Voici mon échauffement d’avant-match.
 
La Coupe du monde de hockey 2016 aura lieu du 17 septembre au 1 octobre, tandis que la saison régulière 2016-2017 de la Ligue nationale de hockey (LNH) débutera le mardi 12 octobre.  Votre cher Raisin inaugure cette nouvelle saison de hockey en partageant quelques pensées avant ces premières mises-au-jeu.
 
Taylor Hall endosse le gilet des Devils du New Jersey.
 
Cette semaine, j’aborde la transaction qui a vu l’attaquant Taylor Hall, anciennement des Oilers, au New Jersey en retour du défenseur Adam Larsson. 
 
Un échange qui démontre, selon moi, à quel point la masse salariale peut nuire à la construction d'une dynastie.
 
Pour plusieurs d’entre nous, le nom « Taylor Hall » était synonyme pour la première—ou possiblement la deuxième--reconstruction des Oilers depuis leur dernière présence en séries éliminatoires en 2006.  Il a été le premier choix du repêchage d’entrée de 2010, choisi au dépens de Tyler Séguin.  Il fut réellement la vedette d’affiche avant l’arrivée de Connor McDavid.
 
Lors de ses six saisons à Edmonton, Hall a toujours figuré parmi les trois meilleurs marqueurs de son club.  En fait, il s’est classé au premier rang pour trois de ses quatre dernières saisons.  Même s’il n’a jamais franchi la marque des 30 buts, il en a réussi 27 à deux reprises.  Ce sont des statistiques impressionnantes pour un ailier gauche.
 
En plus de ses comptes personnels, il contribuait beaucoup au succès de l’équipe.  L’an passé, lorsque Hall se retrouvait sur la patinoire (à cinq-contre cinq et par 60 minutes de jeu), les Oilers réussissait 7,48 tirs-pour de plus et ils accordaient 2,36 tirs-contre de moins.
 
Malgré les succès de Hall, le directeur général Peter Chiarelli a le mandat de restructurer l’équipe de sa façon.  Bien que son club était bien outillé à l’attaque, il devait adresser des lacunes à la ligne bleue.
 
Des grosses lacunes.

La saison passée, à forces égales, aucune équipe n’a alloué autant de buts.  Les hommes de l’entraineur chef Todd McLellan en ont accordé 170 en total, soit 2,63 buts par 60 minutes.  Encore à forces égales, ils se classaient au 5e rang pour le plus grand nombre de tirs alloués (1 984 tirs-contre). 
 
Pourtant, Cam Talbot, leur gardien de but partant, affichait des statistiques respectables dans les circonstances : un pourcentage d’arrêts de 91,69 % et une moyenne de buts alloués de 2,45 (dans tous les situations de jeu).
 
Pendant la saison morte, toutes sortes de reportages prévoyaient l’échange d’un jeune attaquant pour améliorer la brigade défensive, particulièrement du côté droit.  Les Edmontoniens s’attendaient à un grand retour.  Le nom de P. K. Subban circulait au délir des amateurs. 
 
En réalité, les discussions pour Subban n’ont pas été sérieuses.  Dans son article du 6 septembre, Elliotte Friedman constatait que Chiarelli n’avait pas intérêt de jumeler son contrat de neuf millions de dollars par an avec le prochain contrat de McDavid.  Les Oilers sont bien au courant que McDavid deviendra le joueur le mieux rémunéré de la LNH dans les deux ou trois prochaines années. 
 
Au lieu de Subban, le précieux numéro quatre fut échangé pour un jeune défenseur suédois moins connu.  Pour bien des gens, Peter Chiareilli venait de payer le cigare à Ray Shero, son homologue des Devils.  Ils ont peut-être raison.
 
Néanmoins, Chiarelli avait accompli son devoir.  Il a acquis le type de joueur qui répond à son besoin.  Âgé de 23 ans, Larsson est un précieux défenseur droitier.  Il est grand, mesurant 191 cm et 93 kg.  Il peut jouer des « grosses » minutes, car l’an passé, il se trouvait au premier rang de l’équipe pour son utilisation à cinq contre cinq (1 434,41 minutes) et au deuxième rang pour toutes les situations de jeu (1 841,92 minutes). 
 
Larsson fut notamment la quatrième sélection du repêchage d’entrée de 2011 (le défenseur le mieux classé de la cuvée) et, comme Hall, il avait un rôle à jouer dans la reconstruction de son club.
 
Du point de vu de la masse salariale, Chiarelli n’a pas payé cher.  En fait, il s’en est très bien sorti.  Le contrat de Larsson vaut 4,167 millions de dollars par an et il lui reste toujours cinq ans.  Contre le contrat de Hall, Chiarelli s’est libéré de trois millions de dollars par an sous la masse salariale pour les cinq prochaines années.  Un trois millions qu’il pourra se servir pour prolonger le contrat de McDavid.
 
En ce moment même, est-ce que Larsson vaut Hall en termes de talent?  Non, pas de toute évidence.  Est-ce que les Oilers se sont améliorés en équipe avec Larsson?  Probablement, oui.
 
Une chose est claire : ce n’est plus l’époque où, en parlant de transactions, une équipe l’emporte clairement sur une autre.  Ce n’est plus l’époque où, comme dans les années 1980, l’on peut témoigner une dynastie avec Gretzky, Messier, Anderson, Kurri et Coffey.  Ce n’est plus l’époque où, en bâtissant une équipe, l’on peut se payer McDavid et Subban.
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