Voici mon attaque à cinq.

Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!

Connor McDavid contourne le gardien de but Joonas Korpisalo des Blue Jackets le mardi 2 février 2016 (Crédit de photo : Dan Riedlhuber / Postmedia News).

1. Le grand retour de Connor McDavid

Au grand plaisir des amateurs de hockey, le jeune Connor McDavid des Oilers est revenu au jeu mardi passé pour mener son équipe à une victoire de 5-1 contre les Blue Jackets.  En plus de finir le match avec six chances de marquer individuelles (dont cinq étaient de haute probabilité de marquer), le jeune prodige a marqué un but digne des meilleurs moments de l’année dans la Ligue nationale de hockey (LNH) en plus de deux mentions d’assistance.  Le prochain match contre les Sénateurs, il a obtenu deux aides et, même s’il fut blanchi de feuille de pointage contre les Canadiens samedi après-midi, il a obtenu le seul but des siens contre les Islanders dimanche.  Six points en quatre matchs, ou 18 points en 17 matchs, pour le premier choix au repêchage de 2015.

2. Une fin de semaine signée Ben Scrivens

Le gardien de but originaire de Spruce Grove (Alberta), anciennement des Oilers, a réussi ses deux premières victoires avec la sainte-flanelle en n’allouant qu’un seul but par match.  Samedi après-midi, il a repoussé 23 des 24 tirs de son ancienne équipe, dont 12 tirs à basse probabilité de compter, cinq à moyenne probabilité et six à haute probabilité.  Dimanche, il a repoussé 27 des 28 tirs des Hurricanes, dont 22 tirs à basse probabilité, huit à moyenne probabilité et quatre à haute probabilité.  En tirs de barrage, il a arrêté chacun des cinq tireurs de la Caroline, tandis que le gardien de but adverse Cam Ward, originaire de Sherwood Park (Alberta), n’a pu capter le tir de Sven Andrighetto du côté de la mitaine.  « C’est spécial d’avoir un peu de crédit, mais la grosse affaire, c’est d’obtenir les quatre points cette fin de semaine », dit Scrivens après avoir mérité la première étoile du match.  Ce fut la première fois que le Bleu Blanc Rouge réalise deux victoires consécutives depuis le 25 et 27 novembre.  

3. La discipline chez les Flames

L’an passé, les Flames avaient le meilleur différentiel de la LNH avec 2,02 heures de plus de jeu de puissance que d’infériorité numérique.  C’était un élément clé de leur succès.  Après 51 parties jouées, c’est toujours le cas cette saison, car les ils mènent la ligue avec 1,32 heures (11,2 minutes de plus que la prochaine équipe, les Hurricanes).  Par contre, en supériorité numérique, ils sont la pire formation de la ligue pour le nombre de buts-pour (égal avec les Rangers avec 22 buts) et le nombre de buts-pour par 60 minutes de jeu (4,9 buts-pour).  De plus, ils se classent plus ou moins dans le milieu du circuit (entre la 11e et 19e place) pour le plus grand nombre de buts alloués.  Considérant ces défauts avec le jeu de puissance cette saison, est-ce que la discipline sur la glace offre réellement un avantage?

4. Un élément clef?

Dustin Byfuglien est le meilleur pointeur des Jets depuis le 14 janvier.  Même si l’équipe affiche quatre victoires et cinq défaites depuis ce temps, ce gros défenseur a réussi six buts et trois passes en neuf matchs, dont un but et deux passes en jeu de puissance et un but en infériorité numérique (tous au sommet de l’équipe pendant cette période).  Sur la saison, il se classe au quatrième rang des pointeurs de l’équipe avec 15 buts et 17 passes.  Dans l’ensemble de la LNH, il est le deuxième marqueur et le 13e pointeur chez les défenseurs.  Pourtant, il existe des rumeurs que le directeur général Kevin Cheveldayoff l’échangera avant la date limite les transactions (le 29 février).  Le contrat de Byfuglien achève cette saison (il vaut présentement 5,2 millions de dollars), alors que son équipe se retrouve dans un déficit de neuf points pour une place en séries éliminatoires.  Il doit aussi signer de nombreux autres joueurs, dont Andrew Ladd, Mark Scheifele et Jacob Trouba, qui deviendront aussi des agents libres.  Byfuglien pourrait commander un bon retour, mais Cheveldayoff voudra-t-il réellement perdre son meilleur défenseur?

5.  Pour revenir sur l’affaire John Scott

Il y a plusieurs façons de percevoir l’affaire John Scott lors du dernier Match des étoiles a Nashville la semaine passée.  Effectivement, c’était une farce bien orchestrée (et une tradition annuelle) de la part des partisans pour élir un joueur qui n’est pas comme les autres (Scott ne jouait même plus dans la LNH).  Par contre, on peut percevoir cette action comme un message envers les élites qui contrôlent la LNH.  Est-ce un appel des partisans pour du hockey plus robuste, comme dans les annees 1970 et 1980?  Possiblement, mais l’election de Zemgus Girgensons des Sabres l’an passé semble invalider ce point.  Est-ce une façon d’incorporer des facettes plus amusantes et comiques au jeu?  P.K. Subban, qui s’est habillé comme Jaromir Jagr lors de la competition des echappées, semble croire que oui : “Bobby Orr ne célébrait pas parce qu’il était comme ça—il ne sentait pas le besoin.  C’est bien.  Tiger Williams avait l’habitude de descendre la longeure de la glace assis sur son bâton entre les jambes.  Ça ne veut pas dire qu’il est mauvais—ca veut dire qu’il démontrait de l’enthousiasme.  Il n’y a rien de mal là dedans”.  En bout de ligne, je crois que c’était une manière de contester l’autorité des dirigeants sur le sport du hockey et, plus spécifiquement, sur la LNH, qui est la ligue du plus grand calibre.  Il existe d’autres visions sur comment le jeu devrait être joué.  Une chose est certaine : les partisans a Nashville étaient sur le bord d’une émeute lorsqu’ils ont su que Scott ne figurait pas parmi les trois finalistes pour l’étoile du match (la LNH avait choisi Roberto Luongo, Taylor Hall et Johnny Gaudreau).  Lorsque les dirigeants ont realisé que les partisans criaient plus fort pour Scott vers la fin du match que pour leur propres héros de Nashville, ils ont vitement changé leur toune.

Tableau A : les dix équipes avec le meilleur différentiel entre l’avantage numérique et l’infériorité numérique

Position Équipe Supériorité numérique (minutes)

Infériorité numérique

(minutes)

Différence

(minutes)

1 Calgary 269,6 190,4 79,2
2 Caroline 282,1 214,1 68,0
3 Minnesota 253,8 201,5 52,3
4 Buffalo 263,5 219,5 44,0
5 San Jose 274,4 238,1 36,3
6 Montréal 299,0 269,6 29,4
7 Tampa Bay 286,8 260,9 25,9
8 Arizona 328,0 305,0 23,0
9 Pittsburgh 281,8 259,6 19,6
10 Nashville 289,4 269,8 19,6
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