Voici mon attaque à cinq.

Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!

Cette semaine, le hockey, c’est chouette.

1.  Le Grand Duc d’Amérique reste le bec dans l’eau

Après avoir terminé le premier tiers de la saison régulière, le Grand Duc (l’emblème aviaire de l’Alberta) connaît de faux espoirs après de belles promesses.  De sa haute perche, il perçoit les deux formations albertaines, dont les Flames et les Oilers, au fond du classement avec une fiche identique : 18 points sur une possibilité de 48, dont huit victoires, 14 défaites et deux défaites en prolongation.  Dans le Sud de la province, il émettait des hululements puissants pendant les deux premières rondes des séries éliminatoires.  Cet automne, il est sorti de sa cache uniquement pour les matchs de football.

2.  Perdre ses aigrettes

Malgré leurs fiches décevantes, les deux formations albertaines ont échappé de nombreux matchs serrés.  Les retards au pointage font particulièrement mal aux Oilers, car ils ont perdu 13 matchs par une différence d’un ou deux buts, tandis que les Flames accusent six défaites dans de pareilles circonstances.  Les Oilers semblent plus confiant dans une situation de recul que leur voisin du Sud, car selon les statistiques, ils sont à une plume d’atteindre la prochaine branche.

Tableau A : statistiques cette saison en situation de déficit d’un but ou plus.

  Nombre de matchs Minutes sur glace Buts-pour Buts-contre +/- de buts % de tirs sur glace % arrêts sur glace % Corsi-pour PDO Fraction de départs offensifs contre défensifs
Oilers 19 521,8 32 26 6 11,6 88,6 56,1 100,2 55,4
Flames 18 525,1 22 33 -11 8,2 86,6 54,1 94,9 55,8

3.  La chouette lapone impressionnée

L’oiseau officiel du Manitoba peut se promener le bec en l’air.  Le vendredi 27 novembre passé, les Jets ont retrouvé leurs ailes avec un gain de 3-1 contre le Wild.  Bien que Dustin Byfuglien a réussi le but gagnant en plus d’une aide, c’est grâce au nouveau gardien de but Connor Hellebuyck que l’équipe a freiné leur séquence de revers en territoire hostile (six défaites de fil).  Sélectionné en cinquième ronde (130e au total) lors du repêchage de 2012, le gardien a fini la soirée avec 14 arrêts.  « N’importe quel joueur en leur premier match sera stimulé par l’adrénaline, donc je me concentrais », raconte la recrue de 30 ans.  « L’équipe jouait très bien devant moi, c’est tout ce qu’on peut leur demander ».  Ce fut bien évident en première période, car le Wild n’ont dirigé que trois tirs vers son filet.

4.  Le harfang des neiges conscient des lacunes en défensive

Même si l’emblème aviaire du Québec ait construit son nid sur la plus haute branche, il doit mieux la protéger.  Même si le Canadien s’empare du sommet du classement de la LNH, il présente une fiche ordinaire de 28,6 tirs-contre par 60 minutes de jeu (12e rang).  Selon Andrew Berkshire de Sportlogiq, le Tricolore accorde trop de chances de marquer en égalité numérique.  D’après son analyse, le CHC donne à l’adversaire le plus de tentatives de tirs dans le bas de l’enclave (la zone la plus dangereuse) avec un pourcentage de tirs de 12,7 (la moyenne de la LNH est 11,9).  Ceci peut devenir un enjeu réel avec l’absence de Carey Price.  Pour l’instant, le Bleu-Blanc-Rouge se porte encore très bien à l’attaque avec 30,7 tirs-pour par 60 minutes de jeu (4e rang) et un pourcentage de tirs de 51,8 à cinq contre cinq (7e rang).  Cependant, ils ont auront pu bénéficier de la touche de marquer de Brendan Gallagher (doigts cassés) lors des deux dernières rencontres en surtemps contre les Devils.

5.  Un nid pour les prochains six ans

Le mercredi 25 novembre, Marc Bergevin, le directeur général des Canadiens, a signé une prolongation de contrat qui durera jusqu’à la fin de la saison 2021-2022.  Le 2 mai 2012, Bergevin est devenu le 17e directeur général de l’histoire du club en héritant une équipe qui se trouvait au 27e rang du classement pour la transformer en prétendant pour la Coupe Stanley.  « Marc est un excellent directeur général qui a fait ses preuves rapidement et qui possède les qualités de leadership pour mettre en place les effectifs nécessaires à une équipe qui aspire aux plus grands honneurs », a annoncé Geoff Molson, le propriétaire du club.  Sous l’œil vigilant du directeur général, le Tricolore se place au troisième rang de la LNH au chapitre des victoires (142-28-26).

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