Qui est le vrai coupable ; le sel, le gras ou le sucre?

Les maladies comme le diabète, l’hypertension, le cancer, les troubles du coeur, sans oublier l’obésité font des ravages dans nos vies. Force est de constater que pour la génération actuelle, l’espérance de vie est réduite versus leurs prédécesseurs; la question se pose alors qui est le coupable.

L'état d’urgence est déclaré. Agir est indéniable car il faut rapidement trouver le coupable afin de freiner efficacement cette «dégringolade ». Mais que faire, s’il s’agit d’une combinaison de plusieurs éléments en cause? Pas simple comme problématique…

À qui réellement la faute?

l’industrie alimentaire blâme les chercheurs, en affirmant que la méthodologie choisie pour conduire leurs projets de recherche est douteuse et discrédite les résultats obtenus. Les chercheurs acusent l’industrie alimentaire de manipuler les gouvernements en leurs faveurs, en affirmant qu’ils n’agissent qu’en fonction du profit, tout en considérant le client comme seul responsable de leurs choix, sans pour autant considérer respectivement les impacts des produits offerts sur la santé des individus.

 

En sommes, le principal perdant s’avère être le client non avisé qui en subit les conséquences: physiques, économiques et sociales. Ce reflétant non seulement sur son tour de taille mais affectant aussi et surtout son moral. Malheureusement, complètement découragé, le consommateur lui-même, finira par se convaincre qu’il ne viendra probablement jamais à bout du problème. Il finira par se dire : «mourir de cela ou d’autre chose, à quoi bon! »
Sachez qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Nous connaissons bien le dicton : « il vaut mieux prévenir que guérir », alors qu’à ce jour, ne serait-il pas plus réaliste de dire: « il vaut mieux agir que de laisser mourir nos générations futurs»

Bien comprendre la situation

Il est vrai que de façon générale la vie est un apprentissage constitué principalement d’essais et d’erreurs, encore faut-il en tirer les leçons.
Aussi vrai que l’alimentation est essentielle à la vie, il importe de connaître et d’appliquer les règles et ses grands principes. Pour la majorité d’entre nous, se nourrir est une activité exercée plus de trois fois par jour alors, ne m’hérite-t-elle pas toute notre considération?

Les marchés d’alimentation, les restaurateurs et les gens de l’industrie alimentaire « semblent » bien maîtriser les règles. Avec le «Marketing », l’étude de comportements chez les consommateurs, ils font tout en leur pouvoir pour laisser croire à leur clientèle qu’ils offrent des solutions saines et rapides pour leur faciliter la vie. Ils comprennent bien leurs rôles dans un marché aussi compétitif qu’est celui de l’alimentation. Cependant, la multitude de produits offerts est-t-elle réellement conçue pour nous rendre la vie plus facile et plus simple, en prétextant de nous faciliter le travail en proposant des aliments préparés et des mets prêt-à-manger. Ils ne manquent pas non plus d’indiquer qu’ils ne contiennent pas de gras trans ou faible en sucre, en sel ou en calories.

Réellement, est-il plus important de questionner si les fournisseurs alimentaires sont les principaux acteurs des problèmes de santé de la population, ou encore demandons-nous si nous ne faisons pas fausse route en cherchant des solutions au mauvais endroit?

Développer de bonnes compétences et connaissances alimentaires

Et si la solution était tout simplement une question de compétence et de confiance dans la capacité de cuisiner de bons repas à tous les jours. S’outiller pour mieux distinguer le vrai du faux des nombreuses campagnes de publicité. S’éduquer et mettre en pratique des connaissances culinaires saines et rapides, pour éviter de transférer le pouvoir et votre capital santé entre les «mains » de l’industrie alimentaire ou des restaurateurs. Ou bien du médecin, si le mal est déjà fait et que vous n’avez plus vraiment le choix que de vous y soumettre aveuglément.

Plus l’apprentissage de bien ou mal se nourrir est fait en bas âge, plus vos habitudes sont acquises pour la vie. Sont-elles toutes des choix éclairés qui respectent harmonieusement vos valeurs et vos convictions?

Eh oui, la santé passe aussi par le respect de vos convictions et de la considération que vous avez envers vous-même. Car cela influence directement, consciemment ou inconsciemment, votre façon de vous alimenter. D’ou l’importance d’agir maintenant et d’inculcer de bonnes habitudes de vie, en encourageant le développement des compétences alimentaires et culinaires dans les écoles voir même à la garderie.

Nul doute que toute compétence ou expérience positive acquise en bas âge, nous permet d'avancer dans la vie avec confiance. Mais lorsqu’il s’agit d’une compétence qui assure une meilleure qualité de vie à long terme, il faudrait la considérer sérieusement comme un atout à acquérir. Une compétence qui peut aussi prolonger la vie et faire que les années supplémentaires compte en qualité, plutôt que de se voir compter les années qu’ils nous restent « à subir » avant de mourir

Selon moi, il ne s’agit pas de connaître si c’est : le sel, le sucre ou le gras… les vrais coupables. Je suis plutôt d’avis qu’il faille agir vite et bien avec de la formation. Dans le but de créer des expériences positives, savoureuses et inspirantes car c’est par l’éducation que réside la solution!

Poursuivre la réflexion: Marketing alimentaire : face à la publicité, les enfants sont influençables, mais aussi raisonnables

Bon appétit!

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