Élection albertaine : qui mérite d’être élu le 5 mai 2015 ?

Dans le cadre de la campagne électorale menant à l’élection provinciale du 5 mai prochain, des électeurs francophones et anglophones ont posé aux candidats de leur circonscription des questions d’intérêt pour la francophonie albertaine. Quelques  réponses de candidats sont disponibles au site Internet www.DocumentationCapitale.ca sous le titre Élection albertaine 2015. Si vous avez obtenu des réponses que vous aimeriez voir diffuser par ce site, vous n’avez qu’à me les transmettre.

En cette fin de période électorale, les sondages reflètent un électorat bien divisé sur les programmes des différents partis. Si la tendance se maintient, il est possible que le prochain gouvernement soit minoritaire auquel cas un parti de l’Opposition détiendra la balance du pouvoir. Cette éventualité rend encore plus important l’exercice de communiquer avec des candidats de tous les partis afin de connaître leurs positions sur nos dossiers. Dans plusieurs circonscriptions, des députés pourraient être élus avec une faible marge. Il ne nous reste que quelques jours pour poser des questions aux candidats afin de pouvoir exercer un droit de vote d’une façon éclairée.

Les sujets ne manquent pas. Par exemple, on peut interroger les candidats au sujet des conséquences qu’auraient sur les services essentiels les coupures budgétaires qu’ils envisagent. Quelles sont leurs suggestions pour améliorer les services en éducation, en santé ?


Jusqu’à ce point de la campagne, les chefs des principaux partis, préoccupés à juste raison par la situation économique, n’ont pas indiqué leurs intentions vis-à-vis les préoccupations de la minorité de langue officielle. Leur serait-il au moins possible de s’engager qu’advenant que leur parti soit appelé à former le prochain gouvernement, ils confieraient la fonction de ministre de la Justice à une personne qui croit que la dualité linguistique est un élément fondamental du pays ? Si les citoyens, en vertu de la Constitution, de la législation fédérale et albertaine, ont droit à l’utilisation de l’une et l’autre des deux langues officielles, cela n’entraîne-t-il pas nécessairement des obligations de correction et des responsabilités pour le titulaire du portefeuille de la Justice ?

Il nous faut des élus qui s’engagent notamment à favoriser l’accès à la justice dans les deux langues officielles. En 2015, il est inacceptable d’avoir à quémander le droit d’employer la langue française devant les tribunaux de l’Alberta. Et, à l’instar des autres provinces, il nous faut une politique sur les services en français comme avait promis de le faire le premier ministre Ed Stelmach (il n’avait pas pu mettre en œuvre sa promesse en raison de l’opposition d’un membre de son cabinet, nommément la ministre Alison Redford).

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut