quatre sur la route contre les Sabres de Buffalo et les Sénateurs d’Ottawa.  Dans l’absence de Carey Price, Al Montoya a réalisé 65 arrêts sur 69 tirs pour permettre à son équipe une chance de gagner.  Frais de la Ligue continentale de hockey (KHL), Alexandre Radulov s’est fait valoir pour son intensité et son éthique de travail, méritant une promotion sur le premier trio samedi soir contre Ottawa (et un superbe but en tirs de barrage).  Shea Weber a joué 53,51 minutes époustouflantes à ses deux premières prestations chez le Tricolore, dont 1,26 minutes en infériorité numérique de trois contre cinq et 6,05 minutes à quatre contre cinq.  Il a aussi tenté huit tirs sur le gardien adverse.  Lorsqu’il se trouvait sur la patinoire, son club a réussi quatre buts et n’ont accordé qu’un seul.  Ce n’est pas un mauvais rendement pour les nouvelles acquisitions du directeur général Marc Bergevin.

5. Une erreur par omission

Après avoir reçu, en fin de rencontre, une pénalité de match pour avoir donné une jambette à son adversaire Johan Larsson des Sabres, Andrew Shaw ne sera pas suspendu.  Il aura tout de même à s’entretenir avec Stéphane Quintal, le préfet de la discipline de la LNH, qui lui avait imposé une suspension il y a quelques semaines lors des matchs préparatoires.  Bien que cette décision soit controversée, l’optométriste (et fidèle lecteur de ma chronique) Travis Turgeon se demande « comment ça se fait que RDS ne discute pas ce coup malicieux dans leurs points saillants du match » ?  C’est une excellente question à se poser, Monsieur Turgeon.  Peut-être qu’ils ne l’ont pas vu... Ont-ils besoin d’un examen de la vue ?

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