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Le Coin du Raisin #41

Voici mon attaque mon à cinq.

Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!
Le casque de P-E Bellemare avec un collant du drapeau Tricolore de la France

1.  Par solidarité

Pierre-Edouard Bellemare, joueur de centre des Flyers, s’est dit bien affecté par les récents actes terroristes dans la capitale française qui ont tué une centaine de personnes.  Originaire de Paris, il s’est dit inquiet pour sa sœur et ses amis.  « La majorité de mes amis à Paris ont signalé sur Facebook qu’ils étaient en sécurité.  Évidemment, ça nous rend plus à l’aise », dit-il.  L’attaquant Antoine Roussel des Stars, originaire de Roubaix, mais dont les parents habitent à Paris, a collé le drapeau français sur son casque et sur son bâton avant son match contre le Wild.  De nombreuses équipes de la LNH ont démontré leur soutien en observant un moment de silence ou en interprétant « La Marseillaise » avec les hymnes nationaux du Canada et des États-Unis.

2.  Plus gros que Price

Même si le Canadien représente la pire formation pour les sorties de zone défensive par dégagement avec 26,9% (une statistique qui semble amère en raison du potentiel pour les revirements et pour la diminution du temps de possession de la rondelle), le journaliste Elliotte Friedman remarque que cette stratégie leur rend très dangereux.  En raison de leur vitesse, les quatre unités de l’entraineur, Michel Therrien, transforment ces dégagements en chances de marquer.  Donc, en l’absence de neuf matchs de Carey Price (et avec Mike Condon devant la cage), les Canadiens sont toujours au sommet du classement de la Ligue nationale de hockey avec huit points sur une possibilité de 10 (avec aucune défaite en temps régulier).  Sur la saison, ils ont une moyenne de 3,6 buts par matchs (1ier rang dans la LNH), 1,9 but alloué (2e), 27,1 % sur l’attaque massive (3e) et 89,7 % d’efficacité en infériorité numérique (2e).  De plus, ils se classent au deuxième rang pour le nombre de minutes de possession du disque en zone adverse.  

3.  Les dépisteurs ont toujours leur place

Samedi dernier, le 14 novembre, j’ai eu l’occasion de demander à Marc Bergevin, le directeur général des Canadiens, à quel point il s’est servi des statistiques fines pour faire l’acquisition de Devante Smith-Pelly, Jeff Petry, Torrey Mitchell et Brian Flynn avant la date limite des transactions.  Sa réponse : « On s’en sert comme outil, mais la décision ultime n’est pas prise sur les statistiques.  Regardez un joueur évoluer sur la patinoire, un joueur qui va sacrifier son corps pour bloquer des lancers, pour aller au filet, ça tu ne vois pas ça sur les statistiques avancées.  Alors c’est une bonne chose à se servir, mais ultimement, ce n’est pas juste de ça qu’on se sert ».

4.  Les statistiques, ce n’est pas comme au baseball

On fait couler l’encre autour du faible nombre de buts marqués dans la LNH.  La ligue décidera-t-elle d’agrandir les filets, de diminuer la taille de l’équipement des gardiens de buts, ou même de déplacer les lignes bleues pour réduire l’aire de la zone centrale?  Chose certaine, les statistiques sont difficilement comparables d’une époque à l’autre, surtout chez les gardiens.  Le journaliste Darren Haynes a remarqué que Patrick Roy se situait au sommet des gardiens en 1987-88 avec un taux d’arrêts de 0,900.  L’an dernier, chez les gardiens qui ont joué plus de 35 matchs, ce chiffre le placerait au 35e rang juste au-dessus de Ben Scrivens (maintenant dans les ligues mineures).

5.  Nurse soigne la défensive

Même s’il n’a joué que neuf matchs avec les Oilers, Darnell Nurse occupe le quatrième rang chez les défenseurs de l’équipe pour la moyenne de temps de glace par match, le quatrième rang pour la moyenne de présence sur la glace par match, le troisième rang pour le nombre de points ainsi que le deuxième rang pour le nombre de mises-en-échec (il a la plus grande moyenne de mises-en-échec par match avec 2,13).  La recrue, qui mesure 1,93 mètres et pèse 93 kilogrammes, va certainement grossir dans les années à venir.  Par contre, il relève des défis de taille grâce à son efficacité et sa robustesse.

Nom Parties
  jouées
Minutes
  sur la glace par match
Présences
  sur la glace par match
Points Mises-en-échec
Justin
  Schultz
9 21m, 4s. 26,0 1 7
Oscar
  Klefbom
17 21m, 29s. 27,1 8 17
Andrej
  Sekera
17 20m, 31s. 26,4 8 7
Darnell
  Nurse
8 19m, 26s. 23,8 4 17
Eric
  Gryba
17 17m, 47s. 22,8 2 34
Brandon
  Davidson
9 16m, 54s. 23,3 2 14
Griffin
  Reinhart
8 16m, 38s. 22,5 0 9
Mark
  Fayne
15 16m, 08s. 23,4 1 15
Andrew
  Ference
5 14m, 47s. 20,8 0 10
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