L’économie sociale et solidaire à la conquête des Amériques

C’est au Palais des congrès de Montréal que, du 7 au 9 septembre dernier, se sont réunis plusieurs acteurs clés du développement intelligent et durable des villes. Lors de ce forum mondial de l’économie sociale (GSEF 2016), le Centre de la francophonie des Amériques a pu proposer ses idées novatrices en termes de développement touristique. À la suite de la conférence, les participants ont échangé sur le sujet lors d’un café-citoyen et d’une réception de réseautage.

Le Centre, qui fêtera en octobre ses huit ans, est apparu dans le cadre du 400e de Québec, grâce à la volonté de la belle province à retisser des liens entre les francophones des Amériques. Il œuvre dans maints secteurs dont quatre prioritaires : l’économie, la culture, l’éducation et les communications.

Dans l’économie sociale et solidaire (ESS), M. Denis Desgagné, président et directeur général du Centre, voit les choses différemment. « Ce sont des entreprises qui sont à la communauté, qui répondent à un besoin de la communauté », évoque-t-il. Il souligne d’ailleurs la synergie entre les valeurs de l’ESS et celles de la francophonie - solidarité, coopération, démocratie, etc. En plus, pour faire un parallèle avec les avantages culturels que ça représente, l’économie sociale et solidaire s’avère un outil de développement qui peut devenir très puissant au niveau de la langue et de l’identité, lorsqu’on l’applique dans un contexte minoritaire.

Le tourisme au service de la culture francophone

Le Centre met actuellement en place un réseau des villes francophones et francophiles en Amérique. Il en comprend près de 120 et servira à mettre en place un circuit touristique en français. Les francophones ont souvent été assimilés pour des raisons économiques. Ce projet fera en sorte de retourner la situation en mettant l’économie au service de ces circuits, de ces chemins de francophonie. Cette nouvelle visibilité va rendre à la communauté francophone une dynamique importante et rassembleuse.

Centre-de-la-francophonie-des-Ameriques

D’emblée, les individus de partout dans le monde voulant venir étudier en français vont se tourner vers le Québec, sans même savoir qu’il existe une panoplie de communautés francophones à travers les Amériques. Ces circuits touristiques ont donc ce but de « rendre visible l’invisible » en faisant connaître des régions, des villes, des villages francophones qui sont méconnus de la société actuelle. Par exemple, comme l’a mentionné M. Desgagné, on peut compter 11 millions de locuteurs français aux États-Unis, ce qui dépasse le nombre de francophones au Québec. Il y a toute une histoire derrière leur présence dans cette région et, malheureusement, elle est rarement enseignée dans les écoles. « Mon but en travaillant sur ce projet de tourisme est de faire connaître l’épopée de ce grand patrimoine qui n’est pas visible présentement », ajoute le président du Centre.

Parmi les autres sujets abordés lors du forum qui encourage l’innovation sociale et les espaces de gouvernance participative : l’écologie urbaine. La ville de Vancouver était entre autres présente pour faire le point sur les défis en cours dans ce secteur. Le maire, M. Gregor Robertson, ne manque pas d’ambition et de projets prometteurs pour sa ville. Il promet d’ailleurs à ses concitoyens qu’en 2020, leur ville sera la plus verte du monde.

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