Voici mon attaque à cinq.

Chaque semaine, j’offre une perspective sur le hockey pour les francophones de l’Ouest. Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!

Juste pour le fun, les sous-titres réfèrent à des chansons du rappeur Eminem, bien qu’ils soient traduits de l’anglais.

Leon Draisaitl (gauche) et Taylor Hall (droite) mènent l'équipe au chapitre des points.

 1.  Ils agissent comme ils oublièrent Drai

On parle beaucoup de Taylor Hall, qui accuse 24 points en 20 matchs pour se classer quatrième à ce chapitre dans la LNH. Par contre, son coéquipier Leon Draisaitl a réussi sept buts et dix passes en dix matchs seulement pour se tailler la deuxième place sur l’équipe. Effectivement, il existe une belle alchimie entre Hall et Draisaitl sur le deuxième trio. « On se complète très bien », explique Draisaitl en entrevue d’avant-match. « Je sais qu’il est un patineur très rapide. Il aime jouer à pleine vitesse et j’aime distribuer la rondelle. Avec sa vitesse, je me dois de lui envoyer le disque ». Bien que les journaux européens le surnomment le « Gretzky allemand », Draisaitl se compare aussi à Mark Messier, car « l’Orignal » est le dernier des Oilers à réussir 17 points lors de ses dix premiers matchs pendant une saison (sept buts et dix assistes en 1989-90).

2.  Se perdre dans la musique, le moment

Dale Weise a débuté la saison avec huit buts et trois passes en 15 rencontres, ce qui lui a valu le sommet des pointeurs chez le Canadien. Ce « Gretzky néerlandais » n’a pas connu autant de production depuis la grève patronale de 2011-2012, où il a inscrit 48 points en 29 matchs dans la Ligue néerlandaise (d’où vient son surnom). Originaire de Winnipeg, Weise a déjà neuf buts sur la saison, ce qui le place à un but d’atteindre le sommet de sa carrière dans la LNH. « Je ne porte pas trop attention aux statistiques personnelles », dit-il au journaliste Bill Beacon. « Je suis content que notre ligne joue bien et qu’elle contribue de cette manière ». Ses compagnons David Desharnais et Tomáš Fleischmann ont 17 et 15 points sur l’année, respectivement, pour former une troisième unité très dangereuse.

Tableau A : Comparaison des Gretzkys allemands et néerlandais

Nom

Matchs joués

Buts

Aides

Points

Points par 60 minutes

Minutes sur glace par match

% Corsi

PDO

Leon Draisaitl

10

7

10

17

5,59

18,23

61,01

110,14

Dale Weise

22

9

5

14

2,75

13,90

54,06

106,64

3.  Que le vrai Wayne Gretzky se lève, s'il vous plaît

Je me demande ce que le vrai Wayne Gretzky pense des comparaisons de Draisaitl et de Weise à son regard. « La merveille » était le joueur le mieux rémunéré de son époque, touchant 6,54 millions de dollar par année 1995- 1996, tandis que les deux autres Gretzkys valent présentement un million de dollars par année (0,925 et 1,025 respectivement)— une véritable aubaine pour leurs clubs. Considérant que le grand numéro 99 détient 61 records de la LNH et qu’il est le seul à avoir le numéro retiré dans l’ensemble de la ligue, je crois que les ressemblances entre ces joueurs se limitent à leurs cheveux blonds.

4.  Mon nom est le vrai Mathieu Perreault

Mercredi passé, les Jets ont cassé une séquence de six revers dans un gain de 4-1 contre les Canucks. Le nouveau trio de Drew Stafford, Mark Scheifele et Mathieu Perreault a réussi tour à tour à marquer. Perreault est certainement la pierre angulaire de ce trio. Bien que le joueur de centre parait invisible au chapitre des buts (il n’a qu’un seul depuis le début de la saison), il a toutefois livré 13 passes sur la saison pour se situer au troisième rang des pointeurs sur son équipe (derrière Blake Wheeler et Bryan Little) et il mène son équipe dans certaines autres catégories, dont le nombre d’assistes par 60 minutes de jeu (2,28), le pourcentage Corsi (65,04 %), les occasions de marquer par 60 minutes (37,07) et le différentiel des chances-pour de marquer et les chances-contre de marquer (276). Chapeau au petit attaquant originaire de Drummondville, Québec.

5.  Comme des soldats de plomb

Les dirigeants de la LNH aiment tellement le nouveau format de prolongation à trois contre trois que la décision a été prise pour transformer le Match des étoiles du 31 janvier 2016 en véritable tournoi (trois matchs de 20 minutes). Chaque division aura sa propre équipe d’étoiles composée de 11 joueurs, dont six attaquants, trois défenseurs et deux gardiens, et chaque division luttera pour le butin d’un million de dollars. Selon le Commissaire adjoint Bill Daly, « on introduit un nouveau format créatif cette année à Nashville, non seulement pour accroitre la compétition de l’évènement, mais aussi pour souligner et mettre l’emphase sur les habiletés, la vitesse et les performances athlétiques des joueurs ». Mathieu Schneider, Assisant spécial du Directeur exécutif de l’Association de joueurs, a de quoi se réjouir, non seulement pour le nouveau format du Match des étoiles, mais aussi pour la nouvelle semaine de congé pour les joueurs. Le congé de cinq jours sera implenté sur une base d’essai vers la fin de la saison prochaine.

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