Voici mon attaque à cinq.

Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest. Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!

Dion Phaneuf se tourne vers son coéquipier Erik Karlsson le jeudi 11 février contre l’Avalanche (crédit de photo : Sean Kilpatrick / La Presse canadienne).


1.  Un style risqué et payant

Au moment où je rédige cette chronique, les Sénateurs se classent au sixième rang de la Ligue nationale de hockey pour le nombre de buts marqués (159 buts), le 11e rang pour le nombre de buts marqués par 60 minutes (2,7 buts) et le premier rang pour le nombre de buts en infériorité numérique (10). Par contre, ils occupent le 23e rang pour le nombre de tirs soit 1 620 et le 27e rang en comptabilisant 28 tirs en l’espace de 60 minutes. De plus, ils se retrouvent au dernier rang pour le nombre de buts alloués avec un total de 177, soit une moyenne de 3,1 buts de buts-contre en 60 minutes et une moyenne de 32,5 de tirs-contre en l’espace d’une heure. L’équipe est un peu à l’image du capitaine Erik Karlsson : le défenseur est actuellement à égalité avec Jamie Benn pour le deuxième rang des pointeurs (63 points), mais sur la patinoire il inscrit un taux relativement élevé de 2,85 buts-contre par 60 minutes.

2.  De l'aide à la défense

L’un des points forts du jeune capitaine par rapport à ses compagnons c'est la défense. Sur la ligne bleue, son taux de buts-contre par 60 minutes est bien meilleur que Mark Borowiecki (3,66 buts), Marc Methot (3,58 buts) et Jared Cowen (3,48 buts) par exemple, qui se classent tous parmi les dix pires de cette catégorie dans la LNH (chez les défenseurs qui ont joué plus de 500 minutes cette saison). Même si Patrick Wiercioch affiche un taux plus modeste de 2,47 buts par 60 minutes, il n’a pas la confiance de l’équipe, car il ne joue que 17,56 minutes par match en moyenne et il se fait souvent mettre de côté. Karlsson qui joue 28,78 minutes par match (la deuxième plus grande moyenne de la LNH), a clairement besoin d’aide à la ligne bleue, ce qui explique la transaction de neuf joueurs qui envoient Cowen (et les attaquants Milan Michalek, Colin Greening et Tobias Lindberg) aux Maple Leafs en retour des défenseurs Dion Phaneuf et Cody Donaghey (en plus des attaquants Casey Bailey, Matt Frattin et Ryan Rupert). Phaneuf, qui a connu ses premières saisons avec les Flames, s’est distingué avec deux mentions d’assistance à son premier match dans l’uniforme d’Ottawa, bien que son équipe ait subi un revers de 4-3 jeudi passé contre l’Avalanche.

3.  La fin des rumeurs

Pour revenir sur mon point de la semaine passée, le directeur général Kevin Cheveldayoff des Jets a décidé de retenir les services de son meilleur défenseur. Dustin Byfuglien a donc signé une prolongation de contrat de 38 millions de dollars sur cinq ans, ce qui équivaut à 7,6 millions de dollars par année. « Je n’ai jamais réellement envisagé un déménagement », dit le grand défenseur. « La Coupe Stanley ne se gagne pas le lendemain. C’est un processus et je crois que [les Jets] sont dans un bon état, donc je me tiendrai avec eux ».

4.  L'affaire Wideman en appel

L’Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey (AJLNH) conteste la suspension de 20 matchs imposés sur Dennis
Wideman. Le mercredi 10 février, le défenseur des Flames a rencontré le Commissaire Gary Bettman pour avoir enfreint la règle 40, interdisant aux joueurs de commettre tout acte de violence physique envers les arbitres. Pour le moment, aucune décision n’a été prise par le Commissaire, mais s’il décide que la suspension mérite six matchs ou plus, Wideman pourra faire appel à l’arbitrage. Wideman pourrait être le premier à se servir de cette nouvelle provision de la convention collective. Autrement, le défenseur
va perdre 564 516,13 $ USD de salaire pour ses 20 matchs de suspension. Il sera éligible pour revenir au jeu le 14 mars contre les Blues.

5.  À court d'explications

Contrairement aux Sénateurs, le Canadien demeure toujours une des meilleures formations pour la possession de la rondelle.
Il est troisième dans le circuit Bettman pour le plus grand nombre de tirs-pour (1 783 tirs), quatrième pour le plus grand nombre de tir-pour par 60 minutes (31,5 tirs), septième pour le plus petit nombre de tirs-contre (1 560), sixième pour le plus petit nombre de tirs-contre par 60 minutes (27,6 tirs), troisième pour le plus grand pourcentage Corsi (53,4 %), troisième pour le plus grand pourcentage Fenwick (53,0 %), huitième pour le plus grand nombre de buts-pour, par 60 minutes, dixième pour le plus grand nombre de chances à haute probabilité de marquer-pour par 60 minutes (10,7 chances), huitième pour le plus petit nombre de chances à haute probabilité de marquer contre par 60 minutes (10,7) et 11e pour le plus grand pourcentage de chances de marquer (50,7 %). Malgré ces statistiques impressionnantes, le Tricolore représente la quatrième équipe la plus malchanceuse avec un PDO de 98,8, tandis que la couverture en territoire défensif demeure en dessous de la médiane. Il se classe 20e pour le plus petit nombre de buts contre (151 buts) et au 19e rang pour le plus petit nombre de buts contre par 60 minutes (2,7 buts). Le vrai ennui, c’est que le CHC se trouve au cinquième rang pour le plus grand nombre de revirements (2 909 revirements), ce qui leur coûte très cher pendant les matchs serrés. Même si les gardiens Mike Condon et Ben Scrivens ont connu des performances relativement timides, ce que connaissent les hommes de l’entraineur-chef Michel Therrien
dépasse de loin les données sur les tirs.

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