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Par solidarité avec la France, et en guise d'hommage aux victimes, à leurs familles et aux français, nous ne parlerons pas de soccer dans ce numéro, mais bien de football ou « foot ». Terme employé pour parler du sport le plus populaire dans "l'Hexagone."

La France endeuillé, joueurs personnellement touchés par la perte de proches et solidarité dans l’Europe du football. La fin du parcours de l’Ottawa Fury FC en LSNA s’accompagne avec la carrière d’un géant du football, le buteur espagnol Raúl González.

ATTENTATS DE PARIS : LE FOOTBALL PRIS POUR CIBLE

C'est à 21h20, heure de Paris, qu'a eu lieu la première des nombreuses explosions terroristes. Cette déflagration, suivit de deux autres à 21h30 et 21h53, se sont situées autour du Stade de France qui accueillait ce soir-là le match de football France-Allemagne (2-0) où 80 000 spectateurs étaient présent. Thierry Braillard, secrétaire d’État aux Sports a affirmé que l’intention des terroristes était de rentrer à l’intérieur de l’enceinte et de faire le maximum de victimes.

Nombreux sont les spectateurs directement ou indirectement touché par la perte d'une personne proche dans ces attentats. Spectateurs, mais aussi joueurs. Parmi eux, l'international français Lassina Diara (30 sélections, joueur de l'Olympique de Marseille), qui jouait dans les rangs français ce soir-là. Dans une lettre publiée sur le profil Facebook du joueur, on apprend la douloureuse disparition de sa cousine lors des attentats. Un autre international français, Antoine Griezmann (23 selections, joueur de l'Atletico Madrid), lui aussi présent sur la pelouse du Stade de France, a eu de meilleurs nouvelles apprenant que sa sœur, présente dans la salle de spectacle du Bataclan au moment d'un autre assaut terroriste, a survécu.

Autre joueurs de football endeuillés par ces attentats, les internationaux du Paris-Saint Germain, Salvatore Sirigu (Italie) et le milieu de terrain Javier Pastore (Argentine). Selon le quotidien sportif français, l’Équipe, les deux membres de l'actuel leader du championnat de France ont tristement perdu deux amis proche, propriétaires du restaurant italien Chez Livio, où des clients tels que Brigitte Bardot, Nicolas Sarkozy ou encore Zatlan Ibrahimovic avaient l’habitude de se rendre.

La solidarité dans le monde du football

Avec le maintien de la rencontre France-Angleterre ce mardi, les supporteurs anglais souhaitent montrer leur soutien aux français en entonnant La Marseillaise avant le coup d'envoi de la rencontre et après God Save The Queen. Un protocole inversé qui, avec l'impressionnante puissance vocale des anglais au sein du mythique stade de Wembley, garantie un grand moment d'émotion.

Ce mouvement de solidarité s'est aussi vu en Série B italienne (seconde division dans la hiérarchie du football en Italie) où l'ensemble des rencontres ont été précédées par l'hymne national français. Moment particulier ce dimanche lorsque le joueur de Brescia, Leonardo Morosoni, a célébré son but contre l’équipe de Trapani en enlaçant puis embrassant un drapeau français.

Cette solidarité s'est notamment poursuivie avec l'Olympique de Marseille, club rival historique du Paris-Saint-Germain. Ses partisans, les Ultras Marseille, ont en effet poussé les barrières du football en brandissant une banderole « Nous sommes Paris » sur l’un des ponts de la ville. Un autre club rival du club de la capitale française, l’AS Saint-Étienne a aussi montré son soutient en s’affichant avec la célèbre image de la Tour Eiffel au cœur du logo «Peace and Love.»

Parmi les autres clubs ayant diffusé des messages d’union notons les prestigieux Real Madrid, FC Barcelone ou encore FC Chelsea. 

LIGUE DE SOCCER NORD-AMÉRICAINE - LSNA (North American Soccer League – NASL)

Ottawa Fury FC

Que cette saison fût belle pour l’équipe d’Ottawa : un titre de champion d’automne et une finale de LSNA. Malheureusement, pas de titre suprême pour le Fury qui s’est incliné ce dimanche 15 contre le New York Cosmos 3-2 au James M. Shuart Stadium d’Hempstead, mettant également fin à leur série de 12 matches sans défaite.

C’est devant plus de 10 000 spectateurs que le champion de l’ouverture du championnat rencontrait celui de la fermeture. Dans une partie n’ayant vu que deux buteurs, ce sont les joueurs du Cosmos qui se sont illustrés les premiers par leur artificier de la soirée, Gastón Cellerino. Le buteur de New York ouvre le score dès la 8e minute de jeu en parvenant à se faufiler dans la défense du Fury. Début canon pour le Cosmos, qui domina légèrement le premier acte du match avec une avance d’un but. La seconde partie du match fût bien plus animée. L’élément marquant arrive à la 68e minute avec l’expulsion du joueur d’Ottawa Mason Trafford. Évoluant à 10 contre 11, les joueurs du Fury trouvent malgré tout le chemin des filets deux minutes après (70e) par l’intermédiaire de leur buteur Tom Heinemann, permettant au club canadien de revenir dans le match. Joie de courte durée puisque Gastón Cellerino redonne avantage aux joueurs du Cosmos à la 72e avant de tripler la mise à la 85e minute de jeu sur une passe de Raùl, s’offrant ainsi un « coup du chapeau.» Refusant d’abdiquer, le Fury, par l’intermédiaire de Tom Heinemann, réduit le score à 3-2 aux derniers instants du match (90e).

Les joueurs du Cosmos remportent ainsi leur second « Soccer Bowl Trophy » en 3 ans. Un trophée qui sera le 22e et dernier pour Raúl González, 38 ans. Le joueur ayant réalisé la majorité de sa carrière au Real Madrid a décidé de « raccrocher les crampons » après 741 matches, 323 buts et 102 sélections avec l’Espagne. Raùl restera malgré tout au Cosmos en tant responsable du centre de formation. Un autre joueur international espagnol du Cosmos, Marcos Senna (28 sélections), a également pris sa retraite après cette victoire à l’âge de 39 ans.

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