Voici mon attaque à cinq.

Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!

1.  Le vent froid de l’Ouest canadien

Si, en moyenne par match, le Canadien a compté 3,9 buts-pour et a alloué 1,3 buts-contre lors de leurs premiers 10 matchs de la saison, la donne a changé lors de leurs trois derniers matchs dans l’Ouest canadien.  Vaincus par le score de 5-1 par Vancouver et 4-3 par Edmonton, mais ayant eu le dessus sur Calgary 6-2, le Tricolore a moyenné 3,3 buts-pour et 3,7 buts-contre.  Il faut noter la remontée spectaculaire des Oilers à leurs dépens.  « Après la première période, on a cessé de jouer de notre façon.  Ça résume tout », ajoute le gardien Carey Price, qui n’affiche aucune victoire, mais quatre défaites, en carrière à la Place Rexall.

2.  Calgary montre les dents

Après avoir réussi leur remontée de quatre buts sans réponse contre le CHC, les Oilers ont tenté le coup de nouveau à Calgary, où ils ont effacé un retard de deux buts en troisième tiers.  Les Oilers sont venus proches de forcer une période de surtemps, si ce n’était pour le but gagnant (et chanceux) de Michael Frolik avec 8,7 secondes qui restait en temps réglementaire.  En complétant son tour du chapeau, Frolik a réussi ses trois premiers buts dans l’uniforme des Flames.  Le défenseur T. J. Brodie a joué 25’23” pour afficher un but, une passe et trois tirs bloqués, tandis que Taylor Hall et Leon Draisaitl ont chacun réussi un but et deux passes pour l’équipe hôte.  « Parfois ces batailles – dont la bataille de l’Alberta – ressort le meilleur des gens », a expliqué Bob Hartley, l’entraineur chef des Flames, en après-match.

Tableau A : Statistiques pour la bataille de l’Alberta en saison régulière 2015-2016

Équipe Victoires Buts-pour Tirs-pour Tirs bloqués Chances de marquer Corsi-pour Mises-en-échec Pénalités
Oilers 1 9 51 37 51 111 33 9
Flames 1 7 56 26 43 101 52 10
3.  Les Canucks malchanceux en prolongation

Les Canucks affichent cinq victoires en temps réglementaire, deux défaites en temps réglementaire et quatre défaites en prolongation pour totaliser 14 points au classement.  Leur victoire de 5-1 contre Montréal a cassé une séquence de quatre revers consécutifs à domicile, dont les défaites en surtemps contre les Oilers et contre Détroit.  Pourtant, ils ont suffisamment de points pour partager le sixième rang de la Conférence de l’Ouest et le premier rang de la Division Pacifique avec les Kings. 

4.  L’Inferno maintient sa fiche parfaite

La fin de semaine passée, la formation calgarienne de la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF) a réussi des gains de 7-0 et 4-2 contre les Blades de Boston pour compléter quatre victoires en autant de matchs.  Elana Lovell a mené l’offense contre les Blades avec deux buts et trois passes, tandis que Hayley Wickenheiser a compté ses premiers deux buts de la saison.  Avec huit points au classement, l’Inferno partage le premier rang avec les Canadiennes de Montréal.  Les deux équipes disputeront la première place lors du prochain match le 14 novembre à Calgary.

5.  Mesurer la chance

Dans ma chronique de la semaine passée, j’ai beaucoup parlé de la statistique PDO, sans la définir suffisamment.  Nommé après l’identifiant en ligne de Brian King (un analyste de hockey), le PDO représente la somme du pourcentage d’arrêts et du pourcentage de tirs à forces égales, ce qui sert à déterminer quels équipes ou quels joueurs sont soit 1) chanceux ou malchanceux, 2) sur une séquence de victoires ou de défaites, ou 3) qui sont sur-performants ou sous-performants.  Généralement, les équipes ou les joueurs avec un PDO supérieur à 100 profitent des rondelles qui « roulent de leur bord », si vous me permettez l’expression.  Vu qu’il y a généralement très peu de différence dans les pourcentages de tirs entre les équipes de la LNH, un PDO élevé au cours d’une saison peut faire la différence entre une couple de buts, de victoires ou de défaites.  C’est la raison pour lequel le volume de tirs (Corsi ou Fenwick) est si important lorsqu’on tient compte de telles statistiques.

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